‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris (volume 3)Chapitre 121 sur 176 · CO FA II U · texte numérisé non relu

CO FA II U

1 litre d’eau jusqu’à réduction presque cnlière du liquide se réduisent enune résine sèche et cassante ; lorsque le copahu est mélé d’Iiuile, le résidu est d’autant plus mou et liquide que la quantité d’huile est plus considérable. (Henry.)

2° Par la potasse caustique. — S grammes de copahu pur et 4 grammes de potasse liquide contenant un quart de potasse à l’alcool, mélangés dans une capsule, prennent l’aspect et la consistance du cérat; mais après quelques'heurcs de repos, la séparation des deux liquides s'opère presque entièrement ; le copahu saponifié surnage, et la potasse en excès tombe au fond .

Lorsque le copahu contient un quart, ou seulement un huitième d’huile de ricin, le mélange alcalin ne se sépare pas; il perd peu à peu son opacité, et se convertit en une masse gélatineuse et transparente. (M. Blondeau.)

Avec la soude caustique (lessi \ e des savonniers), résultats analogues: le savon de copahu pur se sépare ; celui qui contient de l’huile de ricin forme un savon homogène, d’autant plus consistant et plus opaque que la portion d’huile est plus considérable. (Henry.)

3° Par l’hydrocarbonate de magnésie. — 4 parties de copahu pur et I partie d’hydrocarbonate pulvérisé, agitées dans une capsule, puis abandonnées à elles-mêmes, forment un mélange qui prend en quelques heures la transparence, l’aspect et la consistance d'une forte dissolution de gomme arabique.

Lorsque le copahu est mélé d’huile de ricin, le mélange reste d’autant plus opaque qu’il y a plus d’huile. (M. Blondeau.)

4° Par l'ammoniaque. — En agitant dans une bouteille bouchée une goutte d’ammoniaque à 22 degrés avec trois gouttes de copahu, ou une partie en poids de la première sur 2,5 du second, le mélange devient en peu d’instants parfaitement transparent lorsque le copahu est pur, et il reste d’autant plus opaque. qu’il contient plus d’huile. (Flanche.) Cette expérience, faite à une température de tO à 15 degrés centigrades, offre des résultats certains, et peut faire découvrir un vingtième ou un trentième d’huile ajouté au copahu; mais à une température de 20 à 25 degrés le copahu qui contient un huitième d’huile redevient presque aussi transparent que le copahu pur, de même qu’à une température de 0 à 5 degrés, le copahu le plus pur reste trouble avec l’ammoniaque; cet essai doit donc être fait à une température de 10 à 15 degrés, et cela est toujours facile.

[5° Par le moyen de l'alcool. M. Flückiger (1) propose le procédé suivant : on mélange 4 parties d’alcool avec 1 partie du baume de copahu, et on élève la température entre 40 et 00° : ou laisse refroidir et on enlève la couche supérieure du mélange. Cette partie contient une trèspetite quantité de résine, de l’huile essentielle, et l’huile de ricin, s’il en existe dans le baume de copahu. En chassant par la distillation l’essence et l’alcool, on met facilement en évidence l’huile de ricin.]

On a aussi proposé l’acide sulfurique pour reconnaître la pureté du baume de copahu, mais ce moyen est moins sûr que ceux dont je viens de parler.

(I) FIü:kiger, loc. cit.

470 DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.

Maintenant qu’il est connu que la térébenthine tle Bordeaux donne au copahu la propriété de se solidifier par la magnésie, on trouve dans le commerce beaucoup de copahu falsifié avec celle térébenthine : on le reconnaît à sa plus grande consistance et à son odeur. Ce dernier caractère devient sensible surtout en laissant évaporer un peu de copahu falsifié sur du papier. 4-

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