TÉRÉBINTHACÉES. — GALLES DE TÉRÉBINTHE
surtout à l’extérieur, qui est strié longitudinalement et doux au toucher. Elle est épaisse de 1 millimètre seulement, et vide en dedans, excepté une petite quantité de dépouilles des pucerons (Aphis pistaciœ, L.) qui ont été cause de son développement. La substance même de la galle est compacte, translucide, mêlée de fib res ligneuses blanches qui vont d’une extrémité à l’autre. Elle
Fig. 709. — Caroub de Judée. Fig. 703. — Caroub de Judée.
. est chargée d’un suc résineux qui exsude par places, à l’extérieur ou à l’intérieur, et elle possède une saveur très-astringente, aci compagnée d’un goût aromatique semblable à celui de la térébenthine de Chio. Enfin, on peut observer que cette galle, étant formée, par la piqûre d’un bourgeon terminal, est toujours simple i et terminée par une pointe unique.
(•aile noire et cornue <lu pistachier. J ’ai attribué cette galle i à un pistachier, parce qu’elle m’a paru être la galle corniculéc, qui, dans les Adversaria de Lobel (p. 412), accompagne la figure
DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.
du Pistacia narbonensis , L., lequel n’est qu’une simple variété du Pistaciaterebinthus. Cependant, comme la galle du térébinlhe, en séjournant longtemps sur l’arbre après la sortie des pucerons, ou en restant sur la terre exposée à l’humidité, peut acquérir les caractères de cette nouvelle galle, je n’oserais dire aujourd’hui que cette galle est certainement produite par un pistachier. Dans tous les cas, elle diffère beaucoup de la première espèce, étant
longue seulement de 4 à 6 centimètres, épaisse de 8 à 15 millimè-
tres, plus ou moins recourbée et terminée par une pointe aiguë
(fi g. 710). Elle est souvent comme toruleuse dans sa longueur; elle est d’un gris noirâtre à la surface, et offre souvent de petites glandes plates et circulaires, d’où exsude une résine jaune. La substance même de la galle est entièrement noire, légère, fragile, épaisse de 1/3 à 1/2 millimètre. La saveur en est mucilagineuse, sans astringence, mais avec un goût aromatique.
Galle de pistachier, de Bon h h ara (fi g. 711). D’après Royle, on importe dans l’Inde, de Boukhara, les fruits du pistachier,
conjointement avec une petite galle, nommée gool-i-pista (fleur de pistache), reconnue pour appartenir à cet arbre, ainsi qu’une résine appelée aluk-columbat. Les plus grosses de ces galles ne dépassent pas le volume d’une petite cerise; elles sont rougeâtres ou brunâtres extérieurement, vides à l’intérieur, quelquefois lobées ou didymes, dJun faible goût de térébenthine de Chio; elles sont mélangées de très-petites larmes rondes
Fig. 711. — Galle de pistachier.
TÉRÉBINTIIACÉES.