LÉGUMINEUSES. — CAROUBIER
l’hiver, et par ses fruits d’un rouge éclatant, qui restent sur l’arbre presque jusqu’au printemps. La culture en a produit un grand nombre de variétés, dont une à feuilles panachées de blanc ou de jaune.
Les feuilles de houx ont été usitées en médecine comme diaphoniques et fébrifuges. M. Deleschamps, pharmacien, en a extrait un principe cristallisé et amer, nommé Ilicine , qui a été proposé comme propre à servir de succédanée à la quinine.
L’écorce de houx contient beaucoup de glu, et c’est elle surtout qui sert à la préparation de cette singulière substance (page 197). Le bois de houx est très-blanc dans les jeunes arbres, très-dur, très-pesant, susceptible d’un beau poli et prenant trèsbien la teinture noire, ce qui le fait servir à contrefaire l’ébène. 11 est très-recherché pour les ouvrages de tour et de marqueterie.
Houx apalacliiiic OU tlié des Apalaches, Ilex VOmitoria, Ait. Arbrisseau des lieux humides et ombragés de la Floride, de la Caroline et de la Yirginie. Les sauvages de ces contrées en emploient les feuilles en manière de thé, et leur attribuent une grande vertu tonique, diaphorétique et diurétique; mais à forte dose elles purgent et excitent le vomissement.
[siaté ou Thé du Paraguay, Ilex paraguariensis, S.-Hil. Les feuilles de cette espèce sont glabres, oblongues, lancéolées, cunéiformes à la base, dentées en scie de distance en distance; torréfiés et pulvérisées, elles sont très-employées en guise de thé dans l’Amérique méridionale, et ont été depuis quelque temps apportées en Europe. L’exportation du Brésil a atteint dans ces dernières années plus de 3 millions de francs et celle du Paraguay plus de 6 millions. Les propriétés stimulantes du maté sont dues probablement à la présence de la théine. Une analyse récente faite par Strauch (1) a donné une proportion de 0,45 pour 100 de ce principe, et 20,88 d’acide caleitannique, sans trace aucune d’huile essentielle.]
Le Cassine gouguba de Martius possède des propriétés à peu près semblables à celles du maté et lui est quelquefois substitué.
(I) Wittstein’s Vier tel j ah ressch rift , XVI, 1 G7 . D'après le Jaresbericht de Viagers und Husemann pour l'année 1 867, page 150.