CRUCIFÈRES. — CRESSON DE FONTAINE
Cresson de fontaine.
Nasturtium officinale, Br., DG. ; Sisymbrium nasturiium, L. (fig. 7 52). Tribu des arabidées ou des pleurorhizées siiiqueuses (O =).
Car. gén. : silique presque cylindrique, raccourcie, un peu recourbée. Sligmate sous-lobé; calice égal par la base, très-ouvert; semences peliles, irrégulièrement bisériées, pourvues d’une
marge. — Car. spéc. : feuilles pinnatisectées ; segments ovés sous-cordés, â surface irrégulièrement ondulée.
Le cresson croît dans les lieux humides, au bord des fontaines, ou môme au fond de leur lit ; on le cultive aussi à Senlis et dans les environs de Rouen, dans les jardins à demi inondés, nommés cressonnières. Il pousse des tiges hautes de G pouces à I pied, rameuses, creuses, vertes ou rougeâtres. Ses feuilles sont ailées avec impaire, et sont composées de folioles obrondes, ovales ou elliptiques, d’un vert foncé, lisses et succulentes; la foliole terminale est plus grande que les autres. Les fleurs sont petites, blanches et disposées en une sorte de corymbe trèscourt. Les siliques sont courtes, horizontales, un peu courbées, à peine aussi longues que le pédoncule.
Cette plante contieni beaucoup d’eau de végétation, est un peu odorante et d’une saveur piquante non désagréable ; elle est excitante, diurétique et antiscorbutique. On la mange en salade.
M. Chatin(l), professeur de botanique à l’École de pharmacie, a fait l’observation que le cresson et toutes les plantes d’eau douce
(I ) Chatin, Le cresson, sa culture et ses applications médicales et alimentaires. Paris, 18G6.
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renfermaient de l’iode, le plus souvent en quantité minime, quelquefois en dose très-apparente. 11 a vu, de plus, que celles de ces plantes qui vivent dans les eaux courantes contiennent plus d’iode que celles placées dans les eaux stagnantes; d’où il suit que le cresson qui croît naturellement dans les eaux de source en contiendrait plus que celui qui est cultivé dans les marais artificiels.
Autres plantes qui portentle nom de cresson :
Cresson sauvage, Nasturtiuw sylvestre, Br., DC. ; Eruca sylvestris, Fuchs., 263. Feuilles pinnatisectées, à segments lancéolés, dentés ou incisés; pétales jaunes plus longs que le calice. Cette plante croît sur le bord des rivières et dans les ruisseaux ; on la substitue quelquefois à la première.
Cresson «les prés, Car domine pratensis, L. ; Cardamine altéra simplici et pleno flore (Clus., II, p. 128, fg. 2, et 120, fg. 1). Car. gén. : siliques linéaires, valves planes s’ouvrant avec élasticité ; semences ovées, non marginées; funicules ténus. — Car. spéc. : feuilles pinnatisectées; segments des feuilles radicales arrondis, ceux de la tige linéaires ou lancéolés, entiers; style très-court, à peine plus mince que la silique ; stigmate en tête. Celte plante croît dans les prés humides de toute l’Europe.
Cresson alénois, cresson des. jardins, nasitort, Lepldium SUti-
vum, L. (Blackwell, Herb., t. XXIII). Tribu des Lépidinées ou des Notorhizées à cloisons très-étroites. Car. gén. : silicule ovée ou sous-cordée, à valves carénées ou plus rarement ventrues, déhiscentes, à loges monospermes ; grappes terminales, fleurs blanches. — Car. spéc. : silicules orbiculaires ailées. Feuilles diversement divisées ou incisées; rameaux non spinescents. Fleurs trèspetites. Plante originaire du Levant, maintenant cultivée dans tous les jardins. Elle est âcre, antiscorbutique et sternutatoire ; onia mange en salade dans sa jeunesse.
Cresson «le Para, Spilanthes oleracea, L. Plante bien différente des précédentes, appartenant à la famille des Synanthérées ( Voy. précédemment, page 60).
Cocliléaria officinal (fig. 733).
llerbeaux cuillers, Cochlearia officinalù, L. Tribu des Alyssinées siliculeuses ou à cloison élargie. Car. gén. : silicule sessile ou courtement stipitée, globuleuse ou oblongue, à valves ventrues; plusieurs semences non marginées; calice ouvert, égal à la base; pétales à onglet très-courts, très-entiers au sommet ; étamines privées de dent. Fleurs blanches. — Car. spéc. : Silicules ovées-globuleuses, moitié plus courtes que le pédicelle.