RUBIACÉES. — ÉCORCE AMÈRE DE MADAGASCAR
rieure à fibres rayonnantes, l’antre extérieure à structure concentrique.
Costus amer de l’Histoire des drogues.
Cette écorce est en morceaux (le différentes longueurs et grosseurs qui ont dû provenir des gros rameaux et des branches de l’arbre. Les plus gros morceaux sont épais de 7 millimètres, légers, recouverts d’une croûte grise, mince, rugueuse, légèrement crevassée. Ils ont une cassure médiocrement fibreuse, jaunâtre, et une surface intérieure d’une apparence fibreuse. Quelquefois ils ont été raclés à l’extérieur et alors leur surface est unie et d’un blanc rosé. Ils sont inodores, et leur saveur amère, plus forte vers la partie interne qu’à l’extérieur, est mélée d’un goût nauséeux fort désagréable.
Les morceaux roulés sont recouverts d’un épiderme gris, moins rugueux, souvent parsemé de taches blanches. La cassure est moins fibreuse que dans les gros morceaux et plutôt grenue; la surface interne est recouverte d’une pellicule unie, comme formée de fibres agglutinées, et d’une couleur plus foncée que l’écorce elle-même, qui est d’un jaune très-pâle à l’intérieur. La saveur est semblable à celle des morceaux précédents.
Écorce amère de Madagascar.
En 1837, une personne qui résidait à l’île Bourbon a envoyé à Paris une écorce très-usitée comme antidyssentérique dans cette île, où elle est apportée de Madagascar. J’ai pensé, d’après cela, que cette écorce pouvait être celle de bélahé ou béla-ayé, qui vient en effet de Madagascar; mais elle présente une bien plus grande ressemblance avec 1 e Costus amer de Y Histoire des drogues, et c’est même cette grande ressemblance, principalement, qui m’a empêché de confondre en un seul article le costus amer et le quinquina azaharito. Cependant l’écorce amère de Madagascar présente aussi quelques caractères particuliers; quoique provenant évidemment de très-gros rameaux, puisqu’elle présente quelquefois plus de 30 centimètres de développement, elle n’a pas 2 millimètres d’épaisseur. Elle est couverte d’un épiderme tantôt gris, un peu rugueux, mais non fendillé; tanlôt presque uni, gris blanchâtre et parsemé de taches blanches; alors l’écorce ressemble tout à fait à celle du costus amer. Cette grande ressemblance se retrouve dans l’essai par les réactifs, ainsi que le montre le tableau suivant.
DICOTYLEDONES CALICIFLORES.
RÉACTIFS