OMBELLIFÈRES. — ANIS
grosseur du fruit de persil entier, ovoïdes-arrondis, un peu terminés en pointe supérieurement et un peu recourbés du côté interne. Ils sont d’une couleur brune avec 5 côtes blanchâtres, entre lesquelles on observe un seul canal oléifère terminé par un renflement vers le milieu du fruit, et ce renflement se trouve ordinairement déprimé par la dessiccation. Le fruit d’amome vulgaire fournit beaucoup d’essence à la distillation ; il présente, lorsqu’on l’écrase, une odeur fortement aromatique ; il a une saveur aromatique également, mais ni âcre ni amère, et qui n’est pas en rapport avec son odeur forte.
Fruit d’unis vert.
Pimpinella Anisum, L., tribu des Ammidées (fi g. 623). Car gén. : i calice entier ; pétales obovés, échancrés au sommet avec une lanière réfléchie en dedans; fruit V ové, contracté latéralement, ft couronné au sommet par le |! stylopode et par 2 styles réflé-
Ichis, à stigmates globuleux.
Méricarpes à o côtes filiformes égales , vallécules â plusieurs canaux oléifères ; ombelles privées d’involucre et d’involucelles, inclinées avant la floraison. — Car. spéc. tige gla-
Ibre ; feuilles radicales cordiforr mes-arrondies, à lobes incisés- I dentés ; feuilles mitoyennes
!! pinnati-lobées à lobes cunéi- ! formes ou lancéolés ; feuilles supérieures trifides, à divisions ! entières et linéaires ; involu- 1 celle peu marqué.
Cette plante est herbacée, annuelle, originaire d’Afrique, et cultivée en Europe dans les jardins ; son fruit est verdâtre, ové, strié, pubescent, très-aromatique, d’une saveur piquante,
1 agréable, légèrement sucrée; les environs de Tours en produisent une très-grande quantité ; mais le plus estimé vient de Malte et d’Alicante ; il est très-employé par les liquoristes, les confiseurs et les pharmaciens. La petite amande qu’il renferme fournit une huile fixe, qu’on peut en retirer par expression, mélangée avec l’essence contenue dans le péricarpe. Celle-ci peut être obtenue
Guibourt, Drogues, 6« édition. T. III. — 1 5
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par distillation et cristallise par le moindre froid. Elle est composée d’une essence liquide, ayant la composition de l’essence de térébenthine, et d’un stéaroptène (C20H12O2). Celui-ci cristallise en larges écailles brillantes ; il est un peu plus dense que l’eau, est fusible à 16°, bout à 220° et distille sans altération.
Les racines de plusieurs espèces de Pimpinella ont été usitées \ en médecine sous le nom de saxifrage ou de boucage (Tragoselinum). s Le premier nom était fondé sur leur prétendue propriété de bri- ser ou de dissoudre la pierre dans la vessie, et le second leur était donné à cause de l’odeur de bouc dont ces racines sont pourvues, lorsqu’elles sont récentes ; telles étaient :
La racine de grundc saxifrage OU de saxifrage blanche Pimpinella magna, Willd.
La racine de saxifrage noire, produite par une variété du Pimpinella magna , à fleurs rouges et à racine noirâtre.
La racine de petite saxifrage, Pimpinella saxifraga , Willd. ; celle-ci est douée d’une odeur plus forte et d’une âcreté consi- ( dérable.
Çarvi. ~ aJu
Carum Çarvi, L., tribu des Ammidées (fig. 624). Cette plante I croît abondamment dans les contrées méridionales de la France ; |
ses tiges sont lisses, striées, hautes 3 de 50 centimètres, garnies de i feuilles deux fois ailées, à folioles 1 multifides dont les inférieures I sont rapprochées et comme ver- i ticillées autour de la côte prin- r cipale. Les fleurs sont blanches, I petites , disposées en ombelles • j privées dJinvolucelles et dont l’in- " volucre est formé d’une seule foliole linéaire. Le fruit est oblong, contracté latéralement, à 10 côtes égales, filiformes ; le carpophore se divise profondément à la séparation des deux carpelles. Dans le commerce, les méricarpes sont presque toujours isolés ; ils sont allongés, amincis en pointe aux deux extrémités, courbés en arc du côté delà commissure, à 5 côtes égales, blanchâtres ;les sillons sont brunâtres, n’offrant le plus souvent qu’un canal oléifère, conformément au caractère adopté
Fig. 624. — Carvi.