‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris (volume 3)Chapitre 7 sur 176 · T. HT · texte numérisé non relu

T. HT

50 DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.

tièrement recouvertes par un duvet très-fin, d’un blanc argenté, qui couvre également toute la plante. Les tiges, au nombre de 2 ou 3, sortent du milieu des feuilles, s élevant a une hauteur de 8 à 13 centimètres; elles portent un petit nombre de feuilles semblables aux premières, mais très-espacées et beaucoup plus petites, et elles sont terminées chacune par un petit nombre de capitules globuleux, volumineux, serrés et rassemblés en tête. Les fleurs sont jaunes. Cette plante a été cueillie sur le mont Cenis, au lieu dit Ronclie ; elle possède une odeur aromatique agréable.

2. Ciénipi blanc, Artemisia mutellina, Vill. Cette plante ressemble beaucoup à la précédente par la disposition et la forme de ses feuilles radicales, par le petit nombre, la forme et la disposition de ses feuilles caulinaires, enfin par la hauteur de ses tiges. Elle en diffère par un duvet moins abondant, moins blanchâtre, non argenté, et par ses capitules qui sont beaucoup plus petits, allongés, solitaires à l’extrémité de longs pédoncules qui sortent de l’aisselle des feuilles, dans la moitié supérieure des tiges, formant dans leur ensemble une grappe grêle et allongée. Cette plante est fréquente sur le mont Cenis et sur les Alpes du Dauphiné; elle possède une odeur fortement aromatique.

3. Ciénipi noir, Artemisia spicata, Jacq. , Artemisia eriantha, Ten., Artemisia boccone , Ail. (1). Cette plante est plus forte que les deux précédentes et s’élève à la hauteur de 22 centimètres; ses feuilles radicales sont triparti tes, multifides ; celles de la tige sont multifides, pinnatifides ou trifides, plus rapprochées que dans les précédentes, surtout à la partie supérieure; les capitules sont assez gros, globuleux, courtement pédonculés, axillaires, formant à la partie supérieure de chaque tige un épi non interrompu; les corolles sont jaunes et velues, ainsique les ovaires. Cette plante a été cueillie sur le mont Saint-Sorlin-d’Arve. Elle est d’un blanc un peu grisâtre, comme la précédente.

4. Autre Génipi noir {fig. 563). Cette plante, récoltée sur le mont Cenis, près du gravier des torrents, paraît appartenir à la même espèce que la précédente (2), mais elle est beaucoup plus petite. Ses feuilles radicales sont généralement tripartites et trifides ; les feuilles de la tige sont pinnatifides, celles du sommet sont entières, oblongues-lancéolées ; les capitules sont axillaires, plus longuement pétiolés que dans la précédente, plus petits, contenant un moins grand nombre de fleurs ; la plus grande tige n’a que 8 centimètres de longueur.

(1) Allioni, tab. VIII, fig. 2, et. tab. IX, fig. 1.

(2) M. Huguenin nemme le n° 3 Artemisia eriantha, Ten., et le n° 4, Artemisia spicata , Jacq.

SYNANTHÉRÉES. — SÉNÉCIONIDÉES.

o. Génipi musqué ou i>a, Ptamuco. moschatci , DC., Achilleci moschata, Jacq. Cette plante pousse de sa racine fibreuse plusieurs tiges simples, hautes de U à 13 centimètres, parsemées de poils rares ; le reste de la plante est glabre. Les feuilles radicales sont petites, pétiolées, profondément pinnatilides ; les feuilles caulinaires sont encore plus petites, sessiles, à divisions écartées, rangées comme les dents d’un peigne; le haut de la tige est nu et terminé sur une tige par une ombelle à G rayons, et sur une

fiulre par un corymbe formé de 7 capitules pédonculés. L’invoucre est campanulé, formé d’écailîes imbriquées, cllipliquesallongées, à marge brune ; les corolles du rayon sont très-peu nombreuses, beaucoup plus grandes que l’involucre, planes, élargies et arrondies à l’extrémité. Cueillie dans les lieux arrosés du col du Bonhomme, au sud du mont Joie.

6 Génipi bâtar,l> Ptarmicanana , DC., Achillea nana, L. (fi g. 564). tes jo îe plante, toute couverte d’un duvet laineux, d’une odeur fortement aromatique, trouvée à la limite des neiges sur le

52 DICOTYLÉDONES CALICI FLORES.

mont Cenis. Les feuilles radicales sont pétiolées, profondément pinnatitides, à segments réguliers, rapprochés, linéaires, entiers ou incisés; les tiges sont hautes au plus de 8 centimètres, pourvues de feuilles semblables, souvent nues par le haut, terminées par une ombelle de capitules presque sessiles, très-serrés et simulant quelquefois un seul capitule très-volumineux.

Cette plante est âcre et très-aromatique; elle porte en Italie le nom d 'herba-rota qui lui est commun avec une autre espèce plus grande des mêmes localités ( Ptarmica herba-rota , DC., Achillea herba-rota, Allioni).

Moxa «les Chinois.

Les Chinois et les Japonais désignent sous le nom de moxa le duvet cotonneux qui leur sert à préparer de petits cônes destinés à l’application du feu à la surface du corps, dans un trèsgrand nombre de maladies. Par suite, ce nom est passé dans la médecine européenne pour exprimer le cône ou le cylindre luimême qui sert â cette application, quelle que soit la matière avec laquelle il ait été préparé.

D’après Kæmpfer, le moxa chinois n’est autre chose que le duvet de l’armoise vulgaire, séparé par la contusion des feuilles sèches dans un mortier, suivie d’une friction entre les mains qui sépare toutes les parties grossières du véritable duvet; suivant d autres, c’est Y Artemisia chinensis de Linné qui sert à cet usage, et d’après M. Lindley, ce serait une nouvelle espèce d’absinthe nommée Artemisia moxa. Il est probable d’après cela, et il est d’ailleurs naturel de penser que plusieurs espèces d’armoises peuvent être appliquées au même usage. Un pharmacien de Paris s’est, occupé pendant longtemps de préparer des moxas avec le duvet de l’armoise vulgaire. Il paraît cependant que les plus usités se font aujourd’hui avec un tronçon de moelle d 1 1/ehanthus annuus , entouré d’une couche de coton légèrement nitré et maintenu sous la lorme d’un petit cylindre par une bande de toile de colon cousue.

Matricairc officinale,

c In ysanthemum Parthenium , Pers . ,Pyrethum Parthenium , Smith. Matncaria Parthenium, L .{fig. 565). Car. du genre Pyrethrum: capitules multifloies, hétérogames; fl. du rayon sur une seule série, femelles, ligulées; fleurs du disque tubuleuses, hermaphrodites, à o dents , tube souvent comprimé, bi-ailé ; réceptacle plane ou convexe, nu, quelquefois plane, bracléolé. Involucre imbriqué à

SYNANTHÉREES.

SÉNÉCIONIDÉES.

squammes scarieuses ; styles du disque à rameaux non appendiculés ; achaines anguleux, non ailés, surmontés d’une couronne dentée, quelquefois auriculiforme, égalant le diamètre du fruit.

La matricaire officinale s’élève à CO ou 100 centimètres; ses tiges sont grosses, fermes, cannelées, très-ramiflées ; ses feuilles sont pétiolées, pinnatiseclées; à segments pinnatifides et dentés ; légèrement velues ; les capitules forment un large corymbe, dont les fleurs du disque sont jaunes et celles de la circonférence ligulées, blanches, deux fois plus longues que l’involucre ; les fleurs ligulées avortent rarement. Toute la plante possède une odeur forte et désagréable. Elle est stomachique et emménagogue; on en retire une huile volatile jaunâtre, d’une odeur très-forte.

Pyrctlire du Caucase.

[On vend depuis quelque temps, sous le nom de poudre insecticide, une poudre grisâtre, d’une odeur forte, dont on se sert contre les mouches et les insectes en général. Elle vient du Caucase où elle est le produit de deux espèces du genre Pyrethrum ; le P. roseum , Bieb, à tige simple dressée, à feuilles pinnatiséquées, à capitule terminal solitaire, à ligules rosées, rarement blanches; et le P. carneum, Bieb, à tige dressée, rameuse, à capitules delà grandeur du Leucanthême, portant des ligules couleur de chair. Ce sont ces capitules qui pulvérisés donnent la poudre insecticide, connue depuis longtemps parmi les populations trans-caucasiques sous le nom de Guirila (1).]

Fig. 565. — Matricaire.

Balsamtte odorante.

Menthe-coq on Coq des jardins. Pyrethrum Tanacetum , DC., Balsa- (I) Voir Pharmaceutical Journal , XVIII, p. 523.

54 DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.

mitamaveolens , Pers., Tanacetum Balsamita , L. Cette plantes élève à la hauteur de 1 mètre ; ses tiges sont fermes, légèrement velues, blanchâtres et rameuses; les feuilles sont ovales-elliptiques, dentées, les inférieures pétiolées, les supérieures sessiles, auriculées â la hase; les capitules sont longuement pédicellés, disposés en corymbe lâche, sans aucune fleur ligulée : toute la plante est pourvue d’une odeur menthée, forte et agréable, et d’une saveur chaude et amère. Elle est douée d'une propriété excitante trèsactive. On la cultive dans les jardins. O

i Camomille commune ou Camomille d’Allemagne.

Matricaria chcimomilla, L. {fi y. 566). Le genre Matricaria diffère du genre Pyrethrum par ses fleurs discoïdes, dont le tube est cylindrique; le réceptacle est toujours conique et nu ; les achaines sont entièrement nus ou plus rarement pourvus d’une couronne.

La matricaire-camomille pousse des tiges menues, hautes de 50 centimètres ; ses feuilles sont deux fois pinnatipartites, à lobes linéaires entiers ou souvent divisés; pédoncules nus au sommet, monocapitulés; involucre à squames oblongs, blanchâtres à la marge; fleurs figulées blanches, beaucoup plus longues que l’involucre; achaines tétragones, ceux du disque à face extérieure élargie; ceux du rayon à côtés égaux.

Les fleurs de camomille commune ont, surtout lorsqu’elles sont sèches, une odeur très-agréable ; elles sont fort peu amères, et c’est sans doute une des raisons qui les font préférer, en Allemagne, à celles de la camomille romaine. On les prescrit aussi quelquefois en France; mais, faute de les bien connaître, on leur substitue souvent les Fig. SGG. — Camomille fleurs de la camomille des champs ( Anthémis commune. arvensis, L.). Voici à quoi on peut les distin-

guer : les fleurs de V Anthémis arvensis sont plus grandes ; leur réceptacle est garni de paillettes et forme un cône beaucoup plus aigu ; la graine est volumineuse et bordée d une membrane à sa partie supérieure ; l’odeur en est plus faible, désagréable, et la saveur en est amère.

On obtient en Allemagne, par la distillation des fleurs de la

SYNANTHEREES. — SENECIONIDEES. 5o

camomille commune ( matricaria chamomilla) une huile volatile assez épaisse, d’un bleu foncé et presque opaque; par la rectification, je l’ai obtenue très-fluide, transparente, d’un beau bleu d’indigo, et cette couleur persiste depuis un grand nombre d’années. Cette essence est d’une odeur particulière, moins pénétrante que celle de la camomille romaine, et, quoique très-agréab le, elle me plaît bien moins que celle de la camomille romaine, -f

0 Millefeuille.

Achillea Mille folium, L. Car. gén. : capitules multiflores hétérogames; fleurs du rayon peu nombreuses, femelles, fertiles, ligulées, à 3 dents ; fleurs du disque hermaphrodites, à tube comprimé, à 5 dents; réceptacle étroit, plane ou rachidiforme, portant des paillettes oblongues, transparentes ; involucre ové, formé de squammes imbriquées; acbaines oblongs, glabres, comprimés, non ailés, pourvus de marges nerviformes, dépourvus d’aigrette.

La millefeuille s’élève à la hauteur de 35 à 65 centimètres; ses tiges sont droites, ramifiées vers le sommet, garnies de feuilles pinnatisectées, à segments pinnatipartites et à lobes linéaires tri ou quinquéfides ; les fleurs sont très-nombreuses, petites, radiées, blanches ou purpurines, rapprochées en un corymbe terminal, serré. Elles sont légèrement odorantes et fournissent une petite quantité d’une essence épaisse, bleue ou verte ; on les emploie en infusion comme astringentes ; les feuilles pilées sont appliquées sur les plaies et les coupures, ce qui a valu à la plante le nom d 'herbe aux charpentiers.

Enpatoire de Mesué, Achillea agératum , L. Plante haute de 65 centimètres, dont les feuilles sont lancéolées-obtuses, dentées, atténuées à la base, presque sessiles et rassemblées par paquets sur la tige. Les corymbes terminaux sont isolés les uns des autres, composés de capitules nombreux, petits, très-serrés, à fleurs jaunes. Elle est inusitée.

Ptarmique ou Herbe à éternuer.

Ptarmica vulgaris , Blackw., t. 276 ; Achillea Ptarmica , L. Cette plante diffère des millefeuilles plutôt par la disposition de ses fleurs que par de véritables caractères génériques; ses feuilles sont sessiles, longues, lancéolées, acuminées, finement dentées, assez semblables, sauf leur longueur, à celles de l’eupatoire de Mesué. Sa tige se ramifie par le haut, mais chaque rameau ne se divise qu’en un petit nombre de pédoncules ne portant chacun

56 DICOTYLÉDONES CAL1CIFLORES.

qu’un seul capitule, et tous ces capitules réunis ne forment qu un corymbe très-lâche et peu fourni. Les capitules sont globuleux, formés d’écailles à marge scarieuse et noirâtre ; les demi-fleurons sont assez nombreux, étalés, blancs, tridentés, beaucoup plus grands que l’involucre. Les feuilles ont un goût piquant comme fa pyrèthre ; leur poudre est employée comme sternutatoire. °

Camomille romaine.

Anthémis nobilis, L. {fig. 567 ).Car.gén.: capitules multiflores hétérogames ; fleurs du rayon unisériées, ligulées, femelles; fleurs du

disque hermaphrodites, tubuleuses, à 5 dents ; réceptacle conique paléacé; involucre paucisérié, imbriqué; achaines obscurément tétragones, striés ou lisses; aigrette tantôt nulle, tantôt formée d’une membrane entière ou incisée, souvent agrandie et auriculée du côté interne.

La camomille romaine croît naturellement dans les prés et dans les champs, en France, en Espagne, en Italie, mais on la cultive pour l’usage de la médecine; ses fleurs ligulées, d’une belle couleur blanche, déjà nombreuses dans son état naturel, s’augmentent par la culture et finissent par envahir tout le disque. Les fleurs sont d’autant plus recherchées qu’elles sont plus complètement ligulées. La plante est très-touffue et rampante; ses feuilles sont pinnatisectées, à segments très-divisés en lobes linéaires et sétacés, un peu velus; les rameaux florifères sont nus au sommet et terminés par un seul capitule ; les achaines sont nus. Les feuilles sont odorantes et amères, mais moins que les fleurs, qui sont la seule partie de la plante employée et que l’on fasse sécher. La dessiccation doit en être faite promptement, si l’on veut leur con- •

SYNANTilÉRÉES. — SÉNÉC10NIDÉES.

server leur blancheur ; on les emploie alors en infusion, comme stomachiques et carminatives.

[La camomille romaine est assez souvent remplacée dans le commerce parles capitulessemi-doubles du Chrysanthemum parthemium , Pers., et du Matricariaparthenoid.es , Desf. Les caractères qui permettront de distinguer les fleurs de la vraie de celles des deux autres, sont les suivants : V Anthémis nobilis à fleurs doubles offre des capitules d’un blanc légèrément roussâtre, plus larges que longs, d’une odeur franche, légère et caractéristique, les fleurons de lacirconférence et les trois quarts de ceux du centre sont ligulés, lancéolés, obtus au sommet, réfléchis à la fin : les fleurons du centre sont petits, peu nombreux, à peine visibles : dans les deux autres espèces, semi-doubles, les capitules sont plus petits, globuleux, les fleurs d’une odeur forte, pénétrante, désagréable ; les fleurons de la circonférence sont ligulés, ovales, non réfléchis; tous ceux du centre sont accrus et blanchâtres, grands, très-nombreux et très-longs (1).]

Les fleurs de camomille, malgré leur odeur si caractérisée, ne fournissent qu’une très-petite quantité d’une essence fluide, d’une couleur verte peu foncée qui se perd, avec le temps et qui disparaît aussi par la rectification. L’essence devient alors incolore, d’une odeur toujours très-agréable et très-franche de camomille romaine. Les auteurs qui, môme encore à présent, décrivent l’essence de camomille comme épaisse et colorée en bleu, ont pris pour elle de l’essence de matricaire-camomille. -f-~ ÿ Camomille des champs, Anthémis arvensis, L. (2). Cette plante pousse de sa racine des tiges droites, ramifiées, pourvues de feuilles pinnatisectées, mais à subdivisions moins nombreuses et moins fines que dans l’espèce précédente. Les capitules sont assez grands, terminaux, pourvus d’un seul rang de fleurs ligulées, blanches, étalées, plus grandes que le diamètre du disque; les achaines sont couronnés d’une marge membraneuse, très-courte, à peine dentée. La plante est inodore et inusitée; c’est par mégarde ou par fraude que ses fleurs sont mélangées â celles du matricaria chamomilla (voyez page 54).

Camomille puante OU Màroute, Anthémis COtula, L., Maruta COtula , DC. Cette plante ressemble beaucoup à la précédente, mais elle est très-glabre et pourvue d’une odeur très-désagréable. Les fleurs du rayon sont complètement dépourvues d’organes sexuels et sont stériles par conséquent. Les corolles tubuleuses sont com-

(1) Voir Timbal-Lagrave, Note sur la camomille romaine du commerce. ' Journal de pharm. et de chimie, 3e série, XXXVI, p. 347.)

(2) Fuclisius, tab. CXLIV.

DICOTYLEDONES CALICIFLORES.

mées, bi-ailées ; les achaines sont dépourvus d’aigrette et tuberculeux. La maroute a été usitée comme anti-hystérique. 0

•g- ft*yrèl lire d’Afrique.

Anacyclus pyrethrum , DC., Anthémis pyrelhrum, L. (fig. 568). Le genre Ancicyclus diffère du genre Anthémis par ses fleurs du rayon stériles, par ses corolles dont le tube est comprimé et bi-ailé, par ses achaines comprimés, entourés de 2 ailes larges et entières, et

surmontés du côté interne par une aigrette courte, irrégulière, denticulée. Ce môme genre ne diffère guère du genre Mûruta que par les caractères tirés du fruit.

La plante qui produit la pyrèthre croît en Turquie, en Asie et surtout en Afrique. Par ses tiges couchées et par ses feuilles à divisions sétacées, elle ressemble beaucoup à la camomille romaine ; mais ses capitules sont pourvus d’un seul rang de fleurs largement ligulées et étalées, blanches en dessus, pourpres en dessous. La racine sèche nous est apportée de lunis. Elle est cylindrique, longue et grosse comme le doigt, quelquefois garnie d’un petit nombre de radicules, grise et î ligueuse au dehors, grise ou blanchâtre en dedans, d’une saveur brûlante et qui excite fortement la salivation. Elle offre, otsqu on la icspire en masse, une odeur forte, irritante et désagieaie. Murray cependant ne lui donne aucune odeur, et e ectnemcnt celle du commerce manque souvent de ce carac- • n f1S CG a sa vétusté, et c’est une raison pour la re-

je ei . au ega ement rejeter celle qui est piquée des vers, ce à squoi elle est tres-sujette.

• Lf racin® d^pyrèthre contient, suivant les analvses de M. Parisel et de M. Koene :

Fig. 568. Pyrèthre d’Afrique.

SYNANTHÉREES. — SÉNECIONIDEES.

Parisel. Kocnc.

Prinrinp ârro . . .

( Résine brune. . . .

| Huile brune

1 nuHnp. » . - - ,

( — jaune

Comme

Tannin

Ligneux

Chlorure de potassium. . . .

Silice

Oxyde de fer, etc

Perte

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