‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris (volume 3)Chapitre 95 sur 176 · CAROUBIER · texte numérisé non relu

CAROUBIER

374 LÉGUMINEUSES

jaunâtre, acide et sucrée ; cette pulpe est traversée par trois forts < filaments qui se réunissent à la base de la gousse (1).

Cest cette pulpe qu’on nous envoie séparée de sa gousse, mais i contenant encore ses filaments et ses semences, et ayant subi 1

Fig. 672. — Tamarin.

une légère évaporation dans des bassines de cuivre, afin qu’elle puisse mieux se conserver. Elle est ordinairement brune ou rouge, d’une saveur astringente, légèrement sucrée.

Le tamarin contient assez souvent du cuivre, qui provient des bassines où il a été préparé; on reconnaît facilement la présence de ce pernicieux métal en plongeant dans la pulpe une lame de fer, qui prend alors une couleur rouge. On doit rejeter le tamarin ainsi altéré, de même qu’il faut éviter de prendre celui qui aurait été falsifié avec de la pulpe de pruneaux et de l’acide tarlrique. Auparavant on employait à cet effet l’acide sulfurique; mais, comme cet acide est facilement reconnaissable par la baryte, je crois qu’on y a renoncé.

Le tamarin a été analysé par Vauquelin (2), qui en a retiré approximativement, sur 100 parties :

(1) Il paraît exister une différence constante entre le fruit du tamarin oriental et celui d’Amérique : le premier est six fois et au delà plus long que large et contient 8 à 12 semences; le second est à peine trois fois aussi long que large et contient de 1 à 4 semences. (De Candolle, Prodr ., t. II, p. 489.)

(2) Vauquelin, Ann. de c/ttm., t. V, 92.

Page 1