XXIII. Oeiiii<|Iiiii:i oriiiitïr ili‘ iHiilis
On trouve dans le commerce une écorce de valeur presque nulle que j’ai décrite anciennement .sous le nom de quinquina de Cat'thagène spongieux, et que M. Pereira m’a communiquée sous le nom de new spurious yellnu' harh. J’en ignorais l’origine, lorsque je l’ai retrouvée
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au Muséum d’iiisloirc iialurcllc tic. Paiis, où elle a élé déposée par de Iluinboldt, comme étant le quinquina orangé de Mutis , et par conséquent l’écorce de son cinchona lancifolia (1). On voit , par ce résultat , la confiance que l’on doit accorder aux propriétés éminentes attribuées par Mutis à son quinquina orangé, et l’on expliquera dilTéremment que ne l’a fait de Iluinboldt, le fait rapporté par lui dans son mémoire sur les forêts do quinquinas Iliimboldt dit que la ruse mercantile alla au point de faire brûler à Cadix , sur un ordre du roi d’Espagne, une grande quantité du meilleur quinquina orangé de la Nouvelle-Grenade , récolté par .Mutis , pendant qu’il régnait dans tous les hôpitaux une grande pénurie de celte précieuse écorce. Il est beaucoup plus probable qu’on avait en effet reconnu le peu de valeur du meilleur quinquina de Midis ; et l’on iteut juger par là de ce (|uc valent ses autres espèces, ((u’il avait nommées quinquina rouge, jmme et blanc, pour faire croire à leur identité avec ceux du Pérou.
Le quinequina orangé de Mutis, tel ([ue le possède le .Muséum d’histoire naturelle, se compose de deux sortes d’écorces ; 1“ Ecorces des branches, assez minces, peu roulées, couvertes d’un épiderme grisblanchâtre ou jaunâtre, très mince, non crevassé, peu fendillé, fort semblable à celui des jeunes écorces du quinquina pitaya; mais elles s’en distinguent par leur texture extrêmement fibreuse et par une saveur amère beaucoup plus faible , souvent même peu marquée. 2" Ecorces du tronc couvertes d’un épiderme blanc , mince et micacé , ou pourvues d’une croûte épaisse de 2 ou 3 lignes, et formée d’une matière jaunerougeâtre, micacée, séparée par des lames d’un gris argentin. Le liber est excessivement fibreux, épais, léger, sans consistance, spongieux sous la dent, à peine amer. Poudre très légère, fibreuse, d’une belle couleur orangée.
Caractères chimiques des quinquinas jaunes. Vauquelin , dans des expériences semblables à celles dont j’ai déjà rendu compte, a soumis à l’action des réactifs quatre quinquinas jauiie.s, qui sont ses 8', 9' et 17t' sortes. Or il résulte de l’examen de ces écorces, conservées parRobiquet, que le n° 1 est du (|uinquina calisaya , le n° 8 un mélange de quinquina orangé de , Mutis et de quinquina pitaya, le n° 9 du quinquina pitaya, et le n" \h du quinquina orangé de .Mutis. J’offre ici le tableau des résultats publiés par Vauquelin . auxquels je joins ceux que j’ai obtenus avec plusieurs dessertes que j’ai décrites :
(1) Cinchona lancifolia , (Allberl, Traité des fièvres pernicieuses). Cinchona angustifoiia, R. P., Cinchona Innila, Lop. ( Supplém. à la Quinologia, P 14).
<}UINOUINAS ÜK UüAMAMKS.
Ou coniiaîl dans le commerce français sons le nom de (juinquina havane, des écorces de qualité très inférieure ordinairement , qui ont dû être ainsi appelées par suite de leur séjour intermédiaire à l’île de Cuba ; au moins est-ce la seule manière d’expliquer cette appellation singulière. Les Allemands, et Bergen en particulier, donnent h ces quinquinas le nom beaucoup plus convenable de huamalics on guamalies , qui est celui de la province du Pérou d’où ils paraissent tirés. Il en existe d’ailleurs plusieurs espèces ou variétés qui ariivent confondues dans les mûmes caisses, et mélangées d’une petite quantité de quinquina gris de Lima et de quinquina blanc de Jaen, qu’il est facile d’en séparer. Les espèces ou variétés de buamalies, alors isolées, forment un groupe intermédiaire entre les quinquinas jaunes et les quinquinas blancs , mais beaucoup plus rapproché de ceux-ci que des premiers.