XXV. Oninqiiiiia hiiaiiiialiF.s mince c( l■ougcàl^•l
yl. Ecorce roulée en gros tubes irréguliers, ayant plus d’un décimètre de développement, mais offrant toujours à peu près la minceur
1/|6 OlCOTVI.fcDUiMiS CALlClt’r.OiU'.S.
d’unt- feuille de papier. 1/épidernie est taïuôt intaci, gris hlaiicliâtre ou gris jaunâtre, finement strié en longueur; tantôt aussi il a été en partie raclé et laisse à nu le liber, dont la surface est d’un fauve brunâtre et toute marquée, dans le sens de sa longueur, de sillons très fins et réguliers. La surface interne est toujours très unie, très finement fibreuse, d’une couleur cannelle. I.a coupe , opérée ii l’aide d’une scie fine, est d’une couleur orangée rouge et comme gorgée de suc du côté externe, finement fibreuse du côté interne. f,a saveur est à la fois très astringente et amère.
B. Ecorces grosses comme le pouce, pourvues de quelques fissures transversales, et offrant seulement quelques débris d’un épiderme gris, rugueux et fendillé, semblab]e„à celui des quinquinas gris. Le reste des écorces se trouve privé de cet épiderme, mais conserve une croûte cellulaire très mince, uniformément étendue, d’une teinte rougeâtre prononcée et comme polie ou lustrée |).ir le frottement. Le liber varie en épaisseur de 1 à 2 millimètres; il est dur, compacte et présente sous la scie une coupe résineuse d’un rouge orangé; la saveur en est astringente et amère, désagréable.
C. Ecorces cintiées ou plates, larges de 6 ou 7 centimètres, épaisses de 3 ou ù millimètres, rarement de 5 ou 6, forniées d’un liber très dense, finement fibreux, d’un jaune fauve, présentant sous la scie une coupe résineuse d’un rouge analogue à celui du quinquina rouge. La surface externe de ce liber est très inégale, souvent ridée longitudinalement , et recouverte d’une croûte généralement adbércnte , mince, foliacée, d’un gris rougeâtre foncé. Cette croûte est en outre parsemée de verrues fongueuses d’une couleur ocracée , et, dans les grosses écorces, elle est épaisse, profondément crevassée, formée de plusieurs couches de matière rouge pulvérulente, séparées par des lames blanchâtres.
\XVI. Oiiiixiiiiiia liiiuiiialic.s lilaiic.
A. Ecorces en longs tubes réguliers, roulés en deux parties qui se rejoignent au milieu; grosseur d’une forte plume à celle du doigt; épiderme blanc jaunâtre et un pou rosé, strié longitudinalement et sans aucune fissure transversale, excepté dans les plus gros tubes (pji en présentent quelques unes assez régulièrement espacées. D’autres tubes présentent des lignes verruqueuses longitudinales, en partie usées par le frottement, ce qui leur donne une teinte générale ocracée. Le liber est très mince dans les jeunes tubes; épais de 2 ou 3 millimètres au plus, dans les gros, prenant une coupe orangée rouge sous la scie.
B. Ecorce roulée en tubes de 3 centimètres de diamètre, épaisse de h millimètres; elle est formée d’un liber compacte, très finement fibreux,
BUBIACÉES. 147
(l’un jaune pâle, et d’un épiderme blanc, on blanc un peu rosé, feuilleté, uni ou interrompu par des ligues verru(|ueuses longitudinales. Les verrues sont très apparentes , formées à l’intérieur d’une matière rouge pulvérulente. Le liber présente sous la scie une coupe rouge orangée, d’apparence résineuse; la saveur est amère, astringente, dtisagr('‘able.
WVIl. ()iilii(|iiliia liiianiallrs l'crriig:incii\.
Cette écorce est exactement représentée dans la V“ planche de Bergen , fig. 6, 12 et 13. Elle est caractérisée par sa couleur d’ ocre , tant à l’intérieur (pi’h l’extérieur ; cependant l’épiderme est d’un gris noirâtre, mais le plus souvent il est usé par le frottement et fait place à la couleur de rouille de l’écorce. Cet épiderme est comme tuberculeux on verruqueux, sans fissures, ou offrant des fentes transversales assez rapprochée.s. L’écorce est gro.sse comme le pouce , fibreu.se ou ligneuse, assez légère, d’une odeur qui rappelle celle de la véritable angusture , d’une saveur amère et nauséabonde. On pourrait douter qu’elle fût un véritable quinquina, si d’ailleurs , d’après l’exaraeu qu’en a fait anciennement .âl. Os.sian Henry, elle ne contenait une assez grande quantité de cinchonine.
Sj/nonyinie botanique des quinquinas huamalies. Je n’ai trouvé aucun des quinquinas de Huamalies au Musée britannique, ni chez M. Delessert , et rien dè ce côté ne peut servir à éclairer leur origine spécifique ; tout ce que je puis dire aujourd’hui, c’est que le huamalies gris terne ( n“ xxtv ) se rapporte probablement au cascarilla dclgnrln de Ruiz et de Laubert, produit par le cinchona hirsuta R. P. {Bull, phnrm., t. 11, p. 296), lequel n’est qu’une simple variété du cinchona ovata. D’un autre côté, le docteur Pœppig a rapporté du l’ôrou de jeunes écorces du cinchona [lurpurea, et ces écorces présentent, suivant que leur épiderme est gris et fendillé, ou blanc jaunâtre et strié longitudinalement, tantôt une ressemblance frappante avec le huamalies gris (n" xxiv ; B), tantôt une ressemblance non moins marquée avec le huamalies papyracé du ii" xxv , A.
Les écorces âgées, que je n’ai pas, présentent, d’après .M. Reichel, de uoudDreuses verrues, et une disette remarquable de lichens , ce qui s’accorde avec les caractères des grosses écorces du quinquina huamalies dur et rougeâtre (xxv, (1). Je reste donc incertain , pour l’origine de ces écorces, entre les cinchona hirsuta et purpurea. Je ne puis rien dire de l’origine du huamalies blanc verruqueux, qui se sépare des autres quinquinas de ce groupe par la grande quantité d’alcaloïde que les essais chimi(|ue.s paraissent y indiquer. Tout ce que je puis dire du huamalies ferrugineux, c’est que sa très grande ressemblance avec la racine
l)i(;OTYI.Iil)ONli.S CAMCIKI.OliliS.
(Iii cinchonà micrantha examinée par MiVl. Delondre et Henry (Journ. pfiarm., t. XXI, p. 510) me fait penser qu’il provient de la racine de ce cinchonà ou d’une autre espèce officinale.
WVIII. OiiiiKiuliia jaune ilc tluença.
J’ai décrit dans la 2° édition de V Histoire des drogues simples , sous ie nom de quinquina havane (t. I, p. 423), un mélange de différentes écorces, dont une, grosse comme le ponce, épaisse de 3 à 5 millimètres, assez dure, ligneuse, compacte et pesante, amère et astringente, se faisait remarquer par des fentes circulaires assez régulièrement espacées à une distance de 7 à 20 millimètres. Cette écorce , non mentionnée parmi les précédentes, devra y être reclassée, après le huamalies rougeâtre , sous le nom de quînciuin» luinmalies «im- et compacte. Elle ressemble beaucoup, par l’extérieur, au quinquina jaune de Cuença , rapporté par 51. de Humboldt, ce qui est cause que, dans ma troisième édition, j’ai attribué généralement le quinquina liiiamalies au cinchonà ovalifolia des plantes équinoxiales , nom que llœmer et Schultes ont changé en celui de cinchonà humboldtiana. En examinant mieux ces écorces aujourd’hui , je ne les crois pas semblables , le quinquina huaraalies compacte étant beaucoup plus dense et plus amer. Voici maintenant les caractères de l’écorce du cinchonà humboldt ia.na , récoltée sur des branches de quatre à six ans, dans les environs de Cuença, où l’arbre est mmmb cascarillapelluda (à feuilles velues).
Ecorces de la grosseur du doigt , roulées , épaisses de 2 millimètres environ, couvertes d’un épiderme gris foncé, assez rugueux, avec des fentes transversales , espacées à la distance de 1 ou 2 centimètres; la croûte est brune, très mince et adhérente ; le liber est d’une couleur de rouille assez vive , fibreux , assez léger , facile à rompre en tous sens , presque insipide. Vauquelin supposait que cette écorce avait été avariée ; mais il est certain au contraire qu’elle est bien conservée et que sa mauvaise qualité tient à sa propre nature.
Voici le tableau des résultats obtenus à l’aide des réactifs, sur les macérés des quinquinas qui précèdent.
150 DlCÜTVLliUÜMliS GALlCIl'LOliliS.
A la suite des (juiiiquiiiiis liuamalies, je ferai une iiieiiliou succincte de quelques écorces non décrites, trouvées en petite quantité dans les quinquinas du commerce.
XXiX. Quinquina roulé en gros tudes, couvert d'une croûte brune, mince, rugueuse, fendillée, blanchâtre à la superlicie, send)lableà celle du gros quinquina Lima, mais ])cu adhérente au liber. Celui-ci est eu grande partie dénudé, d’un Jaune brunâtre à sa surface, devenu un peu luisant par le frottement , et parsemé de verrues et de lignes vcrruqueuses peu élevées. Ce liber est épais de h ou 5 millimètres, d’une texture fibreuse fine et uniforme, assez compacte cl d’un jaune très pâle, surtout à la surface interne qui est unie et comme blanchâtre; saveur très amère, franche, plus forte (pie celle du calisaya.
XXX. Quinquina en un gros tube, très verruqueux, couvert d’une croûte adhérente, mince, dure, bruiie à l’intérieur, mais eniiéremeul blanchie h sa surface par une couche crétacée, toute parsemée de qraphis noirs. Quelques parties du liber dénudées sont d’un rouge brou. Le liber est dur, compacte, fibreux, épais de Zi ou 5 millimètres, d’une couleur d’ocre rougeâtre foncée, et d’une saveur amère et astringente de quinquina gris.
XXXf. Quinquina en écorce demi-roulée , épaisse de 5 millimètres, non verruqueuse, mais pourvue d’une croûte adhérente dont la surface est entièrement couverte de Iccunura ulra Ach. (Kunze, Pharniaceut. ivaarenkunde , t. II, tab. xxv, lig. 8), ce qui la fait paraître toute perlée.
XXXIl. Quinquina ligneux, jaune fauve foncé, couvert d’une croûte assez épaisse, fongueuse, crevassée, biancbâlre à sa surface, ocreuse à l’intérieur. Ce quinquina a beaucoup d’analogie avec le huamalies ferrugineux.
XXXIII. Quinquina en écorces roulées, dont le liber ligneux et compacte ne paraît pas verruqueux ; mais la croûte dure et noirâtre qui le recouvre est développée d’une manière très irrégulière et est profondément crevassée comme celle du liège.
XXXIV. Quinquina roulé en gros tubes épais, durs, pesants, ridés par la dessiccation. L’épiderme est rugueux , mais non fendillé , seulement ridé longitudinaletuent, d’un gris foncé. Le liber paraît être d’un rouge tiès prononcé; mais, quand on le scie, il est presque blanc à l’intérieur et devient de nouveau très promptement rouge à l’air. Celle écorce possède une odeur de quinquina gris un peu aigre , et une saveur amère et astringente.
lURlACÉKS,
QÜJNQUJXAS BI,ANCS.
Tous ces fiuinquiiias ne paraissent être que des variétés d'une même espèce, et je les crois également produits par le cinchona ovata de la Plore péruvienne (1); car cet arbre est très certainement le quinquina blanc do Lova dont parle La Condamine {Mémoires de l’Académie^ 1738), qui a la feuille plus ronde (|ue le jaune et le rouge, moins lisse et même un iieu rude ; la (leur plus blanche, le fruit plus gros et l’écorcc extérieurement blanchâtre. Cette espèce comprend tout aussi sûrement le quinquina de Jaen dont La Condamine parle en ces termes :
I' On a aussi découvert l’arbre du quimiuina dans les montagnes de Jaen, à 50 ou 70 lieues au sud-est de Loxa. Depuis quelques années, il a passé de ce deriner en Europe; mais soit qu’il ait été reconnu moins elïicace ou que ce soit un effet de la prévenliou, il a mauvais renom à Panama, et il suffit do savoir (jue la cascarilla a été embarquée au port de Charapa, tpii est la roule ordinaire du quinquina de Jeen, pour qu’on ne ])nisse en trouver le débit. On dit que tout le quinquina de Jaen est de l'espèce du blanc dont il a été parlé plus haut. »
Depuis ce temps, ce quinquina n’a pas cessé de se trouver dans le
(!) Cinchona ovala H. I’. (fi;;. 282); Cascarillo pallido Kuiz , Quinol. .libre élevé de 12 niéires, dont le tronc est droit et cylindrique. Ecorce d’un gris jaunâtre à l’extérieur, unie, peu coinpaote, d’un fauve obscur à l’intérieur, d’une saveur très amère, acidulé, un peu désagréable. Eeuilics rapprochées, péliolécs, ovées, amples, très entières, ouvertes, planes, très brillantes en dessus, tomenteuses en dessous, à veines pourprées : les jilus jeunes sont cotonneuses sur les deux laces, l’étioles pourpres, long d’un demi-pouce. Calice glabre, pourpre , à cinq dents; corolle longue d’un demi-pouce , pourpre et pubescente au dehors, à limbe ouvert, velu et blanc à l’intérieur ; capsule oblongue, étroite, glabre , légèrement striée, couronnée par le calice, s’ouvrant de bas en haut.
Vulgairement nommé Cascarillo de pala de gallarela (patte de canard, à cause de la couleur extérieure de son écorcel.
152 DKXri VI-liDOiMiS CALICIFI.OIU-S.
coiiimerce; il y a toujours i'Il' peu ostiiiiéctn clû désigm; ^énéruleiiicnl sous le iioin de quinquina gris pâle ou de loxa femelle. J’en ai vu chez M. Dubail une grande quantité qui était fort ancienne et qui n’était d’aucun usage. En 1839 , il en est arrivé une forte partie qui était en surons de peau, coniinc le quinquina de Lima, et qui était tellement disposée que, tout autour et immédiatement sous la peau, il y avait une couche devrai quinquina de Lima, tandis que tout l’intérieur était composé de quinquina blanc semblable à celui de Loxa ou de Jaen. Voici maintenant ce qui distingue les diverses variétés de ce (ptinquina.