‹ Histoire naturelle des drogues simples ou cours d'histoire naturelle professé a l'Ecole de Pharmacie de Paris (volume 4)Chapitre 30 sur 85 · XLIX. Qilinqninu à l'ciiillrs uigiH‘s , de Kuiz · texte numérisé non relu

XLIX. Qilinqninu à l'ciiillrs uigiH‘s , de Kuiz

Cinchona acutifoliaVi. P.; cascarilla acutifuliuy\'càCLQ\\. Arbre haut de 8 mètres, dont le tronc est solitaire, épais de 60 centimètres, surmonté d’une fête peu touffue, étalée. L’écorce est mince, d’un brun obscur, rude, variée de taches blanches, astringente, médiocrement amère. Les feuilles sont assez grandes, pétiolées, ovales-lancéolées , glabres en dessus , à nervures velues en dessous. La ’paniculc est tricholome, velue; les fleurs sont sous-sessiles , acconipagnces de bractées subulées; le calice est à 5 divisions aiguës ; la corolle est assez grande, à odeur de fleur d’oranger, blanche, glabre au dehors, à tuhe un peu anguleux et dilaté au milieu , à limhe ouvert, velu sur le bord , à divisions lancéolées. Les étamines sont incluses; le style est très court; la capsule est longue de 3 centimètres, un peu comprimée, pubescente.

On trouve l’écorce du cinchona acutifolia dans la collection de M. Delessert (lettre A), et au Alusée britannique, n° /|5 des écorces. Elle est très mince , compacte, fibreuse, d’un rouge prononcé, couverte d’un épiderme gris cendré, rugueux, fissuré à la manière des quinquinas officinaux, enfin parsemé de petites taches blanches dues à une graphidée. Je pense que c’est elle également qui se trouve au Musée britannique , sous le nom de quina azahar macho de Jacn ^ n” 15, et sous celui de cascarilla azahar humbra de Jaen , n” 18.

L, Otiiiiqiiiiiu (le (iiiiifoniic.

J’ai reçu sous ce nom , de M. Reichel , quelques fragments d’un quinquina qui présente d’assez grands rapports avec les deux précédents. Le liber est dur, compacte , gorgé de suc , d’une couleur lie de vin ; la croûte est d’un gris cendré à sa surface, très dure et d’un rouge brun foncé à l’intérieur, très rugueuse ou profondément crevassée, presque semblable à celle du cinchona acutifolia. Un fragment présente le singulier caractère de fortes nervures longitudinales qu’on serait tenté de comparer à celles qui descendent le long des tiges et des racines de chiococca , si elles n’étaient tout à fait superficielles et uniquement formées de tissu cellulaire externe, tandis que celles des chiococca ont un centre ligneux. Le quinquina de la Californie a une saveur des plus astringentes , finissant par devenir faiblement amère.

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