‹ Histoire naturelle des drogues simples ou cours d'histoire naturelle professé a l'Ecole de Pharmacie de Paris (volume 4)Chapitre 54 sur 85 · I.ÈGUMlNF.UStS · texte numérisé non relu

I.ÈGUMlNF.UStS

el moins riche en couleur que le bois du lîrésil; il donne avec l’eau un macéré rouge loiicé, elavec l’alcool une teinture d’un jaune safrané. Ce caractère, sa l'orme , une légère odeur d’iris dont il est pourvu , semblent rapprocher ce bois du bois de Campôchc ; mais son principe colorant est le même que celui du bois de Brésil et se comporte de même avec les réactifs.

Le >»ois cic niicai-agiia est en bûches de la grosseur du bras , marquées d’angles rentrants qui pénètrent jusqu’au centre et divisent le bois presque entièrement ; son écorce est grise et rugueuse et son aubier blanc ; le bois, est plus dur et plus foncé en couleur que le Sainte-Marthe ; il doit être plus riche en matière colorante.

On trouve dans le commerce, sous le nom de bois rtc Lima, un bois qui ne diffère du précédent que par un volume beaucoup plus considérable, ses bûches pouvant avoir 20 centimètres de diamètre.

Le bois rtc Sappaii vient de la presqu’île orientale de l’Inde , des îles de la Sonde et autres adjacentes. Il est fourni p 1 1; n i Sappan L., et est

caractérisé par un canal médullaire très apparent, qui est souvent vide de la substance qu’il renfermait. On en distingue de deux sortes principales : celui de Siam , qui est en bûches privées d’aubier, grosses comme le bras et d’un rouge vif à l’intérieur ; el celui de Bimas , qui est eu bâtons de 2S à 38 millimètres de diamètre, jaunâtre à l’intérieur, et d’un rouge rosé aux parties qui approchent de la surface et ont éprouvé l’action oxigénante de l’air.

Bols rtc Canipêchc ou Bois rt’Iurte.

Hwmatoxylum campechianum L. Grand arbre de la décandrie monogynie et de la famille des légumineuses , à feuilles pinuées , non aromatiques, croissant à Campêche en Amérique , à l’ile Sainte-Croix , à la Jamaïque , à la Martinique et Saint-Domingue.

Le nom de bois d’Inde que ce bois porte dans le commerce, et sa qualité aromatique , ont fait croire pendant longtemps qu’il était produit par le myrliis pimenta, lequel se nomme bois d’Inde dans les Antilles ; mais il y a longtemps aussi que cette erreur a cessé , et qu’on a reconnu que le bois do Campêche était fourni par Vhœmatoxijlum campechianum.

Ce bois varie dans sa forme et porte une désignation particulière , suivant le pays qui le produit. Celui de Campêche même se désigne sous le nom de Campêche coupe d’Espagne; les autres prennent le surnom de coupe d’Haïti, coupe Martinique , etc. Il a été privé d’aubier par la hache , présente généralement une surface anguleuse, irrégulière, et offre souvent des angles rentrants et des trous encore pourvus d’un aubier blanc et de leur écorce. Il est naturellement d’un rouge brunâtre très pâle h l’intérieur, mais devient d’un rouge vif lorsqu’il est conservé poli à l’air, ou passe au noir quand il est exposé brut à l’humidité. Aussi, dans le commerce, les bûches ont-elles toujours à l’extérieur une couleur noire qui les distingue à la simple vue du bois de Brésil. Le bois de Campêche est plus iiesant que l’eau, à texture fine et compacte , susceptible d’un beau poli- et pouvant faire de beaux meubles. Il exhale une odeur d’iris très marquée cl présente une saveur sucrée et parfumée.

Le bois de Campêche forme avec l’alcool une teinture d’un rouge jaunâtre

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foncé , cl avec l’eau un macéré d’un ronge encore ]ilus foncé cl d’une odeur d’iris. Ce macéré teint le papier en riolet, devient d’un violet extrêmement foncé par les alcalis, et passe au rouge jaunâtre par les acides.

L’alun lui communique une couleur rouge violette très foncée, et Vammoniaque y détermine une laque bleue.

Avec le chlorure ferrique , précipité violet noirâtre.

Sous-acétate de plomb , précipité bleu un peu grisâtre.

Acétate de cuivre, précipité bleu noirâtre.

Sel d’étain, couleur rouge violette.

M. Clicvreul a obtenu le principe colorant du bois de Campèche h l’état de pureté, et l’a. nommé hémaiine. Ce principe est sous la forme de paillettes dorées , solubles dans l’alcool et l'éther ; il e.st très peu soluble h froid dans l’eau , plus soluble dans l’eau bouillante et crislallisabic par le refroidissement. Sa solution aqueuse, vue en masse, est d’un rouge jaunâtre ; elle devient jaune , puis d’un rouge vif, par les acides , et violette par les alcalis. {Ann. de chim,, t. LXXXI, p. 128.)

L’iiématine ne contient pas d’azote ; elle est décolorée par le sullidc hydrique ( acide sullliydrique ) , de même que le princii)c colorant du bois de Brésil, l’indigo, le tournesol , et beaucoup d’autres matières colorantes qui paraissent être incolores à un minimum d’oxigénation. 11 est probable même que l’hématine de M. Chevreul est le produit de l’oxigénation à l’air d’un principe non coloré , qui existe naturellement dans le bois de Campêche.

î Le bois de Campèche est usité surtout pour la teinture en noir et en bleu, L’ébenisterie en emploie aussi une certaine quantité.

Cam-ivood Engl.; bapliia nitida Lodd. , tribu des cæsalpiniée.s ou cassiées.

L’arbre qui produit ce bois croit en Afrique , dans la colonie anglaise de Sierra-Leone. 11 arrive en bûches courtes, en morceaux , racines et écailles. 11 sert à la teinture en rouge et à l’ébénisterie. 11 est beaucoup plus lourd que l’eau, d’une texture très line et susceptible d’un beau poli. Lorsqu’il est récent, il est blanc à l’intérieur et ne devient rouge qu’au contact de l’air ; même dans des bûches assez anciennes, j’ai trouvé que l’intérieur était blanc, et que l’extérieur seul était devenu rouge jusqu'à une certaine profondeur ; à l’air humide et probablement sous l’influence d’émanations ammoniacales , sa surface noircit , de même que le fait le bois de Campèche et le caliatour. Ce bois , devenu rouge ou noir, ressemble tellement au caliatour, que je les ai longtemps confondus ensemble. Voici cependant à quels caractères on peut les distinguer : le bois de Cara est d’une structure encore plus (inc que le caliatour ; sa coupe transversale et polie est complètement privée de points blanchâtres indiquant l’extrémité de fibres ligneuses , et ne présente que d’innombrables lignes concentriques, régulièrement ondulées et très rapprochées , que l’on dirait avoir été dessinées avec le tour à guillocher. C’est avec peine qu’on observe , h l’aide d’une très forte loupe, d’autres lignes radiaires droites , très fines et très serrées.

Le cam-ffood fournit avec l’eau froide une teinture d’un rouge assez vif, tandis que le caliatour ne lui communique aucune couleur ; enlin lecam-vvood exhale , lorsqu’on le râpe , une odeur qui se rapproche plus de celle de la violette ou du palissandre que de la rose , et cette odeur, qui est assez fugace, disparait avec le temps.

Bois Ile Santal rouge.

Le genre pteroearpus , auquel appartient le santal rouge , est pourvu d’une corolle papillonacée , de 10 étamines monadelphes ou diadelphes et d’un légume indéhiscent, sous-orbiculairc , plus ou moins contourné , et entouré par une aile membraneuse ; il est souvent monosperme , mais il peut aussi contenir 2 ou 3 semences séparées par des replis du péricarpe. Les anciens botanistes se sont plu à voir une figure de dragon dans les veines proéminentes du péricarpe ou dans ses replis intérieurs , et ont pensé que c’était à cause de cette figure que l’on avait donné à la résine rouge de ces arbres le nom de sangdragon.

Le genre pteroearpus ne contient guère qu’une vingtaine d’espèces qui sont éparses dans les îles Moluques , dans l’Inde , à Madagascar, sur les côtes de l’Afrique, tant du côté de l’orient que de l’occident, et dans l’Amérique intertropicale. II se recommande à nous non seulement par ses bois qui , sous les noms de santal rouge, de har-wood, de caliatour, de corail tendre, etc., sont usités dans la teinture et dans l’ébénisterie ou la tabletterie , mais encore par scs sucs rouges et astringents qui constituent, soit une espèce fort rare et très pure de sangdragon , soit le kino de l’Inde orientale et la gomme astringente de Gambie.

Bois Ile santal ronge. Ce bois est généralement attribué au pteroearpus santalinus de Linné fils ; mais il me parait plus probable que cet arbre fournit le bois de caliatour qui a porté pendant longtemps le nom de santal rouge, et que notre santal rouge actuel est produit par le pteroearpus indicus de Willdenow, que Rumphius a décrit sous le nom de lingoum rubrum. En d’autres termes , le bois de caliatour, produit par le pteroearpus santalinus, était nommé indifféremment, par Herbert de Jager et par Rumphius , caliatour ou santal rouge , et notre santal rouge actuel , inconnu à Herbert de Jager, est le lingoum rubrum de Rumphius.

Le santal rouge arrive principalement de Calcutta , en bûches de 6 à 27 centimètres de diamètre , privées d’aubier, en racines ou en morceaux équarris. Les bûches sont souvent entaillées aux deux bouts , ou percées d’un trou pour y placer une corde , et usées extérieurement comme si elles avaient été traînées sur la terre (Holtzapffel ). Ce bois est d’un brun noirâtre à l’extérieur, et d’un rouge de sang à l’intérieur. J’en ai vu une fois un morceau d’extraction récente , qui était presque blanc dans son intérieur et qui depuis est devenu complètement rouge , ce qui m’a confirmé dans l’opinion que j’avais émise anciennement et bien avant les recherches d’ailleurs très belles et très exactes de M. l’rcisscr sur les matières colorantes organiques, que la couleur des bois de teinture était le résultat de l’oxigénation , par l’air, d’un principe primitivement incolore.

Le santal rouge présente une structure très fibreuse, assez grossière, quoique souvent dissimulée par l’abondance, de la matière résineuse dont il est impré-

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gné , èl très remarquable. Ses fibres sont disposées par couches concentriques , dirigées ou inclinées allcrnativeraent en sens inverse ; de sorte que , lorsqu’on le fend dans le sens de son diamètre, il se sépare en deux morceaux, qui sont comme engrenés l’im dans l’autre , et que , lorsqu’on y passe le rabot, la surface est alternativement polie et déchirée (1). Les parties polies offrent un grand nombre de pores allongés remplis d’une résine rouge.

Le santal rouge est un peu plus léger que l’eau; il est doué d’une odeur faible , mais agréable , analogue à celle de l’iris ou du bois de Campêche ; il n’a pas de saveur proprement dite , mais il parfume légèrement la bouche. Il est aujourd’hui plus employé dans la teinture et la tabletterie que dans la pharmacie.

M. Pelletier a fait des recherches sur le santal rouge et sa matière colorante. L’eau n’a que peu d’action sur ce bois ; l’alcool rectifié en a une beaucoup plus grande , et néanmoins ne le décolore pas entièrement. La matière dissoute a les propriétés générales des résinoïdes. Elle est à peine soluble dans l’eau froide , plus soluble dans l’eau bouillante , très soluble dans l’alcool, l’éther, l’acide acétique et les alcalis. Elle est presque insoluble dans les huiles fixes et volatiles , excepté l’huile volatile de lavande et celle de romarin , ce qui est un caractère d’exclusion assez singulier. ( Bulletin de pharm., 1815 , p. 453.)

La santaline pure et incolore , soluble dans l’eau et crislalhsable , a été obtenue par M. Preisser, dans les recherches dont il vient d’être question. [Journal de pharmacie et de chimie, t. ’V^, p. 208.)

Bols rtc Caliatour. Le bois de Caliatour vient de la côte du Coromandel (2), où il est produit , suivant toutes les probabilités , par le pterocarpus santalinus. Il est d’un rouge très foncé , plus lourd que l’eau , très dur, très compacte , et susceptible d’un beau poli. 11 n’offre pas, comme le santal rouge, un mélange d’exsudation résineuse et de fibres ligneuses grossières ; sa texture est purement ligneuse et très serrée ; il présente , sur la coupe longitudinale, des petites lignes creuses ressemblant à des mouchetures faites au burin , dues à des vaisseaux ouverts , et sur la coupe perpendiculaire à l’axe un pointillé blanchâtre dû à la section des mêmes vaisseaux, dispersé au milieu de lignes concentriques ondulées et très serrées; il exhale, lorsqu’on le râpe , une odeur de bois de rose très marquée et très persistante , car on l’observe sur de très vieux échantillons ; enfin il ne teint pas sensiblement l’eau froide , toute sa matière colorante étant passée à l’état de santaline rouge et insoluble.

On trouve dans le commerce deux variétés de caliatour. L’une, très ancienne, est en bûches régulièrement cylindriques, qu’on ne dirait pas avoir été taillées extérieurement, et cependant dépourvues d’aubier; il est d’un tissu moins serré que le second, et présente une coupe transversale un peu résineuse. L’autre est sous forme de grosses racines ou de bûches cylindriques ayant? centimètres de diamètre, et présentant, sur toute leur sur-

famillc des légumineuses et ù quelques aulrcs, je lu désigne, pour alirégcr, sous lu déuomiua-

(2) Suiviiul Ilerbei l do Juger, elle par Tlumphius , CnK«(o«r est l’ancien nom d’un endroil du Corumnndel nomme aujuurd’hui Kncspla Palnimm, ou Kisjua Palan ; mais il serait possible aussi que ce nom fût une altcralion de Paliacouv, qui est celui d’une ville de Ceyinn.

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face , l’impression des coups de hache qui ont servi à les dépouiller d’aubier. Ce bois est très lin , très dur et très pesant , dépourvu de toute apparence de résine, et tellement semblable au cam-wood qu’on ne peut l’en distinguer qu’à son odeur de rose persistante , et au pointillé pâle de sa coupe transversale. Enlin, on trouve dans quelques collections un bois de Madagascar qui est un caliatüur très volumineux, d’un rouge vineux, moins compacte et moins pesant que les deux variétés précédentes. Hicn n’empêche de croire que ces variétés ne soient dues à la même espèce de pterocarpus, croissant dans des localités différentes.

Sautai roiiBc «l’Afritiue ou l>af-wooil. J’ai trouvé chez les marchands de Londres , sous le nom de bar wood , un bois rouge , en morceaux équarris de 120 à 130 centimètres de long, de 23 à 30 centimètres de large, et de 6 à 9 centimètres d’épaisseur. Ce bois ne diffère du santal rouge de l’Inde que parce qu’il est un peu moins dense, d’une structure encore plus grossière, et d’une couleur rouge plus vive et plus belle, ce qui tient seulement à ce qu’il est moins foncé et un peu moins riche en matière colorante. 11 m’a paru tout à fait inodore et insipide. Ce bois vient d’Angola et de Gabon, sur la côte occidentale d’Afrique, où il est probablement produit par leplerocarpus ango~ lensis DC., ou par \c pterocarpus sanlalinoides L’Hér.

Santal ronge tcnilrc ou Sois rte corail icnrtre (1). On lit dans Pomet qu’on apporte des îles du Vent, ou des Antilles, un bois rouge auquel on donne le nom de bois de corail, à cause de sa vive couleur, et qu’on le substitue au santal rouge; mais que cette substitution est facile à connaître, en ce que le bois de corail est d’un rouge clair, léger et fibreux, tandis que le vrai santal (Calialour) est d’un rouge foncé , sans aucun fil et fort pesant. Ce bois de corail de Pomet se trouve toujours dans le commerce, et est en effet très souvent donné en place du santal rouge. IL est beaucoup moins riche en matière colorante, et présente, lorsqu’on le râpe, une faible odeur de campêche. 11 doit être fourni par le pterocarpus draco L., ou par Icptorocarpus gummifér Bert. , qui appartiennent aux îles de l’Amérique.

Rosaliha du Brésil. J’ai trouvé sous ce nom, à Paris, un bois rougeâtre, léger, longuement fibreux, non résineux, ;i structure santaline tellement prononcée, que je le crois produit par un pterocarpus. Je ne sais si ce bois est le bois blanchâtre, et cependant propre à la teinture, mentionné par Margraff sous le nom d'arariba, et attribué par M. Riedel à un pterocarpus. Il est d’ailleurs peu important , et je u’en parle ici que pour le distinguer d’un autre bois de teinture nommé arariba rosa, dont il sera question plus loin.

Sansdragon des Antilles.

Suivant llunlphius , le bois' des vieux lingouns {pterocarpus indiens) est si résineux, surtout vers la base du tronc, qu’il exsude en assez grande abondance une huile résineuse rouge, lorsqu’on l’expose à un feu médiocre; l’ai'deur du soleil fait quelquefois suinter à travers l’écorce de l’arbre une

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résine semblable. Clusius rapporte également qù’on extrait en Amérique, par des incisions faites au tronc des ptarocarpus , un sangdragon en larmes , dilférent de celui qui est en pains dans le commerce. J’ai reçu anciennement de M. Fougeron un échantillon de ce sangdragon venant des Antilles, où je suppose qu’il a été produit par le pierocarpus draco, ou par le plerocarpus gummifer. Je ne reviendrai pas sur la description que j’en ai déjà donnée. Ce sangdragon , d’ailleurs , est fort rare dans le commerccj et tout celui que nous employons provient des îles Moluques , où il est extrait du calamus draco. (Voyez tome II, p. 143-143.)

Bois cUatousiciix ou Bols de Moutonclii.

Moutouchi suherosa Aubl.; plerocarpus suberosus DC. Cet arbre s’élève à la hauteur de 16 mètres; son bois est poreux, léger, pourvu d’un aubier blanc; le cœur est d’une forme très irrégulière, dessiné, sur la coupe transversale, comme une carte de géographie, et offrant toutes sortes de couleurs, depuis le rouge vif jusqu’au violet, et depuis le châtain clair jusqu’au châtain noir. Ce bois parait généralement avoir été altéré par l’humidité , et il est peu estimé , quoiqu’on eu trouve des morceaux du plus bel effet par leur mélange irrégulier de rouge et de châtain foncé.

Bois d’;linaraute.

On trouve sous ce nom , dans le commerce , deux bois très différents que je désignerai parleur couleur, en appelant l’un bois d’amarante violet, et l’autre bois d’amarante rouge.

Bois «l’amarante vioict , purple-wood du commerce anglais. Ce bois est apporté de Cayenne et du Urésil , en bûches , en poutres ou en madriers d’un volumeconsidérable. Il est compacte, pesant, d’une texture très line, et présente, sur la coupe perpendiculaire à l’axe , un pointillé d’une très grande finesse, disposé par lignes ondulées, très serrées. Nouvellement coupé, il est d’un gris foncé; mais il acquiert promptement à l’air une teinte violette uniforme; il prend bien le poli, et paraît alors d’un brun rougeâtre. Son principe colorant est insoluble dans l’eau froide et peu soluble dans l’eau bouillante. Il forme avec l’alcool une belle teinture rouge , et il se dissout dans les alcalis sans tourner au bleu. Le bois d’amarante violet est quelquefois confondu avec le bois violet, qui est beaucoup plus rare, plus beau et d’un prix bien plus élevé ; la couleur uniforme du premier et les veines tranchées du second suffisent pour les distinguer. Le bois d’amarante violet a été considéré par quelques personnes comme une esp.èce d’acajou et par d’autres comme une sorte de bois de Brésil. On suppose qu’il appartient à un nissoho , de la tribu des dalbergiées.

Bois d’amarante rougre. Ce bois, qui est fort beau et rare dans le commerce, paraît venir du Brésil, Il est très lourd, très compacte, et susceptible d’un beau poli. L’échantillon que j’en ai consiste en une bûche cylindrique de 18 centimètres de diamélrc, pourvue d une écorce unie, compacte , très dure , formée de deux couches distinctes, l’extérieure grise, et l’intérieure brune très foncée. Cette écorce est douée d’une odeur et d’une saveur aromatiques de palissandre. X<’aubier .est épais seulement de 11 à 14 millimètres ,

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grisâtre, dur et compacte. Le cœur, (pii forme la presque totalité du tronc, est d’un rouge de cochenille foncé , devenant d’un rouge plus clair, et jaunâtre à la lumière. La coupe horizontale est d’un rouge uniforme, et présente quelques points défibrés ligneuses dispersés au milieu d’un réseau formé de lignes radiaires et de lignes concentriques très serrées. La coupe, suivant le diamètre, présente à la loupe, sur un fond rouge de feu, comme un dessin écossais rouge brun , formé par la rencontre des libres longitudinales et des rayons médullaires. Je n’ai aucune donnée sur l’origine botanique de ce bois.

Bois de Palissandre.

te bois , que la mode a élevé au plus haut degré de faveur, paraît être le jacarandanoir et odorant, que Margraff dit croître dans la capitainerie de ïous-les-Saints , mais dont il n’a donné aucune description {JBist. brés., p. 136). Seulement, comme Margraff décrit dans le même article un autre jacaranda à bois blanc et inodore, qui est évidemment une bignoniacée, c’est lui qui est cause que l’on a longtemps attribué le bois de palissandre à un arbre de cette famille, tandis qu’il appartient à celle des légumineuses, et très probablement au genre dalbergia.

Pendant longtemps aussi le bois de palissandre a porté le nom de Sainte- Zueie, île des Antilles, par la voie de laquelle il est probablement venu anciennement en Europe ; enfin, les Anglais lui donnent le nom de rose-wood, c’està-dire bois de rose, ce qui a occasionné plusieurs malentendus entre leurs commerçants et les nôtres. Un ancien échantillon, conservé dans les collections du Muséum d’histoire naturelle, porte le nom de sedramara caviana.

Le bois de palissandre (1) provient du Brésil, de l’Inde orientale et d’Afrique. Il est importé en longues poutres ou en madriers, souvent pourvus d’un épais aubier blanchâtre. Le meilleur vient de Kio-Janeiro, la seconde qualité de Babia, et le plus inférieur de l’Inde orientale. Celui-ci est aussi nommé black-wood (bois noir), quoiqu’il soit de couleur claire et le plus rouge des trois; ses pores sont privés de la matière résineuse dans laquelle réside l’odeur du vrai palissandre ; ce bois est produit par le dalbergia latifoUa.

La couleur du palissandre varie du noisette clair au pourpre foncé ou au noirâtre. Les teintes en sont souvent très irrégulières et brusquement contrastées ; d’autres fois rubanées ou plus ou moins confondues. Le bois se fonce beaucoup à l’air, et y devient généralement d’un brun violacé; il est très lourd, et quelquefois d’un grain serré ; mais, le plus souvent, il a une fibre très apparente, et sa coupe longitudinale présente des vaisseaux ouverts, formant des lignes creuses qui nuisent à son iroli. Les veines noires, que l’on observe surtout facilement sur la coupe horizontale, formant des dessins irréguliers qui traversent les couches concentriques du bois , sont d’une grande dureté, et sont très nuisibles aux outils. La poussière du palissandre est très âcre , et irrite fortement les narines ; il a une odeur douce et agréable qui lui est propre ; il est tellement imprégné de matière résineuse odorante qu’il brûle avec éclat, et que ses petits éclats forment d’excellentes allumettes.

Le bois de palissandre ordinaire porte au Brésil le nom de jacaranda

32Zl DICO'n'LÉIJOiN'liS CAI,I(’.tF1.0Ui;S,

cabuna; il yen a une autre sorte beaucoup moins pourvue Je porcs résineux nonimée cabuna tout court, et une troisième variété nommée yacaranJa tam, qui est d’un rouge pâle , avec peu de veines plus foncées. Ce bois est serré, dur, privé de veines résineuses, ressemblant beaucoup au tulip-wood (bois de rose) par sa couleur.

On importe de Cayenne en France, sous le nom de liois Irasot, un bois rosé avec des veines plus foncées , pourvu d’un aubier blanchâtre traversé par des veines brunes comme celui du palissandre ; pourvu d’une légère odeur de palissandre, ayant enfin une grande ressemblance avec le bois de roses et le palissandre ; ce bois pourrait bien être celui nommé jacavanda tam.

On trouve également à Paris, sous le nom de jacaranda, un bois complètement différent du palissandre, d’un rouge un peu jaunâtre et rosé, à fibre très apparente, mais dur, compacte et tenace, réunissant la solidité k la beauté. Ce bois présente d’ailleurs une si grande ressemblance avec celui des acacias, et particulièrement avec ceux qui portent le nom de tendra à caillou, que je le regarde comme produit par un acacia.

Le nom de bois de rose a été donné k un si grand nombre de bois, soit k cause de leur couleur, soit pour leur odeur, que je me crois obligé de désigner celui-ci sous le nom de bois de rose des ébénistes. Les Anglais le nomment tulip-'Wood, et les Portugais sebasliano d’amida , de la ville de llio- Janciro, qui a porté le nom de Saint-Sébastien. 11 existe d’ailleurs deux variétés de bois de rose, dont Tune arrive du Brésil et de Cayenne, et l’autre de la Chine (1).

Bois de rose du Brésil. Ce bois est le tulip-wood des Anglais, le vrai bois de rose des ébénistes. 11 arrive en bûches cylindriques de 1"’,30 de longueur sur 11 k 16 centimètres de diamètre, ou bien en souches plus volumineuses et irrégulières. Il est très pesant, d’une couleur rose, rouge pâle ou rose jaunâtre, veiné de rouge plus foncé. Il est k fibres droites lorsqu’il provient de la tige, noueux et ronceux quand il est produit par la racine. Il possède une odeur de rose faible, devenant plus forte sous la râpe, et une saveur amère accompagnée d’une assez grande âcreté. L’aubier, dont il reste quelques vestiges , est blanc ; le cœur paraît un peu huileux.

Le bois de rose est connu depuis longtemps ; mais il est rare, et l’on ignore encore quel est l’arbre qui le produit. Seulement on est en droit de supposer que cet arbre est du môme genre que celui qui fournit le palissandre, en raison du rapport évident qui existe entre les doux bois. 11 a été un temps où il n’y avait pas un meuble de prix qui ne fût en bois de rose. Il a été détrôné par l’acajou, comme celui-ci menace de l’être par le ivalissandre.

Faux I>ois (îe rose «lu lîresil. Il arrive du Brésil ou de Cayenne un bois ■SOUS forme de bûches de 13 k 23 centimètres de diamètre, présentant des veines ou des stries longitudinales , droites ou ondulées , alternativement d’un rouge clair et jaunâtre , et d’un rouge brunâtre ; ressemblant , par con-

JÆGUMlNKLSliS.

séqucnt , beaucoup au bois de rose , dont il possède aussi une lé^èic odeur ; niais ce bois est beaucoup plus dur et plus compacio que le bois de rose , non huileux et susceptible d’un plus beau poli. 11 se rappi oclie beaucoup du bois bagot et du jacaranda tam décrit jiar 51. llollzapffel ; niais il est plus dur que le bois bagot , à veinure plus régulière , et il est pourvu d’un aubier fort dur, susceptible de poli et dépourvu des veines brunes qui distinguent l’aubier du palissandre et du bois bagot. Ce bois est fort beau comme bois d’oliénislerie ; il a seulement l’inconvénient de n’être ni du bois de rose ni du palissandre.

Bois rte Betterave. Ce bois est apporté de Cayenne en troncs d’un volume considérable , privés d’aubier. 11 a mérité son nom jiar ses larges veines concentriques, alternativement d’un rouge pâle et d’un rouge vif. Il est inodore ; il est plus propre à la teinture en rouge qu’à l’ébénisterie.

Bois rtc rose rtc tliiiuc. Il y a quelques années qu’un commercant de Paris, voulant subvenir à la rareté du bois de rose , imagina d’en faire venir de Chine ; il en reçut en effet une forte partie , contenant deux ou trois variétés de bois dont une seule pouvait être comi)aréc au bois de rose du Brésil , et encore fut-il très diflicilc d’en trouver l’emploi.

Ce dernier bois , le seul dont je parlerai , est sous forme de troncs irréguliers, longs do 3 à 4 mètres, privés d’aubier et réduits à un diamètre de 0 à 10 décimètres. 11 rcs.semble complètement au bois de rose du Brésil par son caractère huileux , sou odeur de rose , et par la disposition de scs veines irrégulières et d’une couleur foncée sur un fond plus clair ; mais il en diffère par sa couleur mordorée , approchant de celle du palissandre, de sorte que, à la vue, on pourrait être embarrassé pour décider si c’est du buis de rose ou du palissandre. Ce bois fournit d’ailleurs la preuve que le bois de rose et le palissandre sont deux espèces fort voisines et qui doivent appartenir à un même genre de végétaux.

Dans une liste de bois de l’Inde présentés à la Société dos arts et manufactures de Londres , par le capitaine Baker, le dalbergia lalifolia Koxb. est indiqué comme produisant également le black-rose ou malabar sissoo , et le china rosc-wood. Je ne sais si ce dernier bois est le bois rose de la Chine.

Bois violet.

King-wood (bois royal) des Anglais. Ce bois vient du Brésil, de Cayenne, de hladagascar et de la Chine. Il arrive, comme le bois de rose, en troncs privés d’aubier à coups de hache , et variant de (i à 12 centimètres de diamètre. 11 y en a deux sortes assez distinctes qui paraissent venir également des contrées ci-dessus désignées , de sorte qu’il faut les considérer comme de simples variétés du même bois. Celui de la première variété ne dépasse guère 7 à 8 centimètres de diamètre ; il est dur, pesant , compacte , offrant des veines d’un violet foncé sur un fond violet clair, ce qui le rend un très beau bois d’ébénistcric. 11 est malheureuscinent pre.sque toujours carié dans son intérieur, ce qui empêche qu’on ne l’emploie pour des meubles ou des objets volumineux. 11 est un peu gras sous la scie , inodore à froid ; mais il exhale sous la râpe une odeur plus ou moins marquée , qui tient à la fois dubois de rose et du palissandre. J’en ai un échantillon venant de hladagascar, qui ,

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par ses veines violeltos très irrégulières , sur un fond mordoré clair et jau-' nàlre (1), ressemble tellement au bois de rose de Chine décrit ci-dessus, qu’on ne l’en distingue que par sa couleur violelle et par son odeur un peu plus faible ; d’où il résulte pour moi la presque certitude que le palissandre, le bois de rose et le bois violet, appartiennent à dos arbres très voisins, compris dans le genre dalbergia.

La seconde variété de bois violet est en troncs plus volumineux, ayant jusqu’à 12 centimètres de diamètre; il est plus sain dans son intérieur, d’un violet plus pâle , formé de veines plus serrées , plus régulières , et plus exactement concentriques ; il est moins huileux sous la scie et d’une odeur plus faible. 11 est bien moins estimé que le précédent; mais il doit provenir du même arbre ; et je suppose que pour le bois violet, comme pour ceux d’aloès et de santal citriu , la qualité supérieure du bois peut tenir à un état maladif qui détermine la stase des sucs colorants , aromatiques et résineux , dans les vaisseaux de la lige.

Bols (IlabalMil ot Bois il’ararilia.

La similitude observée entre ces deux bois , dont le lieu d’origine devrait être bien différent, est un fait fort singulier. 11 y a une quinzaine d’années qu’un de mes amis me remit un échantillon de bois importé de l’Inde , sous le nom de diababul , et encore déposé à l’entrepôt do la douane , à Paris. Ce nom diababul, fort peu connu , et qu’un homme étranger aux sciences n’aurait pu inventer, prouve que l’origine de ce bois est vraie et qu’il est produit par l’acaci'a arabica, lequel porte dans l’Inde le nom de babul. Quant à la jtarlicule dia, elle signifie de, comme dans les mots dia-scordiwm , dia-code> dia-carlliami , etc.

D’un autre côté, j’ai trouvé plus tard , dans le commerce , sous les noms d'araribarosa et do rozéplùr, un bois entièrement semblable au premier. Or le nom d'arariba, donné par Margraff à un bois de teinture du llrésil , que M. Iliedel pense être un pterocarpris , semble indiquer aussi que ce bois vient du Brésil ; cependant , comme la première origine est mieux prouvée que la seconde , je donnerai à ce bois le seul nom de diababul.

Le bois diababul vient en troncs privés d’aubier, de 13 à 14 centimètres de diamètre , ou en madriers d’un volume plus considérable. L’aubier, quand il en reste, est dur et jaunâtre. I.e bois est très dur, très pesant, h couches concentriques très serrées ; il offre, quand on le fend suivant le diamètre du tronc, des décliirurcs semblables à celles du sanlid ron(;c, mais plus courtes, et entre lesquelles se dépose une poussière jaunâtre foncée. Récemment coupé, il est d'un roug;e clair et comme imprégné d’un suc gommeux et rougeâtre, rjui lui communique une demi-transparence et lui donne, lorsqu’on l’examine à la loupe, une certaine ressemblance avec la chair do poire cuite. Cette couleur primitive se fonce promptement à l’air et se change en un brun rougeâtre foncé, assez analogue à celui du palissandre. Le bois entier est inodore ; mais quand on le râpe , il exhale une odeur aromatique très marquée , analogue à celle de la cannelle , ou mieux à l’odeur du cosco pretiosa tome H, p. 272).

Le bois diababul, coupé suivant des plans parallèles au diamètre, est

(1) Çe .fp.aa i'iUSE au violet plsir par Iç contact de l’air.

“.usceplible d’un beau poli et peut être employé pour l’ébcuistcrie ; d’un autre côté, comme il e.st très riebe en malière colorante, je .suis persuadé qu’il pourrait être très utile à la teinture. L’acacia arabica qui le produit fournit en outre au commerce la gomme de l’Inde et le bablah de l’Inde.

Bols (i’Angîco.

Nommé dans le commerce angica ou inzica , ce bois est fourni par plusieurs acacias du Brésil, tels que l’ocacia angico Man.Acpühecollobium gummiferum Mart., et le pithecollobium avaremotemo dont nous avons décrit l’écorce astringente sous le nom de barbalimâo (page 30G ).

Ce bois est très dense, très dur, formé d’un aubier jaunâtre et d'un cœur rouge , l’un et l’autre traversés par des veines brunâtres ; on le reconnaît assez facilement à sa coupe horizontale ou perpendiculaire à l’axe, qui présente des bandes concentriques ondulées , de couleur alternativement plus pâle et plus foncée. Il est satiné et imite assez bien l’acajou , auquel il est <prcl<iuelois substitué.

Plusieurs acacias des Antilles, principalement les acacia scleroxyla, guadalupensis. quadrangularis et tenui folia , fournissent des bois très durs auxquels les Nègres ont donné le nom de tendre à caillou. Le dernier de ces bois, rapporté par M. Capitaine , est formé d'un aubier jaune et d’un cœur rouge, tous deux très durs, très nerveux, à structure santaline, offrant la coupe horizontale de Vangica et la coupe longitudinale palmiforme des bois d’andira. L'acacia horrida Wüld. ^ebvrnea l.amk., présente un bois jaune, fort dur, propre à remplacer le buis ; l’acacia seyal Del. en a un couleur de chêne, assez dur, mais amylacé et attaquable par les insectes ; le bois de Yacacia vera est plus dur, un peu semblable à celui du poirier, mais fort laid ; celui de Yacacia albida est blanc jaunâtre , poreux , très amylacé , mangé par les insectes. Le bois de l’f c loi fl est dur, nerveux, nuancé, pourvu de la couleur bistrée du robinia pseudo-acacia et du cytisus laburnwn, etc.

Bois néi>]irËticiue.

Ce bois, qui nous vient du Mexique, a été attribué au guilandina moringaL. {moringapterigospermaGæTln.), et plus récemment à Yinga unguiscati W. Mais ces deux opinions ne sont guère probables, d’abord parce que le moringa pterigosperma est originaire de l’Inde et n’a été transporté qu’assoz tard en Amérique ; ensuite parce que Yinga iinguis cati W. se rapporte au quamochill d’Hernandez { Mex. hist. , p. M ) , et non au coatli du même auteur (p. 119), qui seul produit le bois néphrétique. Suivant Hernandez , le coatli ou tlapalcz palli est un grand arbrisseau légumineux , portant une lige sans nœuds , épaisse , ayant un bois semblable à celui du poirier, des feuilles plus petites que celles du pois chiehe et plus grandes que celles de la rue, enfin des fleurs jaunes, disposées en épis. Je ne sache pas que les botanistes modernes nous en aient l'ait connaître davantage.

Le bois néphrétique , tel que je l’ai vu , est sous la forme d’un tronc de 10 à 11 centimètres de diamètre , ou de rameaux d’un moindre volume. Il e.st pe.sant , inodore , couvert d’une écorce grise jaunâtre , très mince, légère.

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