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est glabre et à divisions linéaires ; par un style saillant, terminé par un stigmate en massue; enfin par sa capsule qui s'ouvre de haut en bas. Les autres genres séparés des anciens cinchona sont les genres remijia, pinchneia, hymenodyction, luculia, danais, catesbæa , etc., sur lesquels il est inutile de m'arrêter.
Le genre cénchona renferme un certain nombre d’espèces officinales tellement rapprochées qu’on pourrait presque les considérer comme de
Fig. 276.
simples variétés les unes des autres. Telles sont celles qui ont été nommées :
(Juinquina jaune et rouge par La Condamine ( fig. 276 ) ; C'inchona officinalis, Vahl:; — lancifolia, Muts; — condaminea de Humboldt et Bonpland ( fig. 277) ; — lanceolata, nitida, glabra, angustifolia, Ruïz et Pavon ; — lutea et colorada, Pavon; — macrocalyx, Paxon et de Candolle, etc.
Ce qui montre la grande affinité de toutes ces espèces ou variétés , ”
c’est qu’en les examinant avec autant d’attention qu’en peut le faire sur des planches gravées ou sur des échantillons desséchés dans les herbiers , on serait tenté de les assembler d’une manière différente de celle qu'ont suivie plusieurs botanistes.…
Ainsi le cénchona condaminea de Mumboldt et Bonpland (?/ant,
mamie
RUBIACÉES. 9ÿ equinoz., L 1, pl. X) diffère à plusieurs égards du quinquina décrit et figuré par La Condamine, et se rapproche plutôt du cénchona lancifolia de Mutis (Alibert, Æièvres pernicieuses, pl. 3), dont on a fait une espèce distincte (1).
Le quinquina de La Condamine (cinchona academica) se rapporte plutôt aux cinchona lutea et colorada Pay., cités par Laubert dans le Bulletin de pharmacie, t. A, p. 292, ou au cinchona macrocalyx Pav., DC. On lui trouve également de grands rapports avec le cinchona lanceolata R. P., qui est regardé comme une simple variété du /ancifolia.
Le cinchona nitida, qui se trouve aussi rangé parmi les variétés du cinchona lancifolia, diffère peu sans doute du cinchona scrobiculata dont on a fait une espèce particulière. On les trouve dans les mêmes lieux ; les auteurs de la Flore péruvienne et des plantes équinoxiales donnent à leur écorce le même nom de casçarilla fina, et disent également qu’on en fait un grand commerce. Ce cinchona nitida est probablement aussi le cinchona officinalis de Vabl.
Ces remarques, que l’on pourrait beaucoup multiplier, montrent qu’on est loin d’avoir fixé tout ce qui tient au nombre et à la synonymie des espèces de cinchona ; mais je les abandonne pour arriver à la description des quinquinas du commerce. Il y a lieu d’espérer, d’ailleurs , que M. le docteur Wedell, qui vient de consacrer plusieurs années à parcourir les régions intérieures de l'Amérique du Sud, éclaircira , dans l’ouvrage qu’il est en train de publier, beaucoup de points encore très obscurs de l’histoire des quinquinas.
Quant à moi, quelles que soient les recherches auxquelles je me suis livré, je dois avouer que je ne puis, encore aujourd'hui, que donner une histoire incomplète et très peu certaine des quinquinas. En effet, les grandes variations apportées dans les caractères physiques et même dans les propriétés chimiques et médicales des écorces, par les différences de latitude ou d’élévation, de température, d'âge, de
(4) La Condamine, qui a décrit avec un soin scrupuleux la feuille de son quinquina, la forme et la couleur rouge de sa nervure médiane, la disposition, l’inclinaison et la distance des nervures secondaires, qui remarque l'absence de tout poil ou cil sur les deux faces, ne fait pas meution cependant des glandes ciliées dont M. de Humboldt a fait le caractère distinctif du cinchona condaminea. De plus, dans la figure des plantes équinoxiales , les divisions de la corolle sont plus obtuses , les anthères plus longues et les filets beaucoup plus courts que dans la figure de La Condamine. Sans prétendre dire que le quinquina décrit par La Condamine doive former une espèce distincte. mais uniquement pour le désigner sans aucune équivoque , il marrivera souvent de lui donner le nom de cinchona academica. |
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sol, ete., permettent de croire que plusieurs écorces, que je suis obligé de décrire comme des sortes commerciales distinctes, parce qu’elles e sont en effet, peuvent appartenir à un même arbre ; de même que je suis persuadé que plusieurs espèces de cinchona , très voisines à la vérité, peuvent fournir des écorces presque semblables, lorsqu'elles ont été prises au même âge et surtout dans le jeune âge. Il sera donc toujours très difficile de connaître avec certitude l’origine spécifique des quinquinas du commerce.
Je pense que l’on peut toujours diviser les écorces de quinquinas en cinq groupes principaux, sous les noms de guinquinas gris, rouges, jaunes, blancs et faux ; non que les caractères indiqués par ces dénominations soient rigoureusement appliqués, mais parce qu'ils donnent une idée générale des sortes comprises dans chaque section.
Les quinquinas gris comprennent en général des écorces roulées, médiocrement fibreuses, plus astringentes qu'amères, donnant une poudre d’un fauve grisâtre plus ou moins pâle , contenant surtout de la cinchonine et peu ou pas de quinine.
Les quinquinas jaunes peuvent offrir un volume plus considérable, sont d’une texture très fibreuse et d’une amertume beaucoup plus forte et plus dégagée d’astringence. Ils donnent une poudre jaune fauve ou orangée, et peuvent contenir une assez grande quantité de sels à base de chaux et de quinine pour précipiter instantanément la dissolution de sulfate de soude.
Les quinquinas rouges liennent le milieu pour la texture entre les gris et les jaunes ; ils sont à la fois très amers et astringents ; leur poudre est d’un rouge plus ou moins vif; ils contiennent à la fois de la quinine et de Ja cinchonine.
Les quinquinas blanes se distinguent par un épiderme naturellement blanc, uni, non fendillé, adhérent aux couches corticales (1). Ils contiennent soit un peu de cinchonine ,.soit un autre alcaloïde plus ou moins analogue; ils sont peu fébrifuges et ne peuvent guère compter au nombre des quinquinas médicinaux.
Les faux quinquinas sont des écorces produites par des arbres étrangers au genre cénchona où qui en ont été séparés ( cascarilla , ezostemma, portlandia, condaminea, ete.) On n’v rencontre ni quinine ni cinchonine, et ils ne diffèrent pas moins des véritables quin-quinas par leurs propriétés chimiques et médicales que par leurs caractères botaniques.
4, L'épiderme ou, plus exactement, la croûte des sortes précédentes est en général fendillée, rugueuse, naturellement brune, et ne devient blanchätre ? la superficie qu'en raison des cryp'ogames qui la recouvrent.
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