LII. Guinquina de Muzon, de Goudot
Cinchona muzonensis Goudot ; cascarilla muzonensis Weddell. Espèce très remarquable découverte par Goudot. L’écorce, telle que je l'ai reçue de lui, est bien roulée , à épiderme uni, d’un gris blanchâtre, très adhérent ; la coupe du liber , faite à la scie, est polie , dure et d’un rouge orangé, Cette écorce, ainsi coupée , a donc l'apparence d’un très bon quinquina ; mais elle ne présente qu’une saveur un peu pâteuse , puis un peu astringente, finissant par devenir faiblement amère. Comme toutes les écorces précédentes, ce serait donc une très mauvaise espèce sous le rapport médical.
LIT. Écorce de Paraguatan,
Nommée socchi au Pérou; cinchona laccifera Tafalla ; macrocnemum tinétorium M. B.; condaminea tinctoria DC. L’écorce, telle qu’elle se trouvé dans le commerce, est en morceaux courts, épais de 5 à 15 millimètres, souvent courbés en dehors par la dessictation. Elle est raclée à l'extérieur, on pourvue d'une croûte blanchâtre ou jaunûtre et fongueusé , semblable à celle du gros quisquina nova. Elle à une texture grenue du côté externe, un peu fibreuse du côté interne; mais cette parie interné est gorgée d’un suc rouge desséché qui Hui donne une grande compacité et de la dureté. Cette écorce du commerce, étant plus ou moins altérée à sa surface par la lumière ou lhamidité , ne présente qu’une teinte générale d’un rouge rosé terne; mais elle possède à l’intérieur une belle couleur de laque rouge qui est très foncée, surtout du côté interne, où elle est gorgée de suc rouge. Tafalla dit qu’en raclant la surface interne des écorces fraîches, on en tire un suc qui, épaissi au soleil, peut remplacer la laqué ( Pull. pharm., \ IX, p. 307). Cette écorce est propre à la teinture; on la trouve au Musée britannique sous le nom de cénchona laceifera, quina porécida à la cinchont o quina roxa de Mutis [écorce n° 14).