‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris (volume 5)Chapitre 67 sur 121 · À "ARE · texte numérisé non relu

À "ARE

Ce dernier caractère le distingue du carvi et du fruit de persil vulgaire. Indépendamment de ce que ce dernier est plus arrondi et moins brunâtre , il offre à la coupe une amande pentagone, dont le côté interne est beaucoup plus long que les quatre autres, et dont chaque angle est marqué par la coupe blanche d’une des côtes du fruit. L’intervalle entre chaque côte est rempli par un vaste réservoir d’un suc brun d’une apparence mielleuse.

(Ajoutez ce caractère essentiel à ceux qui ont été donnés pour le persil vulgaire. )

Coriandre (fig. 506).

La coriandre, coriandrum sativum L., appartient à la tribu des coriandrées composant seule la sous-famille des cælospermes de la fa-

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mille des ombellifères. Elle s'élève à la hauteur de 35 à 50 centimètres ; ses feuilles radicales sont semblables à celles du persil, mais celles de la tige sont divisées très menu; ses fleurs sont disposées en ombelles à 3 ou 5 rayons, privées d’involucre et pourvues d'involucelles à 2 ou 3 folioles placées d’un seul côté. Les pétales sont blancs ou rosés , dilatés à la périphérie. Le fruit est sphérique et composé de 2 carpelles soudés qui ne se séparent pas à maturité.

Toute la plante récente a une odeur fétide insupportable ; mais le fruit desséché n’en conserve qu’une agréable, qui même n’est bien sensible que par la pulvérisation ; il est sphérique, jaunâtre et très léger ; il entre dans l’alcoolat de mélisse composé, et on lemploie assez fréquemment comme correctif, dans les potions purgatives faites avec le séné.

La coriandre est abondamment cultivée aux environs de Paris, dans la plaine des Vertus, et en Touraine.

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