I. II. III. IV. V. VI. VII
SiO3 40,78 40,85 40,26 31,63 37,69 32,50 31,04
MgO; 50,02 47,54 40,73 32,40 21,79 » »
FeO 8,82 11,63 15,62 28,49 2,99 32 62,57
MnO 0,17 0,36 0,37 0,48 » 35 »
NiO 0,08 ZnO 0,08 » » » » »
CaO 0,03 » » » 35,45 » 2,43
PsO » » » 2,79 » » »
AFO3 0,18 » 0,11 2,21 » » 3,27
I. Moyenne de six analyses comprenant le péridot oriental et le péridot des basaltes de Vogelsberg (Giessen), de Kasalthoff (Bohême), de l'Iserwiese et du Puy en Velay. L'oxygène de la silice est égal à celui des bases monoxydées. Formule :
(Mg, Fe)3Si, ou 10Mg3Si + Fe3Sï.
IL Moyenne de trois analyses de Volivine du fer météorique de
Sibérie. Formule : 7Mg3Si -j- Fe3Si.
III. Moyenne des analyses des péridots du Groënland, du Mont- Somma et des basaltes de Langeac (Haute-Loire).
VILLARSITE.
IV. Analyse de Y hyalosidérite de Kaiscrstuhl ; elle donne immédiatement (Mg, Fe, Ps)7si*. Si l'on admet que l'excès de base soit
accidentel, on aura très-sensiblement 2Mg3Si + Fe3Si.
V. Analyse de la batrachite du Tyrol. Elle donne très-sensiblement (Mg,Fe)3*S + Ca3*Si.
VI. Analyse de la knébélite. Elle donne sensiblement Fe3Si + Mn3Si, avec un excès de silice.
VII. Analyse du péridot ferreux des Açores. Formule : Fe3Si, avec un excès de silice.
On a aussi trouvé du péridot titanifère. M. Damour y a constaté 4 à 5 pour 100 d'acide titanique dans un péridot rouge-brunâtre de Pfunders, en Tyrol.
Y illarsite ou Péridot hydraté.
Substance demi-transparente, d'un vert jaunâtre, assez tendre, grenue, fragile, trouvée dans la mine de fer oxydulé de Traverselle en Piémont. Elle existe aussi dans les granités de la chaîne du Forez. M. Dufrénoy en a décrit des cristaux qui sont des octaèdres rhomboïdaux tronqués au sommet, dérivant d'un prisme droit rhomboïdal. L'analyse lui a donné :
Du Forez. Du Piémont.
Silice 40,52 39,61 Ox. 20,57 4
Magnésie 43,75 47,47 18,37 \
Oxure ferreux 6,25 3,59 0,69 /
— manganeux. » 2,42 0,53 > 19,81 4
Chaux 1,70 0,53 0,14
Potasse 0,72 0,46 0,08/
Eau 6,21 5,80 5,14 I
Formule : 4Mg3s'i -f 3H.
Hyperstène, bronzite, antliophyllite, diallage métalloïde, etc.
On a donné ces différents noms à des minéraux silicatés et trèscomplexes, que l'on trouve le plus souvent mêlés aux serpentines, sous forme de petites masses lamelleuses, d'un brun verdâtre, avec reflet métallique bronzé : plusieurs clivages, qui sont assez faciles, conduisent à un prisme rhomboïdal oblique de 87 degrés environ; la densité varie de 3,115 à 3,261. La dureté n'est pas plus constante, car si l'hyperstène est assez dur pour tirer des étincelles du briquet, la bronzite raie à peine le verre. Soumis à l'action du chalumeau, ces minéraux sont infusibles ou fusibles, suivant la nature et la prépondérance des bases qui les compo-
sent (magnésie, chaux, protoxydes de fer et de manganèse) ; mais, quelles que soient ces différences, la composition s'accorde presque toujours avec la formule R3Si2. Cette formule, qui est celle des pyroxènes, jointe à ce que la forme primitive s'accorde aussi avec celle de ces minéraux, est cause que les minéralogistes regardent aujourd'hui l'hyperstène et la bronzitc comme une dépendance du genre pyroxène.
On a réuni pendant longtemps à la bronzite et à la diallage, et sous le nom de diallage verte ou de smaragdite, une substance d'une très-agréable couleur verte, qui fait partie de la roche nommée vert de Corse; mais cette substance, toute caractéristique qu'elle est dans celte roche, paraît n'être qu'un mélange de lames d'amphibole et de pyroxène, et ne peut constituer une espèce minérale.
Talc et Stéatite.
Substances tendres et très-douces au toucher, donnant peu d'eau par la calcination, infusibles au chalumeau et d'une composition un peu variable, mais que l'on peut généralement représenter par un silicate de magnésie de la formule MgSi, contenant en plus soit un peu de magnésie, soit de l'eau, soit de la magnésie hydratée.
Ces substances accompagnent les serpentines dans les terrainsprimitifs supérieurs, et forment des lits ou des couches au milieu des micaschistes, des calcaires cristallisés, des dolomies et des phyllades. Elles forment la base des stéaschis/es, et entrent dans la composition des autres roches de la môme époque, telles que les ophiolites et les ophicalces. Ce ne sont môme que les portions isolées, et qui ont échappé, pour ainsi dire, à l'empâtement de ces roches, qui constituent les espèces ou variétés que nous distinguons, et que je vais décrire.
Talc laminaire, dit talc de Venise. — Substance en petites masses aplaties, translucides ou même presque transparentes, d'un blanc verdâtre avec un reflet nacré très-éclatant ; très-douce et onctueuse au toucher; très-facilement rayée par l'ongle et rayée même par le sulfate de chaux; se divisant facilement en feuillets très-minces et très-flexibles, mais non élastiques. Dans quelques échantillons rares et qui me paraissent cependant certains, les lames du talc ont une forme hexagonale très-prononcée et doivent être considérées comme des prismes hexaèdres trèscourts.
Le talc laminaire se trouve principalement au Saint-Gothard, associé à des cristaux rhomboédriques de dolomie ; au Tyrol, à