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DE L'EAU
Keport
Sulfate de chaux
— de soude
Chlorure de magnésium
— de sodium
Carbonate de chaux. . . .
— de magnésie
— de fer
Silice
Phosphate de chaux. . . .
— d'alumine
Fluorure de calcium
Carbonate de strontiane.
Iode
Glairine
quantité indéterminée.
traces.
traces.
Les eaux de soufre présentent un phénomène fort singulier, qui consiste en ce que l'atmosphère des cabinets où l'on prend les douches contient de l'acide sulfurique qui s'y forme par l'oxygénation du sullide hydrique dégagé de l'eau, et qui corrode les matières organiques soumises à son action, tels que le bois et la toile, ou sulfatise les métaux et les pierres (1).
Veau de soufre d'Aix paraît être une eau sulfureuse secondaire produite par l'action désoxygénante de la glairine sur les sulfates qu'elle contient. Quant à l'eau d'alun, qui ne diffère presque de la première que par l'absence du sulfîde hydrique, ou c'est l'eau saline primitive non altérée, ou bien c'est de l'eau de soufre dégénérée, ou, pour mieux dire, de l'eau saline régénérée, au moyen de la combustion du sulfîde hydrique par l'oxygène de l'air, dans les cavernes que l'eau traverse avant d'arriver à l'établissement thermal.
Aix-la-Chapelle (Prusse rhénane), Aquœ Grani. — Ville située à huit lieues de Spa et à douze de Cologne. Elle est célèbre pour avoir été la principale résidence deCharlemagne, qui fit restaurer •et embellir ses bains.
La source principale de ses eaux, située au milieu de l'hôtel dit Bain de l'Empereur, marque 57°, 3 au thermomètre centigrade. Elles sont à la fois sulfureuses, salées, alcalines, et dégagent une grande quantité de gaz azote, mélangé d'acide carbonique. Elles ont été analysées plusieurs fois, et notamment en 1851, par M. Liebig, qui y a trouvé :
(1) Peut-être l'acide sulfurique n'existe-t-il pas dans l'air des cabinets et ne se forme-t-il qu'après la condensation de l'eau chargée de sulfîde hydrique sur les corps poreux. Ce qui semble indiquer que les qhoses se passent ainsi, c'est que les métaux, qui ne sont pas poreux, se convertissent en sulfures avant de passer à l'état de sulfates.
EAUX MINÉRALES
Source de l'Empereur.
Chlorure de sodium
Bromure de sodium
lodure de sodium
Sulfure de sodium
Carbonate de soude
Sulfate de soude
— de potasse
Carbonate de chaux
— de magnésie. . . .
— de protoxyde de fer
Silice ,
Matière organique
Carbonate de lithine
— de strontiane —
— de manganèse. . .
Phosphate d'alumine. . .... traces fraces# traces>
Fluorure de calcium et ammoniaque '
Cent volumes du mélange gazeux, qui s'échappent librement à la source, renferment :
Source de Cornélius.
traces.
Source des Roses.
Source de Quirinus.
traces.
Azote
Acide carbonique. .
— sulfhydrique.
Gaz des marais. . . .
Oxygène
Source de
Source
l'Empereur.
de Cornélius.
O.no
Aix en Provence (France), Àquœ Sextiœ. — Ville fondée 121 ans avant J.-C, parC. Sextius Calvinus, proconsul romain. Il la bâtit dans un lieu rempli de sources chaudes, après avoir battu les Salies, peuples de Ligurie qui habitait ces contrées.
Les eaux surgissent aujourd'hui dans le local de Mayne ou Mayenne, où se trouve la maison des bains ; leur température varie de 34 à 37 degrés; elles diffèrent peu de l'eau pure par leur densité, leur limpidité et leur défaut d'odeur et de saveur particulières; elles n'offrent, à l'analyse, par kilogramme de liquide, que :
gram .
Carbonate de chaux, 0,1072
— de magnésie 0,0418
Sulfate de soude 0,0325
Chlorure de magnésium 0,0120
— de sodium 0,0073
Silice i f
Matière organique azotée et bitumineuse., j U>U17U Fer traces.
;>'22 DE L'EAU
L'analyse ayant été faite par M. Robiquet, sur de l'eau transportée à Paris, les gaz n'ont pu être déterminés. Alfter, voyez Roisdorff.
Amélie-les- Bains, voyez Bains d'Arles.
Arles, voyez Bains d'Arles.
Ax (Ariége, France).— Ville à quatre lieues de Tarascon. On y compte jusqu'à cinquante-huit sources d'eaux thermales sulfureuses, jaillissant des montagnes graniteuses qui environnent la ville. En 1200, on y avait établi une léproserie qui n'existe plus.
Il y a aujourd'hui trois établissements de bains connus sous les noms de Couloubret, du Teix et du Breil, dont les eaux ont été analysées par MM. Magnes— Lahens etDispan (1).
Eau, 1 kilogramme (2).
Acide sulfhydrique
Chlorure de sodium
Carbonate de soude desséché
Matière organique azotée
Silice dissoluble
Silice non dissoute
Oxyde de manganèse
Alumine
Fer et alumine
Magnésie
Eau et perte
Produit de l'évaporalion à siccité. .
Eau du Brcil. Eau du Teix.
Température, 59", 5. Température, 70».
quantité indét. quantité indét.
» trace.
Ces analyses, qui peuvent être exactes, sont cependant à corriger en ce sens que l'acide sulfhydrique se trouve dans l'eau à l'état de sulfure de sodium, dont la quantité paraît être, pour l'eau du Breil, de 0gr,0152, et, pour l'eau du Teix, de 0,0109.
Bade ou Baden (grand-duché de Bade), Thermœ inferiores. — Ville près du Rhin, à deux lieues de Rastadt et à huit de Strasbourg. Les eaux thermales situées dans son voisinage sont trèsanciennement connues et sont encore chaque année le rendezvous de la plupart des gens riches et désœuvrés de l'Europe, qui viennent pour y puiser les émotions du jeu et de l'intrigue plutôt
(1) Journal de pharmacie^ t. IX, p. 310.
(2) Toutes les analyses que je citerai étant rapportées au kilogramme, qui se confond presque toujours avec le litre, lorsque la densité de l'eau minérale ne diffère pas sensiblement de celle de l'eau distillée, il pourra m'arriver souvent de négliger de le dire. Le grand avantage"de prendre le kilogramme pour unité de l'eau analysée, et d'exprimer en grammes le poids des substances trouvées, est que chaque gramme de matière fixe répond à un millième du poids de l'eau. Les températures citées sont toutes rapportées au thermomètre centigrade.
EAUX MINÉRALES
que pour y rétablir leur santé; Il y existe doux espèces d'eaux bien distinctes, des eaux salines et des eaux ferrugineuses; mais les premières sont presque les seules usitées. Elles sont claires et limpides, pourvues d'une odeur fade ou faiblement sulfureuse et d'une saveur salée. Leur température varie de 45 à 65 degrés, et leur densité est d'environ 1,030. Elles ne laissent dégager presque aucun gaz. Voici l'analyse faite, en 1857, par M. Bunsen :
Source principale, Bruhquelle.
Source
des Juifs.
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