TÛT
fi fifUfl
0 OOfil
— "nrntriYVflp flp
ma n t"ïP(5P
traces.
irdces.
(1 dlIlLUUniclCJ Uc ■ •
U,UUI1U
*sillfVïfP /iP fhflllY
UjUUOO
traces.
traces.
traces.
traces.
traces.
traces.
traces.
traces.
Acide propionique en com-
— carbonique libre
traces.
traces.
Bade ou Baden (Argovie), Thermœ superiores, Aquœ helvetic(&. — Très-ancienne ville de Suisse, sur la Limât, à quatre lieues de Zurich, dont les bains étaient déjà célèbres du temps de Tacite. Les sources thermales sont au nombre de dix-huit et leur température varie de 41° à 52°, 50. L'eau est légèrement opaline, vue en masse. Elle aune odeur sulfureuse assez marquée, une saveur fade et nauséeuse, un toucher doux et savonneux. Elle rougit le linge. Elle contient, d'après l'analyse de M. Pfugger :
Acide carbonique 0m,094
Chlorure de sodium 1,053
— de manganèse 0,288
DE L'EAU
Report
Sulfate de chaux
— de soude
— de magnésie. . .
Carbonate de chaux . . .
— de magnésie
— de fer
grammes.
Cette eau est donc une eau salée-séléniteuse qui ne devient sulfureuse que par la réaction de la matière organique, dont l'analyse ne parle pas, sur le sulfate de chaux.
Baden (Autriche), Thermœ austriacœ, Aquo? pannonicœ. — Petite ville à quatre lieues de Vienne, dans un vallon fertile, entre plusieurs montagnes escarpées.
Les eaux sont un peu laiteuses et d'une odeur légèrement sulfureuse. La saveur en est salée et désagréable; leur température varie de 31 à 35 degrés. Elles dégagent de l'acide carbonique et de l'acide sulfhydrique et contiennent des chlorures de sodium et de magnésium, des sulfates de soude et de magnésie et des carbonates de magnésie et de chaux. D'après ces données, on doit la considérer comme une eau sulfureuse secondaire.
Bagnères sur l'Adour ou Bagnères de Bigorre (Hautes-Pyrénées).— Ville dans la vallée de Campan, sur l'Adour, au pied du mont Olivet. Elle est à cinq lieues de Baréges, cinq lieues et demie de Tarbes, vingt-trois lieues de Toulouse, deux cent vingt lieues de Paris. On n'y trouve pas moins de trente sources d'eaux thermales, dont quelques-unes sont ferrugineuses et une sulfureuse. Toutes les autres sont salino-séléniteuses et alimentent un grand nombre d'établissements de bains, tant communaux que particuliers. Le plus considérable est celui que la ville a fait élever sous le nom de Thermes de Marie-Thérèse, en le décorant, avec profusion, des plus beaux marbres des Pyrénées. On y a réuni les sources dites de la Reine, du Dauphin, de la Fontaine nouvelle, de Roc-de-Lannes, de Foulon, de Saint-Roch et des Yeux, qui diffèrent un peu par leur température et leur composition. Mais la principale est la source de la Reine, qui fournit par heure 19 740 mètres cubes d'eau à 47°,5 centigrades, et dont voici la composition déterminée par M. Rozière, pharmacien à Tarbes :
Acide carbonique quantité indéterminée.
Sulfate de chaux. . .
— de magnésie
— de soude. . .
EAUX MINÉRALES. 525
Report 2,056
Chlorure de magnésium 0,130
— de sodium 0,062
Carbonate de chaux 0,266
— de magnésie 0,044
— de fer 0,080
Silice 0,036
Matière extractive végétale 0,006
Matière oléo-résineuse 0,006
Perte 0,054.
Bagnères-de-Luciion (Haute-Garonne). — Petite ville à deux
lieues des frontières d'Espagne. A peu de distance de la ville et au pied d'une montagne, se trouve le bâtiment dit de V Hôpital, dans le fond duquel est une petite grotte voûtée, d'où sort la source principale, dite source delà Grotte. Elle est très-abondante, fortement sulfureuse et chaude à 65 degrés. Dans une cour, dépendant du même établissement, se trouve une autre source également abondante et sulfureuse dont la température est de 49 degrés ; on la nomme source de la Reine ; et immédiatement à côté est une autre fontaine très-abondante qui se divise en deux parties : la première, contiguë à celle de la Reine, est encore sulfureuse et marque de 30 à 39 degrés centigrades, on la nomme source Blanche ; la seconde, nommée source Froide, varie de 21 à 26 degrés, et n'est qu'à peine sulfureuse. On connaît en outre un nombre considérable de sources sulfureuses (cinquante environ) et quatre sources ferrugineuses.
Bayen, qui a fait en 1766 une analyse remarquable de ces eaux, les a considérées comme participant plus ou moins les unes des autres. La Froide lui a paru n'avoir originairement aucune odeur, et lui a présenté d'ailleurs des principes différents, de sorte qu'elle ne doit probablement sa température un peu élevée et sa légère qualité sulfureuse qu'à son mélange avec la Blanche, qui, à son tour, reçoit son odeur de la source de la Reine; et celle-ci n'est peut-être elle-même qu'une branche un peu altérée de la source de la Grotte. Il en est de même encore d'une source dite de la Salle, que Bayen a démontré, au moyen de fouilles intermédiaires, être une dépendance de celle de la Reine. C'est en faisant ces fouilles qu'il a découvert d'anciens autels consacrés par la reconnaissance aux nymphes et au dieu de la fontaine de Luchon, ce qui en montre à la fois l'antiquité et l'efficacité constante.
Voici, d'après M. Filhol, les résultats de l'analyse de quelquesunes des sources sulfureuses, pour un litre d'eau :
DE L'EAU
La Heine. Grotte supér.
Acide sulfhydriquc libre traces, traces.
Carbonate de soude » »
Sulfure de fodium 0,0950 0,0314
— de fer 0,0028 0,0027
— de manganèse 0,0033 0,0013
— de cuivre traces, traces.
Sulfate de potasse 0,0087 0,0059
— de soude 0,0222 0,0682
— de chaux . 0,0323 »
Hyposulfite de soude traces, traces.
Chlorure de sodium 0,0674 0,0723
Iodure de sodium traces, traces.
Acide silicique traces. 0,0103
Silicate de soude traces. 0,00904
— de chaux 0,0118 0,0376
— de magnésie 0,0083 0,0057
— d'alumine 0,0274 0,0109
Alumine traces. »
Phosphate traces, traces.
Matière organique » indét.
Blanche.
0,0338 0,0011 traces, traces.
0,0038 0,0610 traces, traces.
0,0500 traces.
0,0105 traces.
traces, indét.
Bagnoles (Orne). — Village à trois lieues de Domfront et à cinquante lieues de Paris.
On y trouve une eau faiblement sulfureuse, d'une température de 26 à 28 degrés centigrades, qui dégage continuellement une grande quantité d'azote mêlé d'acide carbonique, et dans laquelle Vauquelin et Thierry ont trouvé du sel marin et des quantités presque insensibles de sulfate de chaux et de chlorhydrates de chaux et de magnésie. On trouve également à Bagnoles des sources froides d'eau gazeuse ferrugineuse.
Bagnoles (Lozère). — Village à deux lieues de Mende. Les eaux sont sulfureuses et chaudes à 43 degrés. O. Henry en a retiré, pour un litre (sels anhydres) :
quantité indéterminée.
gr- 0,2265 0,0684 traces.
Azote
Acide carbonique
— sulfhydrique
Bicarbonate de soude ".
— de chaux
— de magnésie.
Chlorure de sodium
— de potassium
Sulfate de soude
— de chaux , . . ,
Silice, alumine et oxyde de fer Matière organique azotée
EAUX MINÉRALES
Bains (Vosges). — Ville à trois lieues de Plombières et sept lieues d'Épinal. On y trouve au moins onze sources d'eau trèsfaiblement salines, dont la température varie de 33 à 51° centigrades. L'une d'elles, dite le Robinet de fer (température 46°, 5), a
donné à Vauquelin, pour 1 litre :
gr-
Sulfate de soude cristallisé 0,28
— de chaux 0,08
Chlorure de sodium 0,08
Magnésie et silice traces.
Bains près d'Arles ou Bains d'Arles ou Amélie (Pyrénées- Orientales). — Ville sur le Tech et à trois quarts de lieue d'Arles, au pied d'une montagne sur laquelle Louis XIV a fait construire un fort nommé fort des Bains. On y trouve plus de vingt sources d'eaux sulfureuses, dont la principale, dite le gros Escaldadou, ne fournit pas moins de 1,029,888 litres en vingt-quatre heures, à la température de 61°,25\ Cette source alimente un établissement thermal dont les constructions colossales remontent à une grande antiquité. Elle a fourni à M. Poggiale, en 1858, par litre :
gr-
Sulfure de sodium 0,012
Chlorure de sodium 0,044
Carbonate de soude 0,071
— de potasse 0,010
Sulfate de soude 0,049
Silicate de soude 0,118
Alumine et oxyde de fer 0,004
Chaux et magnésie traces.
Glairine 0,009
Ces eaux présentent donc, en aussi faible quantité, les mêmes principes que les eaux d'Aix, de Bagnères de Luchon, de Baréges, et doivent jouir des mêmes propriétés.
On trouve en France quelques autres villages du nom de Bains, qui doivent devoir leur nom à des sources minérales aujourd'hui négligées. Remarquons d'ailleurs que les noms de Bad, Baden, Bath, Bagnols ou Bagnoles et Bagnères, ont la même signification que Bain, de même que Acqui, Aix, Ax et Dax, sont des dérivés d'Aqua.
Balaruc (Hérault). — Bourg à cinq lieues au sud-ouest de Montpellier, et près de l'étang salé de Thau, qui communique avec la mer par le canal de Cette. La source est très-abondante,
• 528 DE L'EAU
salée, et d'une température de M à 50 degrés centigrades. Les vents du nord-ouest, en diminuant la hauteur de l'eau dans l'étang de Thau, diminuent le volume et la température de l'eau de Balaruc, et les vents du snd, au contraire, qui amènent dans l'étang une plus grande quantité d'eau salée, augmentent le volume et la température de l'eau, ce qui est difficile à expliquer. Un autre fait très-remarquable, c'est qu'il existe dans l'étang même de Thau, très-près de Balaruc, un abîme qui pousse sans cesse à l'extérieur un volume très-considérable d'une eau souterraine, fraîche, douce et bonne à boire.
Plusieurs chimistes ont publié des analyses de l'eau de Balaruc, dont les résultats sont assez différents, si ce n'est sous le rapport de la nature des éléments, au moins sous celui de leur quantité, ce qui peut s'expliquer par les causes mentionnées plus haut. Voici les résultats de la plus récente et de la plus complète analyse faite par MM. Béchamp et Gautier (1) :
Par litre d'eau : gram.
Chlorure de sodium 7,0451
— ■ de lithium 0,0072
— de cuivre 0,0007
— de magnésium 0,8890
Sulfate de potasse 0,1459
— de chaux 0,9960
Bicarbonate de chaux 0,8358
— de magnésie 0,2167
Acide silicique 0,0228
— borique 0,0080
Oxyde ferrique 0,0012
Bromures traces.
Nitrates traces.
Alumine )
Manganèse [ 0,0011
Acide phosphorique )
Total des principes fixes 10,1695
cent, cubes.
Acide carbonique libre 0,0984
Azote et oxygène 13,42
L'eau de Balaruc purge à la dose de deux à trois litres par jour; prise à la dose de quelques verres, elle donne du ressort à l'estomac, et fait cesser les symptômes qui sont le résultat d'un état bilieux ou muqueux des premières voies. Son plus grand usage est sous la forme de bains, contre les rhumatismes chroniques et articulaires, les engorgements du bas-ventre, la contracture et la débilité des membres, qui sont la suite de fractures, etc.
(1) Béchamp et Gautier, Montpellier médical, 18G1 .
EAUX MINÉRALES
Baréges (Hautes-Pyrénées). — Village dans la vallée du Bastan, au milieu des montagnes, et dans un pays triste qui n'est habitable que pendant quelques mois de l'année. C'est cependant un de nos principaux établissements thermaux. L'État y possède un hôpital militaire élevé sous Louis XV, et renommé par le grand nombre de soldats et d'officiers qui y sont guéris chaque année. On y compte au moins seize sources d'eau sulfureuse dont la température varie de 26 à 45 degrés; mais elles sont peu abondantes. Elles ont été analysées par un grand nombre de chimistes, mais c'est Borgella, Anglada et M. Longchamp qui en ont fait connaître la véritable nature. Ce dernier a retiré de l'eau de la Buvette, par litre :
Azcte 01W, 004
gr-
Sulfure de sodium 0,04210
Sulfate de soude 0,05004
Chlorure de sodium 0,04005
Soude caustique 0,00510
Potasse caustique traces.
Silice 0,06783
Chaux 0,00290
Magnésie 0,00034
Ammoniaque traces.
Barégine »
M. Longchamp suppose que la soude est complètement à l'état caustique dans l'eau de Baréges et qu'aucune portion ne s'y trouve carbonatée (1). Mais il me semble, au contraire, qu'Anglada (2) a prouvé sans réplique l'existence du carbonate de soude dans l'eau de Baréges. Ce qui me semble raisonnable de conclure de la controverse qui a eu lieu à cet égard, c'est que le sodium existe dans l'eau de Baréges, de même que dans toutes les eaux sulfureuses primitives des Pyrénées, tout à la fois à l'état de sulfure et de chlorure de sodium, et à l'état de sulfate, de silicate et de carbonate de soude.
BAfH (Sommersetshire, Angleterre), à quarante-quatre lieues ouest de Londres. — Ses eaux thermales sont très-anciennement connues et très-fréquentées. Leur température est d'environ 46 degrés. Voici le résultat de leur analyse, faite par M. Philips, avec la correction indiquée par M. J. Murray (3). Afin de rendre cette analyse comparable aux autres, nous l'avons réduite au kilogramme et au gramme.
(1) Longchamp, Ann.de chim. etdephys.,t. XIX, p. 188, et t. XXII, p. 156.
(2) Anglada, t. XX, p. 252.
(3; J. Murray, Ann. de chim., t. XCVI, p. 2G8. '
GuiBOUUT, Drogues, !i« édition. T. I. — 3 4
DE L'EAU
Eau deBath, i kilogramme. D'après M. Philips. D'après M. Murray.
Acide carbonique
0llt,042