‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome premier (volume 2)Chapitre 7 sur 194 · PRONONCÉ PAR M. BUIGNET. XIII · texte numérisé non relu

PRONONCÉ PAR M. BUIGNET. XIII

modes de préparation le présentait aux usages médicaux avec des qualités tellement variables, que les médecins ne pouvaient plus compter sur l’efficacité de son action. M. Guibourt compare tous les procédés jusque-là décrits ; et, mettant à profit les avantages particuliers que chacun d’eux renferme, il les résume en un procédé unique qu’il soumet au contrôle de l’expérience. La nécessité de titrer la pepsine officinale, l’emploi de la fibrine comme moyen d’en apprécier la valeur, l’influence des divers acides pour en déterminer ou en exalter les effets, celle que l’amidon peut exercer dans son mélange avec le produit de la préparation pourformer une pepsine amylacée neutre ou acide, tels sont les sujets d'étude que M. Guibourt a abordés résolûment, et dont il a cherché la solution par la voie de l’expérience. Le Codex de 1866 a sanctionné les résultats de cet important travail.

Quoique M. Guibourt ne se soit point occupé de physique pure, on trouve dans la plupart de ses travaux, des applications de celte science. Nous devons signaler parmi les principales :

Un travail sur la densité des huiles volatiles;

Des observations, faites en commun avec M. Bouchardat, sur les propriétés topiques des Térébenthines et de leurs essences, observations desquelles il résulte que le pouvoir rotatoire des huiles volatiles est souvent très-instable, la simple distillation suffisant pour en modifier le sens et l’énergie ;

Des remarques sur la densité des corps poreux et sur les erreurs auxquelles on est assujetti dans sa détermination, lorsqu’on ne lient pas un compte suffisant du volume apparent et du volume réel ;

Un mémoire sur le Tabaschir, dans lequel il met en évidence tous les caractères physiques de celte singulière concrétion, l’accroissement de volume qu’elle prend au contact de l’eau, la transparence qu’elle y acquiert, la faiblesse de son indice de réfraction comparée à sa forte densité, anomalie qu’il signale en passant et dont il donne la juste explication.

En plus d’une circonstance, M. Guibourt a eu à s’occuper de recherches relatives à la toxicologie. En 1829, il fut désigné conjointement avec MM. Henry et Denis, pour examiner des matières suspectes dans un cas présumé d’empoisonnement. Dans les recherches auxquelles il se livra comme rapporteur, il put constater non-seulement l'acide arsénieux qui était le poison soupçonné, mais un sel que le commerce y mêle frauduleusement, le sulfate de baryte.

Plus tard, il publia des observations sur l’hydrate de peroxyde

ÉLOGE DE M. GUIBOURT

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