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de fer considéré comme contre-poison de l’arsenic, observations qui ont une valeur réelle, quoique leur importance pratique ait beaucoup diminué, depuis que M. Bussy a signalé les avantages attachés à l’emploi de la magnésie calcinée.
En 1830, il vérifia un fait qui avait déjà été annoncé, mais qui paraissait contraire aux prévisions de la chimie, à savoir que l’arsenic contenu dans le bismuth du commerce passe dans le sous-nitrate obtenu par précipitation, et communique à ce sel les propriétés toxiques que l’observation lui a souvent reconnues.
La matière médicale ou l’histoire naturelle des médicaments a été, de la parlde M. Guibourt, l’objet d’une étude toute spéciale à laquelle il s’est livré dès le début de sa carrière scientifique, et vers laquelle il s’est trouvé porté plus tard par la nature même de son enseignement. C’est à cette branche des connaissances pharmaceutiques que se rattachent ses mémoires les plus nombreux et les plus importants. En parcourant les divers auteurs qui avaient écrit sur la matière médicale, il avait été frappé du vague qui régnait encore dans la description de certains médicaments môme très-usités, et c’est dans le but de préciser nos connaissances sur leur origine, leur nature et leurs caractères distinctifs qu’il s’est livré aux recherches les plus patientes, aux investigations les plus minutieuses. 11 a pu, en travaillant dans cette direction, réformer beaucoup d’erreurs, ramener à une dénomination commune des substances considérées avant lui nomme distinctes, et établir au contraire une distinction judicieuse et fondée entre des substances qu’on avait regardées jusquelà comme identiques.
Dans les nombreux écrits qu’il a publiés sur Yopium, sur le quinquina, sur la scammonée, sur 1 ejalap, sur la rhubarbe, il s’est attaché surtout à caractériser les espèces commerciales et à mettre le pharmacien en mesure de reconnaître les produits de bonne qualité. Aussi décrit-il avec le plus grand soin toutes les propriétés physiques ou organoleptiques appartenant à chacune de ces substances. Dans ces mémoires, comme dans tous ceux qu’il a publiés sur la matière médicale, il a toujours allié les connaissances du chimiste avec celles du naturaliste. M. Guibourt aimait beaucoup la chimie, à laquelle il avait consacré ses premières études ; il en suivait la marche avec le plus vif intérêt. Mais ce n’était pas sans une certaine inquiétude qu’il voyait la tendance de la médecine à s’emparer de ces découvertes, et à remplacer les matières premières par les principes actifs que la chimie en avait séparés. Dans sa pensée, la morphine, la quinine, ne repré-