TÉRÉBINTHACÉES. — GALLES DE CHINE
recueillent les ou-poey-lse ;ivant les premières gelées. Ils font mourir les insectes que les coques renfermant en les exposant pendant quelque temps à la vapeur de l’eau bouillante.
Fig. 739. — Galle de Chine. Fig. 740. — Galle de Chine.
J’ai donné (I) la description des différentes galles de Chine que j’ai en ma possession : l’une, que j’avais depuis longtemps sans la connaître , et qui se trouve ici représentée {fig . 741) , paraît résulter du développement monstrueux d’un bourgeon ,
Fig. 741, 74Î, 743. — Gailes de Chine.
retenant encore à sa base des vestiges d’écailles imprégnées d’un suc gommeux. Dès sa base, ce bourgeon se trouvait parlagé en trois ou quatre branches, dont chacune produisait une galle;
(1) Guibourt, Rer. scient., t. XXIV, p. 418.
bOi DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.
mais, (le ces galles, il n’ea reste qu’une entière et une petite partie d’une seconde. La galle entière, à partir du pédoncule, s’élargit rapidement en forme d’éventail, et se sépare en deux parts inégales, sur lesquelles paraissent des points proéminents, qui indiquent d’autres divisions moins marquées, ou d’autres parties plus complètement soudées et confondues. Cette galle, étant récente, devait être couverte d’un duvet jaunâtre, qui persiste dans les endroits creux, tandis que les parties proéminentes sont devenues brunes et polies par le frottement. La substance de la galle a plus d’un millimètre d’épaisseur; elle est blanchâtre, translucide et si gorgée de suc, qu’elle présente, quand on la coupe, l’apparence d’une gomme résine desséchée. Elle possède un goût très-astringent, sans aucune odeur ni saveur résineuse.
La galle de Chine, Importée en Angleterre, et dont M. Morson, de Londres, a bien voulu m’envoyer une assez forte quantité, est d’un gris blanchâtre, d’où il me paraît certain que la première ne doit sa couleur brunâtre qu’à son ancienneté. Elle est d’ailleurs entièrement couverte d’un duvet blanc, velouté; elle a la môme substance translucide et cornée, et la môme astringence, sans goût aromatique ou résineux. D’après M. Pereira, ces galles sont ordinairement revêtues à l’intérieur d’une matière d’apparence crétacée et contiennent des débris de pucerons; leur forme est très-sujette à varier, quelques-unes étant arrondies et presque unies ; mais la plupart offrent des protubérances ou des cornes semblables à des andouillers de cerf (Voir fig. 712 et 743).
J’ai (1) une figure grossière de l’arbre qui fournit la galle de Chine, tirée du Pen-lsao, et quelques détails fournis par des commerçants anglais, qui ne suftlsent pas pour en reconnaître le genre, ni môme la famille. M. Decaisne, avait pensé ((ue cet arbre pourrait bien être le Distylium racemosum de Zuccarini (2), grand arbre de la famille des Hamamélidées dont les feuilles sont légèrement piquées par un puceron et produisent une galle velue, qui paraît semblable à celle Auou-pey-ste. Le temps ne m’ayant pas permis de faire copie de la figure donnée par Zuccarini, je présente ici {fig. 744) celle tirée du pen tsao, telle qu’elle m’a été communiquée par le professeur Pereira. Le nom qui se trouve au haut de la figure, à droite, contre ta grappe de Heurs, est yen-fou tsze ; celui qui est de côté, à gauche, contre les galles, est ou-pei-ste ou woo-pei-tsze, qui paraît être le nom particulier de la galle; le troisième nom, placé au bas de l’arbre, est fou-mub.
(1) Guibourt, Mémoire cité.
(2) Zuccarini, Flora japonica.