IV. Cinchona lacuniaefolin
(C. lucumxfolia, l’av., in Hovv., loc. cit., et C. stupea, Pav., ibid., et herbier lioissier. — G’. Condaminea 7 luiumæfvlia, Wedd., IJist. imt.
(I) Voir Howard, loc. cil., tab. 111, flg. 20.
(2j Nous plaçons ici le C. coccinea et C. ei-ythranlha, quoique leurs affinités avec les C. o/ficinalis soient plus que douteuses. M. ïriana les a rapprochés des Cinchona pubeicens, Valil. (Voir Triana, Nouvelles étudei sur le< Quinquinas).
(3) Delondre et Boucbardat, loc. cit\, pag. 32.
(4) Phœbus, loc. ci/., pag. 41.
RUBIACÉES. — CINCHONA LUCUMÆFOLIA. ISl
Quinquinas, pag. 38, pl. IV bis. — C. mucrocalyx q lucumæfolia, DC., Pi'od., IV, 353).
C. à feuilles elliptiques, lancéolées, trés-obtuses au sommet, brillantes à la face supérieure, sans scrobicules; dents du calice largement triangulaires, subacuminées. — Capsules ovales, arrondies à la base.
Habite la province de Loxa et de Cuença.
Quinquinas i.dcümæpoi.ia.
A. Ecorce du C. lucumæfolia, Pav. (I). — Cette écorce vient accidentellement avec les quinquinas gris et quelquefois aussi avec les quinquinas Cartbagène (2). Elle diffère beaucoup des quinquinas de Loxa par l’absence de fissures transvers iles; elle est sillonnée extérieurement dans le. sens de la longueur; les couches subéreuses sont remarquablement blanches et lustrées. M. Howard a trouvé à l’analyse : quinine 0,6.'î, cinchonidine? 0,63, et cinchoiiine? 0,3t ; total 1,02 p. 100.
Etumm microscopique, — L’examen microscopique montre des couches de liber très-nombreuses, des libres corticales bien développées, paies à l’extérieur, rouge-brun à l’intérieur, et des cellules à résine mélées en grand nombre à ces fibres ; la couche herbacée contient aussi beaucoup de ces cellules (3),
B. Écorce du C. stupea (4). — Cette écorce arrive d’ordinaire mélée aux quinquinas gris de Loxa. V'oici, d’après M. Howard, ses principaux caractères, que j’ai pu constater sur les écorces que ce savant quiiiologiste a lui-mème employées à l’Ecole de pharmacie de Montpellier.
Les écorces fines sont couvertes de cryptogames variés. T.es écorces plus grosses sont plus argentées, recouvertes de couches subéreuses, qui s’exfolient par places et montrent la surface du derme d’un brun clair, marquée d’impressions transversales et longitudinales, comme dans l’écorce du C. rufi.n'.rvis de Weddell. Elle se distingue du reste de cette écorce par sa fracture entièrement fibreuse, et par la surface argentée et chagrinée de son périderme. Ces caractères font croire à M. Howard que c’est bien Ll le Cascarilla laqarlijada de Laiibert. Les échantillons que j’ai sous lès yeux me confirment pleinement dans cette idée. — Quant au synonyme de .M. Cuibourt, je ne le donne qu’avec la plus grande réserve.
Exaineii microscopique. — Le microscope monire dans cette écorce des couches subéreuses brun foncé passant au brun pèle à l’intérieur; des couches herbacées avec de nombreuses cellules à résine et à cris-
(t) Withe Crown bark (Pereira, loc. cil., 1638) ; vulgo Cascarilla con hojas de
(2) Ex Howard, loc. cit.
(3) Voir Howard, loc, cit., Micr. obs., tab. I, ii» 8.
(4) Cascarilla lagartijada (couleur de lézard), de Laubert, Bull, pharm., II, 298. — Quinquina de Lima très-rugueux, imitant le Calisaya (Guib., loc. cit., 113)? — Vulgo Cascarilla estoposa (fibreux) de Hualaseo.
152 DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.
taux, enfin des fibres corticales minces, groupées quatre ou cinq ensemble, entre des rayons médullaires bien marqués.
C'inchona laiieeolata.
{€. Umceolata, Huiz et Pav.. FL Ver., ol. — C. lancifoliu^ lanceolatu . Hœm. et Scbulles, Syst., V. pag. 9 ; — DC., Prod., IV, 352.)
C. à feuilles lancéolées-oblongues, glabres ; grandes panlcules de fleurs presque corymbiformes ; corolles roses pourprées.
Habite Muno, Pillao et Cuchero.
Nous empruntons à Ruiz et Pavon la diagnose de cette espèce, dont on n’a que des échantillons trùs-incomplets et insuffisants pour une caractéristique satisfaisante. Quelques exemplaires envoyés par M. Hasskarl à M. Howard, sous le titre de C. lancifulia, jiaraissent se rapporter au lanceolata de Ruiz et Pavon. En tout cas, les deux espèces semblent être extrêmement voisines.
Quinquina lanceolata (1). — Cette écorce, telle que je l’ai sous les yeux, provenant de la collection Howard, est en morceaux légèrement cintrés, larges de i centimètres. La surface extérieure est chagrinée, marquée de nombreuses fissures transversales irrégulières, et recouverte d’un grand nombre de lichens blancs et noirs sur un fond micacé grisfltre.