‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome troisièmeChapitre 35 sur 139 · XXV. Ciiichoita Mlulisli · texte numérisé non relu

XXV. Ciiichoita Mlulisli

(Weddell, Hist. mit. Quim/., 09, lab. XXll. — Lamb., Illust, exclus, syn. Flor. terne. — C. ylandutifera, Lindl., Flur. medica.)

Arbre à feuilles ellipliques-ovales ou oblongues, coriaces, brillantes à la face supérieure, chargées de poils en dessous, à bords enroulés; capsule oblongue ou ovale-oblongue ; corolle pubescente en dedans du tube.

Habite Loxa.

Var. aMicHOPHYi.i.a, feuilles ovales, aiguës

(C. microphylla, Mu lis (Aucf. Zca, pie Lamb.). — Pav., ISueva Qninol., Howard et herbier Hoissier. — C. quercifolia, Pav.,M*“ in berb. Lambert, fide Weddell.)

I\) Quinquina blanc de Loxa (Guib., hc. cit., 153). — Kina kina à écorce blanche de Loin, de Joseph de Jussieu, ex Howard, loc. cil. — Vulgo Cascarilta uhumada. — Cascarilta blancu des Péruviens.

RÜBIACÉES. — CmCHONA IIIRSUTA. 177

Var. fl Crispa, feuilles plus grandes, elliptiques-ovales, à base plus ou moins arrondie.

{C. paruLolici, KiiioL, Pav., ex Howard et licrb. Boissier. — C. querrifoliavar. crispa, Pav., m lierb. Lambert, Weddell.)

A ces deux variétés de M. Weddell j’ajouterai, comme intermédiaire :

C. AIutisii rcgosa, feuilles ovales, arrondies, intermédiaires pour les dimensions entre celles des variétés précédentes; capsules glabres à la maturité.

(C. rugosa, Pav., QuinoL et herb. Boissier.) (1)?

Ql'inquina Mutisii (2). — La variété P du Mutisü donne une écorce vulgairement appelée Cascarilla crespilla con hojas rugosas, que M. Guibourt a décrite en ces termes, sous le nom de Quinquina payama de Loxa : « Écorce filandreuse, rougeâtre, de saveur nulle, tantôt revêtue d’un épiderme gris, fortement chagriné comme celui des quinquinas gris, tantôt recouverte d’un épiderme lisse, feuilleté et d’une teinte rosée. Il présente un grand nombre de lichens blancs foliacés, mélangés du bel Hypoenus rubrocinctus, observé aussi sur le quinquina gris de Lima et le quinquina rouge. Cette écorce, dont la valeur est tout a fait nulle, se trouve ches M. Delessert sous le nom de Cascarilla crespilla con hojas ruyosas de Loxa, Cinchona parabolîca (lettre J). Le Musée britannique la possède également sous le nom de Cinchona de hojas rugosas de Loxa (3) (écorce n“ 9). »

Ce quinquina est, de l’avis de Pavon (herb. Boissier), une mauvaise écorce. Je J’ai vue dans la collection envoyée par M. Howard à l’Ecole de pharmacie de Montpellier, avec l'étiquette C. paraboUen, Pavo.v, at tiines imported as crow barh.

Sous la désignation de C. ruyosa-Pav. ? called crown bark, cornes laryely l iil (juaijaquil, M. Howard a également envoyé des écorces roulées, d’une couleur grisdtre, avec de nombreuses rides annulaires, d’un rougecannelle à la surface intérieure. Le périderme détaché laisse voir un derme jaune fauve marqué de quelques impressions transversales. La cassure est filandreuse comme celle du C. parabolîca, la saveur légèrement amère, très-aslringenle.

L’examen microscopique du Cascarilla con hojas 'de Rode (C. Mutisü microphylla), montre un suber épais, brun foncé à l’extérieur, pôle a l’intérieur; des cellules à résine nombreuses et de dimensions moyennes; des rayons médullaires très-nombreux; des fibres corticales étroites, groupées en longues rangées radiales, qui empiclcnlsur l’enveloppe cellulaire.

Ciiiclioiia iiirsiila.

(C. hirsuta, Huiz et Pav., Flor. Per., II, pag. ot, lab. 102 ; — Weddell, Ilist. mit. Quinq., 70, tab. XVL — C. corJifolia var. P, Ithode, Munog.,

(I) M. Triana réunit sous le nom du C. rugosa, Pav. les deux variétés crispa-

{i) Quinquina payama de Loxa (Guib., loc. cil.]. — I59. — Vulgo Cascarilla crespilia con hojas rugosas.

(3) Guib,, loc. cif.., pag. 159.

17§ DICOTYLÉDONES CALICIFLOUES.

SO. — C. pubescens 7 hirsuta, DG., Pvod,, IV, 3,ï3. — Cascarillo dvhjadn, Ruiz, Qumol., art. III, pag. 60.)

Arbre grêle à feuilles elliptiques-ovales, obtuses, atlénuéesà la base, coriaces, garnies de poils soyeux à la face inférieure; tube de la corolle pubescent intérieurement à la base des étamines.

Habile les montagnes élevées du Pérou, à Pilao, Acomayo, Panatahuas, vers le 10® degré de lat. aust. •

Qüinouina hirsuta (I). — Sous le nom de Cascarilla delgada, l’écorce du C, hirsuta est décrite par Laubert de la manière suivante : « Sa surface externe est un peu raboteuse avec de petites fontes transversales et d’un gris clair, à cause des lichens blanchâtres, moins argentins que ceux du C. nîtida, qui la recouvrent en grande partie. Les endroits dépourvus do cette enveloppe offrent la couleur de rouille, surtout lorsqu’on les regarde avec une bonne loupe : elle est remarquable par sa finesse, ayant rarement une demi-ligne d’épaisseur et 2 à 3 lignes de diamètre ; sa surface interne d’un jaune pâle, sa cassure nette et résineuse, avec quelques filaments extrêmement petitsà sa partie interneelle est bien roulée et se rapproche beaucoup des précédentes par son amertume et son arôme. On la trouve ordinairement mêlée aux autres espèces Unes, mais elle est très-rare (2). » ht en note : « La cause de la rareté de cette écorce est son extrême finesse. Les cascarilleros ne trouvent pas leur compte à l’exploiter, puisqu’un journalier, dans le même espace de temps, peut se procurer huit fois plus do Penwinna que de delgadilla. »

Le Winj Loxa burk de Pereira rappelle par sa finesse le Cascarilla delgada, mais il n’a pas les petits sillons transversaux de cette écorce.

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