‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome troisièmeChapitre 6 sur 139 · RUBIACÉES. — RACINE DE GARANCE · texte numérisé non relu

RUBIACÉES. — RACINE DE GARANCE

2' sous-famille, Ciiichonées : fruits il loges polyspermes.

Tribu IX, Ilamf‘liée« : fruit charnu, multiloculaire. Genres Sabicea, Hùmelia, etc.

Tribu X, Isertlées : fruit charnu à 2-6 noyaux. Genres Iscrtin, Anthocephalus, etc.

Tribu XI, Gariiéniées : fruit charnu, biloculaire (rarement uniloculaire); semences non ailées. Genres Catesbœa, Bertiera, liandia, 6e nipa, Oxyanthus, Mussœnda, Amaioua, etc.

Tribu XII, llédyaiidépg : capsule à 2 loges, semences non ailées. Gemes Ucdyotis,Oldenlandiü, Ophioi rlnza, Sipanea, Rondeletia, Porllandia, Macrncnimum, Condamineu, etc.

Tribu Xlll, l'incliouérg : capsule biloculaire, semences ailées. Gen, rcs Pimkiicya, Mandtia, Banais, Exostemma, Hymenodyciion, Lucidia, Lasiostemma, Remijia, Cinchona, Costnibuena, Coutorea, Naudea, Unca^ ria, etc.

naclne «le Ciarancc.

Itubia tinctorum, L. — Car. gén. : tube calicinal ové-globuleu.v, limbe à peine sensible; corolle rotacée, à 4 ou 5 divisions; 4 ou 5 étamines eourtes; ovaire infère, biloeulaire, surmonté d’un style bifide; fruit succulent, sous-globuleu.x, didyrne, à 2 loges cartilagineuses (mélonide). — Herbe ou arbrisseau ; tiges diffuses, très-rameuses, tétragones ; feuilles opposées, accompagnées de stipules intermédiaires foliacées, constituant un verlicille de 4à8feuilles.

La garance est pourvue d’une racine vivace, très-longue et rampante ; elle produit des tiges longues, carrées, noueuses, garnies sur les angles de poils très-rudes ; les feuilles sont verticillées par 4 ou 6, hérissées de poils rudes ; les Heurs sont très-petites et d’un jaune verdâtre, les fruits sont noirs. La garance croît naturellement en Orient et dans le midi de l’Europe ; on la cultive dans les environs d’Avignon, en Alsace, en Zélande et dans d’autres contrées, à cause de sa racine qui est très-employée dans la teinture en rouge; mais celle qui vient d’Afrique, d’ürient, et surtout de Chypre, est la plus estimée.

Celle racine est de la grosseur d’une plume à écrire; elle est formée d’un épiderme rougeâtre, recouvrant une écorce d’un rouge brun foncé, et au centre se trouve un méditullium ligneux, d’un rouge plus pâle et jaunâtre; elle a une saveur amère et styplique; administrée en décoction, elle teint en rouge le lait, les urines et les os; elle entre dans le sirop d’armoise composé.

La garance a été le but des recherches d’un grand nombre dé chimistes, mais surtout de MM. Kuhlmann, Robiquel et Colin. Le

Gui»oo»t, Drogue», 7* édit. T. 111, — 6

ÜlOOTYLÉUONES CAUCIKLORES.

premier a montré que celle racine contenait un acide lil)re, analogue à l’acide malique, une quantité notable de sucre qui donne au macéré aqueux ta propriété de pouvoir subir la fermenUlion alcoolique, de la gomme, une matière colorante rouge, une fauve, divers sels à base de potasse, etc.; mais c’est Robiquet et M. Colin qui, les premiers, ont obtenu le principe colorant rouge à l’état de pureté; ils lui ont donné le nom à’alizarine, du nom izari ou alizari, que la garance porte dans le Levant.

Pour obtenir l’alizarine, on traite la garance pulvérisée par les ceux tiers de son poids, ou par partie égale d’acide sulfurique doncentré, et l’on empêche le vase de s’échauffer en le plongeant dans un mélange réfrigérant. En opérant ainsi, tous les principes solubles de la racine sontdétruits oucharbonnés, hors l’alizarine. On lave à l’eau le charbon sulfurique ; on le fait sécher, etilsuffl t alors de le chauffer très-modérément dans un vase sublimatoire , pour obtenir l’alizarine sous forme de longues aiguilles, d’uii rouge orangé.

Ce corps est donc volatil ; il est presque insoluble dans l’eau froide, un peu soluble dans l’eau bouillante, et donne avec ce dernier une teinture jaune d’or. Il est soluble dans les alcalis qui lui font prendre une couleur pensée magnifique. Il est insoluble dans les acides. 11 donne sur les étoffes, à l’aide des mordants, les couleurs les plus riches, et d'une grande fixité.

Robiquet et M. Colin ont également constaté, dans la garance, l’existence d’un autre principe colorant rouge, qu’ils ont nommé piirptirine, plus foncé et plus riche en apparence que l’alizarine, mais fournissant à la teinture des teintes moins abondantes, .moins bc-lles et surtout moins fixes.

Beaucoup d’autres espèces du genre Rubia contiennent dans leurs racines une matière colorante rouge applicable à la teinture : telles sont les Rubia angustifolia, longifolia, peregvina, lucida, Bocconi, Olivieri, qui appartiennent à l’Europe; le Rubia munjista de l’Inde, les Rubin chüensis etre/ôum du Chili, les. Rubia guadalupensis et hypocarpia des Antilles. Les racines de plantes appartenant à d’autres genres de la famille des Rubiacées possèdent la même propriété tinctoriale : telles sont, en Europe, les racines des Galium verum et Mollugo, dans l ’Inde, celle de VOldenlandia umbellatu, connue sous le nom de Chaya-Vnirj dans l’Inde et dans la Malaisie les racines de la plupart des Moi inda{,V. citrifolia, tinctoria, bracteata, mudia, ckachuca, umbellata, etc., dont une, .la dernière .«ans doute, nous est parvenue sous le nom de .\oona (1). Celle-ci est une racine ligneuse, tortueuse, grosse comme le doigt, cou-

(I) Ainslio.l. 11. p. liO.

RUBIACÉES. — CIIAYA-VAIR.

verte d’une écorce assez mince, offrant une teinte générale jaune orangé, une saveur amère, et teignant la salive en jaune safrané.

Chaya-Vair.

Saya-ver ou imburel, tam.; Chay-root des Anglais. Quoique chaya-vair ow ckaya-ver ne signifie rien autre chose que racine de choya, il est bon de conserver à ce nom sa forme particulière, afin de ne pas confondre la substance qu’il représente avec la racine «le ciiaya dont il a été fait mention (1).

Le cbaya-vairest clone, la racine de VOldenlandia vmbellata, appartenant à la tribu des Hédyotidées, de la famille des Rubiacées. Cette plante croît naturellement dans plusieurs parties de l’Inde; mais elle est cultivée surtout sur la côte de Coromandel, où elle forme une branche de commerce assez importante.

Suivant Roxburgb, la racine de VOldenlandia umbellala est longue de un à deux pieds, mince, produisant peu de fibres latérales, pourvue d’une écorce orangée et d’une partie ligneuse blanche. Celte description semble indiquer une racine d’un certain diamètre; mais, tel quej’ai pu me le procurer, le chaya-vair est sous la forme d’un faisceau composé de racines longues de 20 à 22 centimètres, minces comme de gros fil, tortueuses, généralement d’un gris rougeâtre, d’une odeur nulle et d'une saveur peu marquée. La couleur cependant varie beaucoup, suivant celle de l’intérieur de l’écorce qui, tantôt est d’un jaune verdâtre, et tantôt d’un rouge de garance. Beaucoup de racines même présentent les deux couleurs réunies, savoir la couleur jaune verdâtre dans la partie inférieure, et la couleur rouge dans celle qui avoisine la tige et dans l’écorce même de la tige. Le bois de la racine est gris, et celui de la tige blanc . Le tout réuni donne une poudre grise qui communique à l’eau froide une couleur jaune foncé devenant d’un beau rouge par les alcalis. La poudre épuisée par l’eau froide donne ensuite à ce liquide bouillant une teinte rougeâtre passant au rouge foncé parles alcalis. On obtient de ces liqueurs, par les procédés de teinture, des rouges aussi beaux et aussi solides que ceux de le garance, et Itobiquet a montré que le chaya-vair devait ses qualités à celui des deux principes colorants de la garance, qu: fournil en effet les teints les plus solides (l’alizarine); mais il en contient environ trois fois moins que la garance, ce qui rendra toujours son introduction en Europe peu profitable.

On peut consulter, sur les procédés de teinture applicables au

84 DICOTYLÉDOtiES. CALICIFLORES.

chaya-vair, au nninjit et au noona, le Rapport fait à la Société

industrielle de Mulhouse, le 30 mai 1832.

C*aille1ai< Jaune.

Galium hileum, L. Cette plante est commune en Europe, dans les prés secs et sur le bord des bois ; ses tiges sont faibles, à moitié couchées, télragones, hautes de 27 à 40 centimètres, garnies dans toute leur longueur de feuilles linéaires, glabres, verticillées par 6 ou 8; les fleurs sont très-petites, légèrement odorantes, disposées par petits bouquets le long de la partie supérieure des tiges. Elles sont formées d’un calice à 4 dents; d’une corolle en roue à 4 divisions; de 4 étamines courtes, de 2 styles courts; le fruit est formé de 2 coques indéhiscentes, monospermes, accolées.

Le nom de cette plante lui vient de la propriété qu’on lui a attribuée, mais qu’elle ne possède pas, de faire cailler le lait. Cependant dans quelques pays, par exemple, à Chester en Angleterre, on l’ajoute au lait pour donner une teinte jaune au fromage. En médecine, les sommités sèches sont prescrites en infusion comme antispasmodiques,.et son suc, à l’état récent, comme anliépileptique. On emploie au môme usage le caiiioiait nianc {Galium Molbigo, L.), le graitoron (Galium Aparine, L.) et le Galium palustre.

RuciiicB d’ipécariianhaa.

L’ipécacuanha a été apporté ea Europe vers 1672. Il était alors connu sous les noms de Déconquille et de Mine d’or; mais on en Ht peu d’usage jusqu’en 1686, époque à laquelle un marchand étranger en apporta de nouveau en France. Il fut alors préconisé et employé avecsuccès comme vomitif et antidyssenlérique par Adrien Helvétius, médecin de Reims. Cependant, la source en restant inconnue, Loui^XlV en acheta le secret en 1690, et le publia.

L’ipécacuanha a eu le sort de tous les médicaments véritablement utiles cl dont la découverte a fait époque dans l’histoire de la médecine : le besoin de s’en procurer en a fait trouver partout, et chaque pays a voulu avoir le sien. Alors le nom en a été étendu non-seulement aux racines de quelques plantes voisines de la première decouverte; mais encore à celle de végétaux entièrement dillérents, et qui n’offraient d’autre ressemblance avec l’ipéc.acuanha que celle d’être plus ou moins vomitives. On s’imagine quelle confusion cette manière de procéder a dû jeter sur l’histoire de cette substance. Aujourd’hui que l’origine des différentes racines qui en ont usurpé le nom est bien connue, il

RUBIACÉES. — IPÉCACÜANllA OFFICINAL. 83

n’esl plus permis de compter au nombre des ipécacuanhas que la première espèce employée et deux ou trois autres, d’une forme analogue, produites par des plantes de la môme famille; celles qui appartiennent à des familles différentes ne seront considérées que comme des succédanés propres aux seuls pays qui les produisent, et n’ayant plus pour nous qu’une importance très-secondaire.

Iprcacnanlia offlclnal OU Ipécacuaiilia anncla- mineur.

Cephœlts Jpecacuanka, Rich. ; Callicocca Ipecacmnha, Gomez et Brolero; Ipecacmnha fusca, Pison; Paya do mato des Brésiliens. Celte plante (fig. 599) croît dans les forêts épaisses et ombragées

Fig, 599. — .Cephœlts Ipécaeuanha, nich.

du Brésil. Sa lige, qui est simple et ligneuse-, s’élève à la hauteur de 30 centimètres environ ; elle porte à la partie supérieure 3 ou 4 paires de feuilles opposées, courtement pétiolées, ovales-entières, presque glabres, longues de 55 à 80 millimètres ; chaque paire de feuilles est accompagnée de 2 stipules réunies à leur base.

DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.

divisées parlehaul en plusieurs lanières étroites. Les fleurs sont petites, blanches, infundibuliformes, et disposées en un petit capitule terminal, environné à sa base de 4 folioles pubescentes.

Le fruit est ovoïde, peu charnu, et renferme 2 nucules qui se séparent à la maturité. La racine est fibreuse et marquée d’impressions circulaires trèsrapprochées. Cette racine, telle que le commerce la fournit, présente deux variétés dont voici la description :

Première variété : Ipècacuaiiha aniielô srrls-iiolrâlpe (fig- GOO); ipécariianlia brun de Lemery ; ipéca flinniia gris OU aniielé de Mérat (1).

Racine longue de 8 à 12 cenlimèirestortue ou recourbée en difl'érenls sens, ordinairement de la grosseur d’une petite plume à écrire, et s’amincissant d’une manière remarquable vers son extrémité supérieure.

Klle est formée d’un cœur ligneux Jjlanc jaunâtre, qui va d’un bout â l’autre de la racine, et d’une écorce épaisse, bouillonnée ou comme disposée par anneaux contre le cœur ligneux, et facile à en séparer. Cette écorce, dont l’épiderme est d’un gris noirâtre, est grise à l’intérieur, dure, cornée et demi-transparente. Elle a une saveur âcre, manifestement aromatique. L’odeur de la racine respirée en masse est forte, irritante et nauséeuse.

Pelletier ayant analysé comparativement et séparément la partie corticale et la partie ligneuse de cette racine (2), en a retiré les produits suivants :

Kporco. .M'SdituIliin.

Matièl-c grasse odorante . 'i traces.

Cire . e »

Extrait vomitif propre à l'ipécacuanlia, et

nommé émétine . 10 l,lâ

Extrait non vomitif . u ï.tô

A rei)')' ter. ... ; i 3, CO

(1) Mérat, Dictionnaire îles sciences mé'licalcs, t. .\X\T, p. 10.

(2) C’est par erreur que dans le Mémoire de Pelletier, la racine qui a servi aux deux analyses suivantes, se trouve désignée sous le nom de Psychotria emelica. {Journ, de phann.,i. 111. p. 118-l si)

Fig. 600. — Iiidcacuai ha aunc'é

RUBIACÉES. — IPÉCACUANHA OFKICINAL. S7

Ueport . 24 3,50

Gomme . 10 5

Amidon.... . 42 20

Ligneux . 20 00,40

Perte . . ^ 4,80

l(iO 100,00

11 a ainsi expliqué et confirmé la croyance où l’on a toujours été, que la partie corticale de l’ipécacuanha est beaucoup plus active que le méditullium lij^neux.

Seconde variété : Ipécacuanha anuelé gris-rougeâtre ; ipécacuanha gris-rouge de Lemery et de Mérat. 11 a absolument la même forme que le précédent, mais il en diffère par la couleur de son écorce moins foncée et rougeâtre, par son odeur moins forte lorsqu’il est respiré en masse, par sa saveur non aromatique. -M. Mérat le dit plus amer ; mais il faut que ce caractère soit variable, car je n’y trouve pas cette différence, et même l’amertume est si peu prononcée dans les deux, que je ne crois pas que l’on puisse en faire un caractère principal et comme exclusif, pour séparer les ipécacuanhas vrais ou faux en deux séries (1).

De môme que dans l’ipécacuanha gris noirâtre, l’écorce de la variété gris rougeâtre est ordinairement cornée et demi-traiisparenle, et môme ce caractère y est plus apparent, en raison de la couleur moins foncée de l’épiderme; mais quelquefois la section de cette écorce est opaque, mate et farineuse, et alors la racine, offrant en général des propriétés moins actives, en est moins estimée. Cette manière d’être ne forme pas une nouvelle variété distincte, car on remarque des racines dont une partie de la section transversale est opaque et l’aulre cornée, et j’en ai vu beaucoup d’autres dont l’extrémité supérieure était cornée, et l’inférieure amylacée.

[Le principe actif ou émétine est une poudre blanche lorsqu’elle est pure, grisâtre ou jaune rougeâtre quand elle n’a pas été complètement purifiée. Son odeur est nulle, sa saveur amère. Elle se colore légèrement à l’air, mais sans tomber en déliquescence. Peu soluble dans l’eau froide, l’éther et les huiles grasses, elle est soluble en toutes proportions dans l’alcool et le chloroforme. Les acides sulfurique, chlorhydrique, phosphorique, acétique, se combinent avec elle, et produisent des combinaisons salines incristallisables; l’acide nitrique forme avec elle un nitrate presque complètement insoluble dans l’eau : le tannin la précipite abondamment de ses dissolutions. Les alcalis caustiques la dissolvent facilement. M. J. Lefort lui attribue la formule chimique G6<>ID*Az*0‘« (2).]

(1) Mérat, /üc. cit., p. 14.

(2) J. Lefort, Rechercha sur la préparation, /es proptiétés et la composiliou

88 DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.

Pelletier (1), ayant analysé l'ipécacuanha gris rougeâtre privé de son médit/illium ligneux, l’a trouvé composé de :

Matière grasse . 2

Émétine . 14

Gomme . IC

■ Amidon . 18

Ligneux . 48

Perte . 2

Cette analyse rend raison de la propriété vomitive un peu moins forte de l’ipécacuanha gris rougeâtre comparé à la première variété ; mais il n’explique pas l’odeur plus marquée de celle-ci. Enfin je ne vois rien dans ces racines qui justifie les proportions presque inverses de l’amidon et de la matière ligneuse. Cette anomalie serait-elle due à une simple transposition de nombres (1)?

Iprcaciianha annelé majeur.

ipéc.acuanha g^ris-iiianc de Mérat {fig. 60i). Cet ipécacuanha a été regardé jusqu’ici comme une simple variété de forme du précédent ; mais la quantité considérable qui en est arrivée, il y a plusieurs années, sans aucun mélange d’ipécacuanha gris ordinaire, me fait penser que c*^t une sorte distincte provenant d’une partie différente de l’Amérique méridionale et produite sans doute par un autre Cephœhs^^.Xe. C. Ipécacuanha. [M. ïriana, qui, lors de l’Exposition univers^e^de 4867, en a exposé des échantillons authentiques, proveiia^ûÙ^ la Nouvelle-Grenade, la rapporte en

de l’éméline [Journal de phaemaeh et de chimie. 4* série. IX, p. 2i6). — Examen comparatif des ipécacuati/nx^^ Bi'é. il et de la Nouvelle-Grenade [Bull, de JAcad. de méd. 18G9, tome XXXlV.p. 127).

(I) Pelletier, Jour», de pharm.,t. III, p. 57.

(?) Cette conclusion est d’autant plus probable, que Barrnel père et Richard ont extrait de l'écorce de l'ipécacuanha gris annelé, sans distinction de va¬

riété, les substances suivantes :

Cire et matières grasses . 1,2

Résine . 1,2

Émétine . . I6

Gomme et substances salines . 2,4

Albumine . 2,4

Amidon . 1,2

Ligneux... . 12,5

Acide gallique . traces.

Perte . 1,3

Je pense que cotte analyse donne une idée plus exacte de la composition de la partie corticale de l’ipécacuanha que celles qui ont précédé.

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