‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome troisièmeChapitre 60 sur 139 · ROSACÉES · texte numérisé non relu

ROSACÉES

Irueux par suite de la piqûre d’un insecte ; mais il paraît qu’elle croît sur les feuilles de l’arbre, et sa forme de vessie creuse, semblable à celle des galles de l’orme et du térébinthe, indique qu’elle est produite par des pucerons. Telle que nous la voyons, elle est simple ou didyme, longue de 2b à 33 millimètres,, généralement ovo'ide, aplatie et ridée

Fig. 671. — Galle de ravrobalaD citriii.

longitudinalement par la dessiccation ; d’une couleur jaune verdâtre de myrobalan cilrin à l'extérieur, tuberculeuse et brunâtre à l’intérieur, toujours vide et privée d’insectes. Elle est fortement astringente et aussi bonne que la noix de galle, pour la teinture en noir (Roxb.).

Plusieurs fruits plus ou moins analogues par leur forme et leur structure intérieure ont reçu le nom de myrobalans. Tel est d’abord le myrobalan d’Amérique OU prime d’Amérique, produit par le Chrysobalanus Icaco, L., de la famille des Rosacées, et qui présente en effet beaucoup de ressemblance avec le myrobalan citrin par son brou desséché et jaunâtre recouvrant un noyau décagone, uniloculaire et monosperme. Un autre fruit encore assez semblable est le myrobalan moiibin, Simdias hitea, de la famille des Anacardiacées ; un troisième est le myrobalan d’Égypte OU datte du Aéaert, Balanites ægypliaca, Del., dont la classification est incertaine. Ce fruit, que Ton trouve souvent mêlé à la gomme arabique et à celle du Sénégal, a presque la forme et la figure d’une datte; sa chair, qui est d’abord âcre, trèsamère et purgative, devient douce et mangeable en mûrissant, l.’amande fournit une huile grasse usitée en Nigritie.

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