‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome troisièmeChapitre 82 sur 139 · II. Acacia arabica, Roxb · texte numérisé non relu

II. Acacia arabica, Roxb

Acacia arabica, Willd. ; Mimosa arabica, Lam.

Acacia vera altéra seu Spina mazcatensis vel arabica foliis angustioribus flore albo (vel luteo), siliqua longa, iiillosa, pluribus isthmU et cortice candicantibus donata, Pluk. (3). Excluez tous les autres synonymes, et notamment la ligure t do la planche 251 de Plukenet, qui n’est autre que l’acacia de Vesling.

Cette espèce est très-répandue dans l’Inde et en Arabie. Elle présente presque tous les caractères de l’Acacia nilotica; cependant ses deux épines slipulaires sont plus courtes, ses feuilles sont velues, et ses fruits (fig. 712), qui sont longs de 10 à 20 centimètres et larges de 11 à 15 millimètres, sont tout couverts d’un duvet court et blanchâtre, et sont partagés, dans leur longueur, en 12 ou 15 lobes arrondis, par des étranglements généralement beaucoup moins étroits que dans Y Acacia nilotica (4). Us sont terminés par une pointe grêle et recourbée de 15 centimètres environ. Dans le fruit sec du commerce, qui porte le nom de bablah (.5), l’épiderme de la gousse est noir dans les endroits où le duvet blanc a disparu ; l’espace fort mince compris entre l’épicarpe et l’endocarpe est rempli par un suc noir desséché qui lui donne plus de consistance que dans l’Acacia nilotica; la gousse est souvent entr’ouverte par une des sutures, et se sépare facilement en deux valves d un bout à l’autre, à l’aide d’une lame de couteau. Ces deux valves sont encadrées d’un bout â l’autre par les deux sutures ligneu-

(1) Lobel, Advers., p. 409.

(2) Roxburgh, Plants of Coromandel, t. Il, p. 26, tab. CXUX.

(3) Plukenet, Alm,, p. 3.

(4) La ûgure donnée par • RoiburgU {Plants of Coromandel) représente le fruit plus étranglé qu’il ne l’est ordinairement et trop semblable à celui de l'Acacia nilotica. La figure lit représente beaucoup mieux le fruit pris dans son ensemble ; seulement elle est un peu plus grande que la généralité des fruits du commerce.

(5) Ce nom est une altération de l’indien babul ou babula.

DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.

ses et étroites, qui leur donnent, très en petit, une certaine ressemblance avec celles de YEntada gigalobium; mais elles ne sont pas articulées transversalement. Les semences sont enveloppées d’une pulpe desséchée, réduite à l’état d’une membrane blanchâtre; l’épisperme est dur et corné, d’un gris brundtre, marqué d’un sillon elliptique comme dans l’Acacia nilotica.

Les gousses de l’Acacia arabica sont usitées dans l’Inde pour le tannage et la teinture. Depuis 1825, il en arrive d’assez grandes quantités dans le commerce sous le nom de bablah. Le bois de l’arbre a été décrit précédemment sous le nom de diababul (p. 351).

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