‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome troisièmeChapitre 90 sur 139 · Ciambir plat rectangulaire. Voir le Mémoire cité · texte numérisé non relu

Ciambir plat rectangulaire. Voir le Mémoire cité

19. Oamblr en aiguilles, «le Siiigaporc. M. Chrislison m’.q envoyé un échantillon de cette sorte, sous le nom de gambir jaune de Singapore. C’est la troisième sorte de M , Rondot. Il est en prismes carrés, longs de 42 à 45 millimètres, sur 7 à 9 millimètres de côté. Quelquefois les prismes, au lieu d’être carrés, sont plus ou moins aplatis, et très-souvent ils sont un peu plus étroits h une extrémité qu’à l’autre, et sont un peu courbés sur leur longueur. Cette forme, qui offre une certaine ressemblance avec celle de l’amidon en aiguilles, m’a fait adopter le nom ci-dessus. Ce gambir est d’un jaune très-pâle et terne même à l'extérieur ; examiné au miscrocope, il paraît formé d’acide cachutique cristallisé, sans aucun mélange de matière étrangère.

20. «iimblr brun bémiiipiiérlque. Je n’ai trouvé qu’une seule fois cette substance dans le commerce. Elle est en morceaux de formes diverses et du poids de 60 à tOO grammes , mais qui paraissent tous avoir fait partie de masses hémisphériques ou un peu coniques, de tO à 12 centimètres à la base. Je suppose que ce gambir, rapproché sur le feu en consistance d’extrait solide, aura été mis en boules et posé encore chaud sur un plan horizontal, sur lequel il sera aplati inférieurement, et qu’il aurâ ensuite été coupé en plusieurs parties. Il est d’un brun noirâtre, souvent un peu glauque à la surface, mais à cassure noire et brillante. 11 se dissout facilement dans la bouche en développant une saveur très-astringente et un goût de fumée. Sa surface est tout à fait privée de débris ou d’empreinte de corps étrangers; mais il offre à l’intérieur quelques débris atténués de feuilles de palmier, et un morceau présente un fragment assez considérable de gambir cubique. Cette dernière circonstance me fait penser que cette matière provient, soit de l’évaporation des liqueurs qui surnagent le dépôt cachutique servant à la préparation du gambir cubique, soit de la fonte des débris du même gambir, qui seraient trop brisés pour avoir cours dans le commerce.

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