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PIMÉLEPTÈRE. — PIMELEPTERUS. LACÉéPèDE.
Corpus ovalum compressum, undiquê squamosum.
GAPUT Mmediocre.
Os parvum.
RICTUS {ransversus.
DENTESs anleriores ad angulum rectum infracli, à parle exlernd seu perpendiculari incisori, à parle inlernd seu horizontali sessiles. Posticè dentes selacei minimi.
PALATUM /œve.
PINNÆ squamosæ.
MEMBRANA BRANCHIOSTEGA radis Seplem.
L'espèce de ce genre, prise aux Canaries, a les plus grandes affinités avec celle qui a été découverte par M. Bosc et qu’on lui dédie. J'avais cru que le Poisson dont il s’agit ici était de cette même espèce. Cependant, après un plus mür examen, je la regarde comme notre Pimeleplerus incisor.
LE PIMÉLEPTÈRE INCISEUR.— PIMELEPTERUS INCISOR (1) (Ai, pl. 19.)
CHÆTODON INCISOR. Parkinson.
Ce Poisson a le corps en ovale assez régulier, prolongé du côté de la queue.
La hauteur du corps fait le tiers de la distance prise entre le bout du museau et la concavité de la caudale. La longueur de la tête fait juste la moitié de cette hauteur. Le bord inférieur de l'orbite est précisément à la moitié de la hauteur de la tête, mesurée par le travers de l’œil. Le diamètre vertical s un peu plus petit que le longitudinal , n’est pas le quart de la mesure précédente. Cet organe est éloigné du bout du museau environ d’une fois et demie son diamètre. Le sous-orbitaire est écailleux, étroit ,et si oblique qu’il est presque couché dans l’axe de la longueur de la tête. Les autres osselets sont couverts d’écailles et confondus sous elles et avec celles qui couvrent la joue entière. Il y en a douze rangées et quelques petites vers l’angle. Le limbe est étroit, couvert d’une peau sans écailles assez épaisse ; les bords sont amincis, sans dentelures ; l’angle est arrondi.
L’opercule et le sous-opercule ne sont pas distincts l’un de l’autre sous les écailles qui les revêtent ; on en compte huit rangées. L’interopercule , également écailleux, est très-étroit, La plus grande portion de la mâchoire inférieure est couverte de petites écailles ; il n’y a que la peau qui passe sous l’are de la symphyse qui soit nue. Les intermaxillaires sont également nus , mais les maxillaires sont écailleux. L’isthme des branchies est large, convexe, et aussi protégé par des écailles petites mais fortes.
Les dents ont leur portion verticale triangulaire comprimée et pointue, j'en compte trente à la mâchoire supérieure et vingt-cinq à l’inférieure.
La pectorale est petite et attachée au-dessous de la moitié inférieure du corps ; sa longueur n’est guère que du huitième de celle du corps : sa base est couverte d’écailles assez fortes.
Les ventrales ont la même longueur que la pectorale , mais elles n’ont point d’écailles.
Le premier rayon de la dorsale répond presque à la pointe de la pectorale. Sa portion épineuse est à
SR UN LL TE NE (1) Cuv., Val, vu, pag. 266.
peine. plus longue que la nageoire molle; et la longueur entière de la dorsale fait moitié de celle du corps, la caudale n’y étant pas comprise.
L’anale, quoique plus courte que la seconde dorsale, lui correspond pour la forme, et elle est, comme elle, entièrement couverte d’écailles. Le premier rayon épineux de la nageoire de l’anus répond au troisième mou de la dorsale.
La caudale est légèrement fourchue et toute couverte d’écailles.
Les écailles sont peu grandes, mais elles forment une cuirasse très-solide autour du Poisson, Elles sont très-régulièrement rangées en quinconce, finement granuleuses et en losanges. J’en compte soixante-cinq rangées entre l’ouïe et la caudale , et une trentaine dans la hauteur. Au-dessus de la ligne latérale, celles du dos sont plus obliques et plus petites que celles des côtés et du ventre.
La ligne latérale suit une courbe régulière , à peu près parallèle au dos et par le cinquième de la hauteur du tronc.
Tout le Poisson paraît d’une couleur uniforme brune, assez foncée sur le dos , et devenant verdâtre sur les côtés et sous Le ventre.
La longueur de notre individu est de dix-huit pouces.
Cette espèce n’est pas mentionnée dans le catalogue des Poissons de Madère.
Famizce pes SCOMBÉROIDES.
Les collections des Canaries ne m'ont offert ni Maquereaux ni Thons ordinaires ; Cependant les espèces du premier genre vont jusqu'à Madère , et celles du second, mentionnées dans le catalogue de M. Lowe, parcourent aussi l'Atlantique. Mais comme ces Poissons sont de passage, on doit croire que les collecteurs ne se sont pas trouvés au moment de leur présence sur la côte.
M. Webb nous a fait connaître que le Pelamis sarda atteint dans ces parages une taille qui peut le faire confondre avec les Thons.
Nous devons aussi à M. Berthelot la connaissance de l’Æscolar ou Roveltus , genre de Poisson probablement observé et indiqué par Rafinesque dans son travail sur les Poissons de la Sicile parce que l’espèce se pêche, mais rarement, dans E golfe de Messine. C’est une précieuse acquisition pour l’ichthyologie.
La grandeur du Temnodon est aussi très-remarquable.
Enfin on trouve dans ces collections des exemplaires du Coryphæna equiselis , qui montrent que dès l'abord des tropiques ces Coryphènes se présentent déjà à l'observateur.
M. Berthelot (1) citele Thon (Scomber thynnus) commese trouvant aux Canaries. Il ny en avait aucun dans les collections de M. Webb ; et comme Linné a confondu sous ce nom les quatre espèces de la Méditerranée, décrites dans notre Ichthyologie (2), et que les Thons de l’Atlantique ne sont pas suffisamment connus, il y a lieu de douter encore si c'est bien le Scomber (hynnus que l’on pêche aux Canaries.
Cette observation s’appliquera également à la citation , faite par cet auteur, du Maquereau aux îles Canaries.
Ces critiques sont de la plus grande importance , car c’est sur ces déterminations spécifiques fautives que sont établies beaucoup d’assertions erronées sur les voyages des Poissons ou sur le cosmopolitisme de plusieurs de leurs espèces. On a fait aller le Hareng commun et le Maquereau sur les côtes d'Amérique ; or les espèces de ces mers sont si bien caractérisées et si différentes de celles de notre océan européen, que l’on ne peut plus suivre maintenant les courses de ces grandes bandes de Poissons
comme on les avait tracées jusqu’à présent.
Je ne crois pas même qu'il soit hors de propos de faire remarquer ici, qu'en un très-court espace de temps, une dizaine d'années par exemple, il se ni tuate des changements notables dans l'apparition et le séjour sur les côtes d’espèces qui ne s'approchaient autrefois du rivage qu’à des époques bien plus fixes et plus éloignées ; ce qui alors faisait croire à des migrations plus longues qu’elles ne le‘sont éellement. Au moment où j'écris (mars 1843) nos marchés sont couverts de Harengs comme à
(1) Hist. des nêches sur la côte d’Afr. occ.
(2) Cuv., Val., Hist. des Poiss., virr, pag. 58, 98, 404 , 112.
(50 ) l’époque de leur apparition ordinaire (septembre et octobre), et pendant toute l’année nous voyons maintenant le Maquereau de la Manche abonder sur nos marchés. Il y
a dans ces faits, que l’on pourrait étendre à d’autres espèces, la preuve évidente d’un changement d'habitude.
Genus PELAMYS.
Corpus jusiforme, caudam versès utrinqué carinatum, ad pinnas pectorales squamis majoribus loricalum.
Carr conicum anticé attenuatum. Maxillæ æquales.
Denres validi, acuti, distantes.
Pinwa dorsalis prior usque ad posteriorem porrecta. Pinnæ spuriæ numerosæ.
MEMBRANA BRANCHIOSTEGA radis seplem.
LA PÉLAMIDE.— PELAMIS SARDA, Nos. (1).
Voici une espèce abondante dans la Méditerranée , qui devient ici beaucoup plus grande ; car l’individu que j'ai sous les yeux est aussi gros que la plupart des Bonites (Scomber Pelamys, Linn.) que j'ai examinées : mais son dos rayé, comme la Pélamide, et la disposition de ses dents ne peuvent laisser aucun doute sur l'identité de l'espèce. D'ailleurs la grandeur à laquelle nous voyons, par ces exemples encore inconnus lors de la rédaction de l’histoire de la Pélamide dans notre Histoire naturelle des Poissons, atteindre ce Scombéroïde, semblerait justifier les premiers naturalistes du seizième siècle, qui, comme Aldrovande où même Rondelet, ont confondu la Pélamide avec les Thons de moyenne taille. Ce n’est qu'après avoir soigneusement comparé les individus de la Méditerranée avec ceux des Canaries que je me suis décidé à les regarder comme de la même espèce : car je craignais d'ajouter un septième nom à un Poisson facile à caractériser, et qui a été inconnu à presque tous les naturalistes qui nous ont précédés; quoiqu'il soit cependant facile de le rencontrer et par conséquent de l'observer.
La Pélamide porte aux Canaries le nom de Bonüle, avec laquelle on la confond peut-être.
La taille de l’individu est de 07,68.
Je ne vois pas cette espèce mentionnée dans le catalogue de M. Lowe.
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(4) Cuv., Val., vini, pag. 449, tab. 217
GENUS GEMPYLUS.
Corpus elongalum, compressum, læniatum.
CAPUT mediocre.
MANDIBULÆ inæquales.
Dentes compressi lanceolati, distantes, anticè longiores.
PALATUM glabrum edentulum.
Pia dorsalis anterior protensa, secunda brevis, anali opposita. Pinnæ ventrales exiguæ ferè nullæ. Pinnæ spuriæ paululæ.
Nous avons emprunté aux Grecs le nom de Gempylus, qu'ils donnaient probablement à la Pélamide, pour désigner un groupe de Scombéroïdes remarquable par la petitesse des nageoires ventrales, et qui a aussi un autre caractère important dans l’absence de dents au palais.
Sauf celle décrite par Solander et que nous n’avons pas vue, les espèces habitent dans l'océan Atlantique.
LE GEMPYLE PRO MÉTHÉE. — GEMPYLUS PROMETHEUS. Nos. (1) (PI. XI.)
Ce Poisson, très-rare aux Canaries , est évidemment le même que notre Gempylus Prometheus établi d’après un individu venu de Sainte-Hélène.
Depuis je l'ai revu dans une collection faite à Bahia.
Comme ce Gempyle a été observé aussi à Madère , l'espèce est donc répandue dans l'océan Atlantique. M. Lowe la donne comme très-commune à l'ile où il a séjourné, et il pense qu’il faut considérer comme adulte de cette espèce le Gempylus Solanderi, que nous avons distingué, d’après la description et la figure de Solander. Comme cet habile naturaliste a dit que son Poisson venait de la Nouvelle-Hollande, nous croyons encore que notre distinction spécifique doit être conservée. Je ne vois pas d’ailleurs pourquoi il faudrait changer le nom du genre, parce que les deux espèces nominales seraient réunies en une seule.
Notre Gempyle des Canaries a 0°, 53 de longueur. On le nomme Conejo dans cet archipel.
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(1) Guv., Val., var, pag. 215, fig. 222,
GENUuS ROVETTUS.
Corpus oblongo-ovalum, posticé atlenuatum, asperrimum. Squamis minimis, scurellis osseis majuribus biaculealtis.
CAPUT Magnum, simplex.
Ricrus amplissimus.
OPERCULUM e{ PRÆOPERCULUM inermia ; maxilla superior inferiori longior.
DENTES in ulrâque maxilld uniseriati, subcompressi , subrecurvi, quibusdam prælongis. Superi anfici el interni longiores ; in palato, series unica ; in vomere duo vel tres tantùm longiores. |
Pnxæ dorsales duæ. Prior humilis et protensa : secunda brevis anali opposita ; suprà et infra ad caudam pinnæ spuriæ duæ membrand tenui coalile.
MEMBRANA BRANCHIOSTEGA radis seplem.
On ne connaît encore qu'une espèce de ce genre.