PREMIÈRE CLASSE
CEPHALOPODES, CEPHALOPODA, Cuv.
Les îles Canaries nourrissent ou reçoivent-sur leurs rivages Auül espèces de Céphalopodes appartenant aux genres Octopus, Argonauta, Sepia, Loligo et Spirula. Telles sont au moins celles que MM. Webb et Berthelot ont rapportées ou que nous avons recueillies à Ténériffe ; car nous ne doutons pas qu'il n’y en arrive accidentellement beaucoup d’autres des mêmes latitudes. Nous allons rechercher si ces espèces vivent également sur le continent africain, si elles sont propres à ces îles, ou si elles ne s’y montrent que lors de leurs migrations, de leurs voyages annuels.
Les espèces rencontrées aux Canaries, et qui habitent simultanément les côtes de France, sont au nombre de quatre, sur lesquelles {rois se trouvent dans l’Océan et dans la Méditerranée : l’Octopus vulgaris (qu’on observe encore sur le littoral américain, dans l'Inde et dans la mer Rouge), le Sepia officinalis , le Loligo vulgaris. La quatrième , l'Octopus Cuvieri, n’a été rencontrée que dans la Méditerranée, tandis qu'elle habite également l’Inde et la mer Rouge.
Les espèces qui ne se trouvent ni dans la Méditerranée ni sur les côtes de France, et paraissent répandues sur la côte d'Afrique, sont au nombre de {rois : l'Argonaula hians et la Spirula Peroni semblent propres à toutes les parties chaudes de l'Océan, entre l'Ancien et le Nouveau-Monde, et la Sepia hierredda, particulière au littoral occidental d'Afrique, sur toute sa longueur.
Quant aux espèces qui n'auraient pour patrie connue que les seules Canaries, nous n'avons que notre Sepia Bertheloli, encore ne pouvons-nous assurer qu’elle ne se rencontre pas Sur les côtes africaines voisines.
En résumé, voici, d’après l’état actuel de nos connaissances, la distribution compa-
rative des espèces de Céphalopodes des Canaries.
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DES FAMILLES. | DES GENRES. à l'Océan à à l'Océan | à la côte aux Par par
sur les côtes [la Méditerra-let à la Médi-| occidentale , a È de France. née. terrance. | d'Afrique. | Canaries. | Genres. | Familles.
Octopus.
* | Argonauta . . .
.| Sepia. . . .
7 Loligo. .
| Spirula
Totaux. . .
D'après ce qui précède, il est facile de juger que, parmi les Céphalopodes, la jilus grande partie des espèces est propre à la Méditerranée , fait que nous signalons pour
rechercher, plus tard, si les autres séries de Mollusques donnent lieu à la même observation.
PREMIER ORDRE. — OCTOPODES.
Nous n'avons, dans cette série des Céphalopodes, que trois espèces des îles Canaries,
deux du genre Oclopus, propres au littoral, et une du genre Argonauta, appartenant aux mers tropicales.
FAMILLE UNIQUE. — OCTOPIDÉES , OCTOPIDÆ.
GENRE PouLPE. — Ocrorus, Lam.
Nous ne nous occuperons pas ici des caractères qui distinguent les Poulpes de notre genre Philonexe , les donnant en ce moment dans notre ouvrage spécial sur les Céphalopodes acétabulifères (1), auquel nous renvoyons à cet égard, de même que pour les autres détails généraux de mœurs , d’habitudes , et même de distribution géographique.
Des deux espèces de Poulpes que nous avons observées à Ténériffe, aucune n’est spécialement propre aux Canaries : l’une, l’Octopus vulgaris, habite en même temps la Méditerranée, les côtes orientales et occidentales de l'Océan atlantique, sur les côtes de France, d'Afrique , des Antilles et du Brésil , l’Inde et la mer Rouge, ou, pour mieux dire, presque la moitié du monde ; l’autre , l’Octopus Cuvieri, habite aussi la Méditerranée , les côtes de l'Océan atlantique, mais seulement celles d'Afrique, sans s'être montrée jusqu’à présent en Amérique, dans l’île de France, aux Séchelles et dans la mer Rouge. Ainsi, comme on le voit , les Poulpes des Canaries sont, pour ainsi dire , de toutes les mers.
N° 1. PouzrE commun. — Ocrorus vuzearis, Lam.
Octopodia , Hasselquist (1750), Acta upsal. p. 33. Sepia octopodia , Linn. (1754), Mus. ad Frederici, 1, p.94, id, (1767), Syst. nat., éd. xur. S'epia octopus , Gmel. (1789), Syst. nat. , éd. 13, p. 3149. Octopus vulgaris ; Lamarck (1799), Mém. de la Soc. d'Hist. nat. de Paris, t.1, p.18. Poulpe commun, Poulpe fraisé, Montfort (1805), Buff. de Sonnini, Moll., t. x, p. 113, etur, p. 5. Polypus octopodia , Leach. (1817), Journ. de Phys., t. 86, p. 394. Octopus vulgaris | Carus (1824), Icon. Sep. in Nov. acta acad. nat, Cur., t. xnr, pl. 31.
D'Orbigny (1825), Tableau méth. des Céphal., p. 52, 1. Octopus vulgaris, Octopus appendiculatus , Blainv. (1826), Dict. des Sc. nat. ,t. xum, p. 185 et 188. Octopus vulgaris , d’Orbig. et Fér. , Mon. des Cép. acét. Poulpes., pl. 2, 3, 8 (1).
O. Corpore ovato, verrucoso, cirris elevalis supra munito : trinis ocularibus; brachiis crassis , conico-subu-
latis, in æqualibus pro longitudine parium brachiorum 3°, 2, 4°, 1°. Membranis umbéllæ explicatissimis.
Formes générales assez raccourcies , bras gros à leur base , couronne très-volumineuse (2). Corps ovale, plus arrondi chez la femelle, petit comparativement au reste du corps, couvert partout de verrues aplaties plus où moins marquées ; sur la partie supérieure se remarquent des cirrhes
(4) Nous ne donnons ici que les principales synonymies de cette espèce, renvoyant pour les autres à notre travail spécial.
(2) Comme les espèces de Poulpes sont encore fort embrouillées, nous avons cru devoir entrer ici, sur le Poulpe commun, dans quelques détails extraits d’une description étendue, réservée pour notre ouvrage spécial, afin que, dès à présent, on ne puisse plus confondre cette espèce avec les autres,
élevés, coniques, plus ou moins saillans, en nombre variable, mais dont trois ou quatre plus fortement accusés sont disposés en triangle ou en rhomboïde, dont l’angle aigu serait en haut; sur son milieu souvent quelques autres petits cirrhes les accompagnent latéralement. Tous ces cirrhes n’existent sur l’animal à l’état d’érection qu’à l'instant de la colère ou de l'irritation, et sont peu ou point apparens sur certains individus conservés dans la liqueur. Dessous du corps légèrement ridé ou grenu.
Ouverture fendue sur toute la largeur du corps, fortement échancrée.
Téte assez grosse, moins large que le corps, couverte des mêmes verrues que le corps. Orbite des yeux très-proéminent à leur partie supérieure , deux ou trois carrés ou cirrhes coniques fort saillans sont situées sur l’œil. Yeux pourvus de deux paupières, indépendamment de la peau qui se contracte dessus. Oreille externe dans le replis, au-dessous de la bride cervicale.
Couronne très-volumineuse , à cause de la grosseur des bras et de l’étendue des membranes de l’ombrelle.
Bras épais, conico-subulés , triangulaires près de leur extrémité, également triangulaires mais à angle tronqué à leur base, diminuant graduellement jusqu’à leur extrémité ; en dessus fortement ridés ou même couverts de petites verrues irrégulières ; ils sont très-inégaux entre eux et médiocrement longs ; les supérieurs les plus courts, les intermédiaires inférieurs les plus longs. Voici du reste les proportions dans lesquelles ils se trouvent le plus souvent lorsqu'ils n’ont pas été tronqués , en commençant par les plus longs : la troisième paire ou bras latéraux-inférieurs , la deuxième paire ou bras latérauxsupérieurs (1), la quatrième paire ou bras inférieurs , et la première ou bras supérieurs. Cupules grosses, assez peu saillantes, larges, sur deux lignes bien séparées, partie concave granuleuse divisée en rayons bifurqués sur la moitié de leur longueur. Dans les très-grands individus, les cupules situées en dedans du bord de la membrane sont beaucoup plus grandes aux deux paires de bras latéraux surtout. Le nom-
bre des cupules est à peu près de 248 au maximum. Membrane de l’ombrelle très-haute , se prolongeant sur les côtés inférieurs de chaque bras en une crête
qui en occupe moitié de la longueur.
Couleurs sur le vivant. Nous l’avons bien souvent vu sur nos côtes , et de même que les nombreux individus observés à Ténériffe, les nôtres étaient blanc-bleuâtre ou couleur d’eau, le dessus du corps et des bras était seul rougeûtre, l'intervalle compris entre les cupules rosé; mais, vivant, il est on ne peut plus changeant : jaune, parsemé de taches vert de gris, brun-fauve, grisâtre. Cette espèce, comme toutes les autres , change de couleur suivant les diverses sensations qu’elle éprouve, ce qui a déterminé ces jolies comparaisons établies par les poètes grecs anciens (2).
Animal dans la liqueur, couleur foncée ou brunâtre, rougeâtre en dedans, des taches arrondies rousses ou brunes en dessus.
Après avoir comparé entre eux vingt-six Poulpes communs , nous avons reconnu qu'ils diffèrent essentiellement des autres espèces, se distinguant mème de l’Octopus tuberculatus, avec lequel ils ont le plus d’analogie , par une couronne plus longue, des membranes plus grandes, le manque de cirrhes
sous le corps.
Cette espèce est très-abondante dans la Méditerranée , sur les côtes de France, dans l’Océan , sur le
(1) Quelquefois, mais rarement, les bras latéraux supérieurs sont les plus longs, ce que nous avons reconnu surtout sur un individu rencontré à Ténériffe. (2) Athénée, lb. vi, ch. c, cite ces paroles d'Eupolis dans ses Bourgades : « Un homme qui gère les affaires
publiques doit, dans sa conduite, imiter le Polype. »
Il cite aussi , lib. var, cap. cr, Theoguis de Mégare, dans ses Ælégies : « Aïe l’esprit du Polype rusé : il paraît de la même couleur que la pierre de laquelle il s'approche. » Il dit encore que Cléarque raconte la même chose dans son second livre des Proverbes : « Mon fils, noble Amphiloque, aie l’esprit du Polype pour sympathiser avec ceux
chez qui tu te trouveras. »
(16) littoral d'Afrique, à Ténériffe, où nous l'avons recueillie, aux Antilles, au Brésil , à l’île de Frame. à Timor, dans l’Inde et dans la mer Rouge. Nous ne pouvons même expliquer son immense extensi que par les mœurs voyageuses des Poulpes en général.
À Ténériffe , comme dans tous les autres lieux fréquentés par cette espèce, elle vit dans les trous de rochers, attendant sa proie au passage pour la saisir au moyen de ses bras ; néanmoins, elle sort quelquefois de son repaire, afin de chasser aux environs , ou lorsque le changement de température l’y force, et c’est alors qu’on la prend à la seine sur les plages.
Connue sous le nom de Polpo ou de Diana , on en pêche beaucoup aux Canaries , où elle est estimée comme nourriture.
N° 2. Pourpre ne Cuvier. — Ocrorus Cuviert, d'Orbigny.
Octopus Cuvieri, d'Oxrbigny, 1826, Mon. des Cép. Cryp. Poulpes , pl. 4. Octopris macropus , Risso, 1826, Hist. nat, de l’Eur. mér., 1v, p. 3, n° 3.
— Blainville, Faun. franc., Moll., p. 6, n° 2, d’après Risso. Octopus macropodus , Sangiovani , 1829, Ann. des s. nat., xv1, p. 319.
O. Corpore parum verrucoso, variabili; apertura mediocri. Cirris ocularibus subnullis ; brachits longissi-
mis, gracilibus, inæqualibus pro longitudine 1°, 20, 3°, 4°; membranis umbelle explicatis ; acetabulis elepatis.
Cette espèce habite toute la Méditerranée et la côte d'Afrique, puisque nous l'avons obtenue des pêcheurs, à Ténériffe, lors de notre passage, et qu’elle en a été rapportée également par MM. Webb et Berthelot. On la ‘trouve encore au sein du grand Océan, principalement dans la mer des Indes, aux Séchelles, à Pondichéry, à l’île de France, à Vanicoro; elle n’est pas non plus étrangère à la mer Rouge. Voilà donc une espèce qui, commune en même temps à la Méditerranée , à l'Océan atlantique, au grand Océan , à la mer Rouge, se rencontre sur la moitié de la surface des mers. Se montrant dans l’Inde et à Ténériffe, il est probable qu’elle existe aussi sur d’autres points de la côte d'Afrique, jusqu’au cap de Bonne-Espérance ; et nous devons nous étonner qu’on n’en ait point encore observé sur les côtes d'Amérique (1).
M. Verany nous apprend que, dans la Méditerranée , elle vit sur les côtes rocailleuses, dans les trous de rochers des environs de Nice, où elle paraît être plus rare en été qu’en hiver. Sa chair est moins estimée des pêcheurs , qui La nomment Poupressa, que celle de l’Octopus vulgaris , parce qu’elle est plus coriace. Il à aussi remarqué que, dans l’état de tranquillité, elle est couverte en dessus de tubercules blancs obtus , qui disparaissent dans la colère ; mais c'est alors que l'extrémité de son corps devient plus aigu. Les tubercules disparaissent aussi à l’instant de la mort ; il en est souvent ainsi des bourrelets qui forment la continuité des membranes des bras ; ils sont remplacés par une peau lâche qui se prolonge sur la totalité des bras. C’est encore au moment de la mort qu’elle jette sa liqueur qui est de couleur bistre. +
A la fin de 1825, rencontrant , dans les riches collections du Museum qui nous avaient été confiées par M. Cuvier, deux Poulpes remarquables par la longueur de leurs bras supérieurs, ne nous rendant pas encore un compte bien exact des modifications apportées par la contraction dans l’alcool , nous don-
(4) Nous regardons comme évidemment identique avec l'Octopus Cuvieri le Poulpe Chi-Kiu des Chinois, décrit dans Pen-thsao Kang-mo (Encyclopédie japonaise lib. 51), et de l’article duquel nous devons la traduction à M. Stanislas Julien, toujours empressé d'aider, de la connaissance parfaite qu'il a du chinois, les personnes qui s'occupent de science. Cette espèce, en effet, est commune dans l'Inde, et la description que nous trouvons est également conforme. Les Japonais, qui la nomment Te-na-ka-ta-ko, croient que ce sont des
serpens (che) qui, en entrant dans la mer, se métamorphosent en Poulpe. En Chine, on l'appelle Cheou-tchang- Siao , ou Siao à longues mains.
nâmes le nom d’Octopus Cuvieri à l’un d'eux , couvert partout de granulations prononcées ; et l’autre , presque lisse, avec des indices de cirrhes sur les yeux, nous le dédiâmes à M. Leschenault , qui l'avait envoyé de Pondichéry : c'était notre O. Leschenaul. Les planches de ces deux espèces furent exécutées et des exemplaires distribués parmi les savans de l’Europe ; mais le manuscrit que nous avions rédigé fut laissé à M. de Férussac, lorsqu’au commencement de 1826 nous partimes pour notre voyage. Vers la fin de 1896, tandis que, sur les côtes d'Amérique , nous nous occupions à recueillir des faits nouveaux, M. Risso (1) publia la courte description de son Octopus macropus; M. de Férussac le regarda alors comme l'O. vulgaris (2); M. de Blainville reproduisit la phrase de M. Risso dans sa Faune française. Plus tard, M. de Férussac, ayant reçu des exemplaires de l'O. macropus de M. Risso , n’en reconnut point l'identité avec nos O. Cuvieriet O. Leschenaultii, et en fit faire une figure, en même temps qu’il donnait le nom d’O. longimanus à un individu très-étiré.
Mis en possession de nos anciens manuscrits, nous avons confronté un grand nombre d’individus de parages éloignés ; et bientôt nous avons reconnu que les différences spécifiques que nous avions admises, en 1825, entre le Poulpe de Cuvier et le Poulpe de Leschenault n’étaient dues qu’à la contraction dans la liqueur. Dès-lors , ne balançant pas à réparer notre erreur , nous avons supprimé l’une des deux espèces; et nos recherches, poussées plus loin, nous ont fait également reconnaître que le Poulpe à longues pattes (Octopus macropus) et VO. longimanus de M. de Férussac doivent y être réunis; car nous y retrouvons identiquement les mêmes caractères , et seulement divers états de contraction, dus à l’action de la liqueur, que portaient aussi les sujets de l’Inde , dont nous avions un assez bon nombre d’individus. La comparaison d’un ou deux exemplaires de chacune de ces espèces prétendues différentes nous eût peut-être laissé des doutes sur leur identité ; mais nous en avons examiné comparativement trenteguatre , dont dix-sept des diverses parties de la Méditerranée , quatorze de l’Inde et de l'Océanie, deux de Ténériffe, et un de la mer Rouge ; dès-lors nos idées durent se trouver fixées à la fois et sur l’identité d’espèces et sur la nécessité de les réunir.
GENRE ARGONAUTE. — ARGONAUTA, Linn.
Nous avons connaissance d’une seule espèce rencontrée sur le littoral des îles Canaries.
No 3. ARGONAUTE BAILLANTE. — ARGONAUTA HIANS , S'olander.
Nautilus , Lister, 1685, Synops., t. 554, f. 5.
Nautilus, Rumphius , 1685, Amboin, Rariteytk, p. 64, t. xvur, f. B. Argonauta argo , Linné, 1767, Syst. nat., éd. 19, p. 1161, n° 271.
Argonauta hians , Solander, Portland Catal., p. 44, lat. 1055.
Argonauta Nitida, Lamarck, 1829, Anim. s. V'erteb., 2 éd. vi, p. 653, ne 3.
À. Tesiä parvulé , involuté, tenui, nitid&, albido-fulvé ; rugis lateribus levissimis ; carinis remotis , tuberculis crassis utrinque marginals ; apertur& latä. Corpore rotundato , brachüs crassis , inequalibus ; ordo longitudinis parium brachiorum 10, 2, 30, 40, membranis umbelle explicatis.
Dimensions. Jeune. | Adulte.
HOTEUEUMIOA IE RENE EN 55 LODAUEUMAUCODS EEE Ne - 12 LATSEUAUCOTPS NN. © 44 Longueur des bras supérieurs. . . . . 17
Longueur des bras latéraux supérieurs. 30 60 millim.
(1) Histoire naturelle de l'Europe mér.,t. 4, p. 5. (2) Bulletin, Férussac, Sc. nat., t. xII, p. 189, 1827.