‹ Histoire naturelle des Iles Canaries (volume 3)Chapitre 79 sur 243 · GENRE HÉLICE. — HELIX · texte numérisé non relu

GENRE HÉLICE. — HELIX

Nous sommes loin d’avoir aux Canaries des représentans de toutes les divisions des Hélices ; il nous manque les Succinea, répandues, par toutes les latitudes, sur la presque totalité du globe ; les Achatina , abondant particulièrement sur les côtes africaines des tropiques; les Clausilia, si nombreuses dans notre Europe, et les Vertigo, propres surtout aux régions froides ou tempérées de notre hémisphère. Ainsi l’on ne trouve aux Canaries que les sous-genres Vitrina, Helix, Bulimus et Pupa. Nous donnerons d'abord le nombre respectif des espèces de chacun de ces sous-genres, pour qu’on puisse juger de leur importance relative.

Vitrine ORNE 1 TRE Es à à 29 IBURRAUS TEEN 15 EUpA ER PA es 2 AOL à 0 47

On voit dès-lors que les plus nombreux, aux Canaries, sont les Hélices, dont le chiffre est à peu près double de celui des Bulimes. Cette proportion, bien différente de celle que nous trouvons en Europe, où ils font tout au plus un dixième , montre déjà un bien plus grand nombre de Bulimes, fait en rapport avec ce que nous avons observé en Amérique (1), que les pays montueux nourrissent proportionnellement beaucoup plus de Bulimes que d’'Hélices.

Cette différence de nombre proportionnel des espèces des sous-genres d’Helix indique déjà une grande modification dans les influences locales qui les déterminent; mais

elle est surtout marquée si l'on compare ces espèces à celles des îles Madère explorées par M. Lowe.

On voit, par exemple :

1° Que les Hélices proprement dites y sont proportionnellement bien plus nom-

breuses que les Bulimes, et que la proportion approche de celle que nous trouvons en France;

2 Que les Pupa à dents et de petite taille, si répandus en Europe, se trouvent encore à Madère, où ils ont les mêmes formes ; tandis que nous n’en avons pas une seule espèce aux Canaries ;

Page 1