‹ Histoire naturelle des Iles Canaries (volume 5)Chapitre 23 sur 31 · I.— (2 e PARTIE · texte numérisé non relu

I.— (2 e PARTIE

Le manoir est adossé à la Casa-Fuerte : une grande cour en occupe le centre , l'intérieur est un vrai labyrinthe. C'est une longue enfilade de corridors, vestibules, galeries et salles de toutes les dimensions ; puis des écuries, des caves, des hangars, des greniers construits après coup et accommodés aux besoins. En parcourant ces appartemens délabrés nous trouvâmes encore des restes de splendeur, des frises dorées, de belles boiseries et plusieurs de ces meubles gothiques si recherchés aujourd'hui. Dans la salle à manger, on nous fit asseoir sur des fauteuils dont les dossiers à colonnes torses n'avaient rien de bien commode ; ces chaises curules , qu'il fallait traîner vers la table a force de bras , dataient des premiers marquis et pouvaient encore braver les siècles. Les portraits de famille qui garnissent les murs appartiennent à différentes époques : Don Nicolas Herrera ressemble à nos anciens baillis, Don Juan Bautista porte l'habit de cour du temps de Philippe IV , mais Don Diego Ayala fixa surtout notre attention ; il est vêtu à l'espagnole avec dague au côté, mantelet de velours, chapeau retroussé et gants à la Crîspin. Deux nobles dames complètent cette galerie avec robes a grand ramage et corsages à long buse.

Des tableaux ornés de peintures allégoriques et renfermés dans de riches encad remens décorent le salon de réception. Ces petits tableaux sont l'œuvre des moines dominicains; les marquis d'Adeje, en leur qualité de patrons du couvent de Candelaria , les recevaient à l'époque de la réunion du chapitre. Chaque médaillon contient le programme des thèses soutenues dans ces grandes solennités. Je citerai celle que le frère Vincent , docteur en théologie , dédia à Dona Florentina de Herrera, inter magnos Hispaniœ viros primœ classis magna femina (1). Le révérend Père affirmait dans ses conclusions que les messes et les

(1) Voici la copie du texte latin :

Excellentissimee DD. Florentin» Pizarro Picolomini de Aragoniâ , Herrera et Roxas , Rubin de Celis, Roda , Faxardo , Ponte , Xuarez à Castella et Coalla Sancti Joannis Petrarum albarum , et Orellanse Marchionissse , excellentissimi Marchionis de Belgidâ viduœ , Gomerœ Comitissae , Villarum Ampudiœ

( 179 ) prières des moines étaient beaucoup plus profitables aux âmes des marquis, leurs patrons défunts, qu'aux âmes vulgaires renfermées avec elles dans le purgatoire. Ainsi, les avantages du rang et la distinction des castes s'étendaient outre tombe ; la noblesse conservait dans l'autre monde les privilèges qu'elle s'était adjugés dans celui-ci , et jusqu'à la porte du ciel elle avait le pas sur la roture. Oh, le joli droit du seigneur !

Il me reste à parler de la pièce la plus importante du manoir , la chambre des archives que Yiera appelait le trésor des Canaries ( el tesoro de las Canarias) ; cet historien y puisa une partie de ses Notices. Quatre grandes armoires remplies de documens furent livrées à nos recherches. Ces précieuses archives, accumulées sans ordre, nous mirent dans l'embarras du choix ; cependant avec l'aide de notre cicérone nous fîmes de bonnes découvertes.

D'abord , les titres de noblesse.

Ces parchemins étaient soigneusement conservés dans un livre blasonné et plaqué or. Je traduis ici îe texte du diplôme des marquis.

« Don Carlos II et la Reine Dona Marie-Anne d'Autriche , sa mère , comme tutrice et procuratrice du royaume ; ayant égard aux qualités , mérites et services de vous , le Mestre de camp, Don Juan Bautista de Ponte, Fonte j Paxes , etc., et voulant, parce que telle est notre volonté , vous honorer et élever davantage, mandons et ordonnons à tous nos gouverneurs, etc., que l'on vous rende et fasse rendre les honneurs, faveurs, grâces, franchises , libertés, prérogatives , cérémonies et toutes les autres choses que vous

Rajaris ac Coti de Aguilerexo-Aconchel Zainos et Fermosell Domûsque ac Castelli Majoratus Domina^ cujus etiam ditioni Ferrum et Gomerae insulas , binœ ex Fortunatis , subjectœ marient , ac in Teneriffà Adexe Villa cura Castello suo munitâque domo in hâcce insulâ perpétue- senatorio jure gaudenti , atque inter magnos Hispaniae viros prima; classis Magnae Feininœ, denique Generali ac unica; Gandelarensis Predicatorum familise Canariis in insulis Patronae. Fr. Seb. Rodriguez et Faxardo ejusdem Ord. Coll. suse provinciœ nomine in perenne grati animi monum. Has theologicas thèses ad Angelici Aquinatis D. mentem expressas. D. O. C. Anima? patronorum nostrorum , si quse adlruc in Purgatorio existunt , suntne certœ de suâ seternâ salute ? Ità orationes et sacrincii quœ pro illis nostra provincia offert Deo optimo maximo prosunt ipsis plus quàm aliis Purgatorii animabus? Certè!

A supradicante , opem ferente R. adm. P. Mtro in Sac. Theol. Pr. Joseph Vincentio Perdomo comitiis provincialibus erint tuendae apud regale cœnobium Sanctse Mariœ de Candelariâ undecimo calendas Junii anno mdcclxxxii. Vespere.

devez avoir et dont vous devez jouir par la raison que vous estes marquis , et dont on doit vous laisser jouir en tout et complètement sans qu'il n'y manque rien. » Madrid, 5 avril de l'an 1676.

Moi la. Reine (i).

Voici les pleins pouvoirs relatifs à la seigneurie et vasselage de la ville d'Adeje :

Traduction. « Don Philippe IV, etc., ayant égard à ce que vous, Don Juan Bautista de Ponte , Fonte y Paxes , m'avez dit que l'emplacement et le terroir du bourg d'Adeje et toutes les maisons qui s'y trouvent sont de votre propre appartenance , et que le bourg occupe une étendue de trois quarts de lieue de circuit et contient soixante familles ; je vous donne plein pouvoir afin que vous puissiez établir et établissiez dans ledit bourg et ses dépendances pour l'exécution de la justice, potences , fourches patibulaires , échafaud , prisons , ceps , peine de fouet et toutes les autres attributions de juridiction concédées d'après les usages dans les capitales et villes de mes domaines. » Aranjuez , ce 2 5 avril de l'an 1657.

Moi le Roi (2).

(1) Copie du titre original et fac-similé de la signature de la reine.

« Don Carlos II , y la reyna Dona Mariana de Austria su madré, como tutora y procuradora del Reyna , etc. Por quento teniendo atencion a la calidad , meritos y servicios de vos el maestro de campo Don Juan Bautista de Ponte , Fonte y Paxes , etc., y nuastra voluntad es que para mas honrar y sublimar vuestra persona , mandamos a nuestros Gobernadores, etc., que os guarden y hacen guardar todas las lionras , gracias, mercedes , franquizias , libertades , preheminencias , ceremonias , y otras cosas que por razon de ser marquez debeis haber y gozar, y os debe ser guardadas todo bien y cumpHdamente sin faltaros cosa alguna. »

Madrid , cinco de abril de mil y seiscientos y sesenta y seis anos.

(2) Copie du titre original et fac-similé de la signature du roi :

« Don Felipe Quarto, etc., por quanto por parte de Vos Don Juan Bautista de Ponte , Fonte y Paxes, etc., por quanto me habeis dicho que el sitio y suelo del dicho lugar de Adeje y todas sus casas que hay fabricadas en el son propias vuestras y el dicho lugar tiene de termino très quarta de léguas en contorno y sesenta vecinos ; Doy facultad para que pueda poner y ponga en el dicho lugar y su termino y territorio para la execucion de justicia , horca , picota , cuchillo , carceles , cepo , azote y las demas insignias de juridicion que se pueden poner segun que se usa en las cuidades y villas de estos mis reynos. »

Aranjues , a 25 abril de 1657.

La procuration que le marquis de Belgida , possesseur actuel de la CasaFuerte, a passée en faveur de son intendant, mérite aussi d'être relatée ; mais les noms , titres et fiefs de ce Ricohome forment une trop longue légende pour que je la transcrive ici ; je l'insère dans mes notes afin de ne pas interrompre la narration. La pièce est curieuse pour le temps où nous vivons ; nos neveux n'y croiront pas ; pourtant , c'est de l'histoire (1).

Parmi les anciens parchemins nous retrouvâmes l'acte de possession de l'île de Ténériffe par Diego de Herrera. Ce document date du quinzième siècle et demande quelques explications.

En U64, la plus belle partie de l'archipel des Fortune'es conservait, encore son indépendance: Diego de Herrera, seigneur de Fortaventure et de Lancerotte, ambitionnait la conquête des trois îles qui avaient résisté jusqu'alors à toutes les invasions , et prenait le titre de Roi des Canaries. Il venait d'armer plusieurs caravelles dans l'inten-

(1) Traduction. Don Juan de la Cruz Belvis de Moncada , Pizarro y Herrei-a , Ibaîiez de Segovia , Lopez de Mendosa , Laso de la Vega , Peralta de Peralta , Figueroa y Cardenas , Fernandez de Velasco , Tovar , Carvajal y Osorio , Melo de Ferreira , Fernandez de Cordova , Lopez de Haro y Boca negra , Pacheco de Chaver y Cabrera , Torres de Portugal , Mendez de Biedma , Castilla y Castro , Ponce de Léon , Colon y Muîiiz de la Cueba, Luna Arellano , Corroz y Centelles , Suarez de Mendoza , Baran y la Cerda , Varquez de Coronado y Luxan, Soler de Alpicat y Marra das, Ladron de Pallas , Parcellos y Bleanes , Picolomini de Aragon , Ayala y Boxas , Toledo , Orellana y Meneces , Mendez de Sotomayor , Bubin de Celis , Roda , Faxardo y Coalla , Ponte , Suarez de Castilla y Llarena ; Marquis de Belgida , Montejar et Saint-Jean de Piedras Al vas , de Benavites , Villamayor de las Ibiernas , Valhermoso de Tajuîia , Agropoli de Naples , Orellana la vieille , et Adeje dans l'île de Ténériffe , son château et Casa- Fuerte ; Comte de Villamonte, Tendilla et la Gomere, de Villardon Pardo, Sallent et du Saint-Empire ; Baron de Turis, el Bafol , Salem , Chella , Abvalat de la Rivière et Pardines , de la Joyeuse , Marran Iridicheli et Gudemi ; Seigneur de toutes les villes citées dans les titres précédents , et des lieux de Corbera , Saint-Jean de la Enova , Rafelbunoz , le Puig , de la moitié de Cuartell , Larap , Alqueria- Blanca , ville de Saint-Pierre d'Escanuela , la Fuensomera , los Apaceos hauts et bas dans la nouvelle Espagne , de la province d'Almoguera et des villes de Meco, Fuenteclavijo, Fuentenovilla, Aranzueque Armina, Loranca de Tajuna, Azaîion, Viana, ville dépeuplée d'Anguis , son château et sa forêt d'Alconchel y Zainos , et de Ferrnoselle dans le royaume de Portugal , des îles de la Gomere et de Fer aux Canaries ; Patron général et unique de la province de Candelaria , ordre des prédicateurs des dites îles ; Adelantado mayor de la nouvelle Galice ; deux fois Grand d'Espagne de première classe Gentilhomme de la chambre de S. M. (en exercice) , Chevalier de l'ordre de la Toison d'Or Grand- Croix de l'ordre royal de Charles III, Ecuyer., Arbalétrier et Grand- Veneur du Roi notre Seigneur que Dieu garde.

I 182 ) tion d'envahir la gran Canaria; mais, repoussé de cette côte, il dirigea son attaque sur Ténériffe, où il débarqua à la tête de quatre cents hommes. Les Guanches, du haut de leurs rochers, l'avaient aperçu de la veille et surveillaient ses mouvemens. Entouré de toute part dès qu'il eut mis pied à terre , Herrera se trouva tout à coup en présence d'un ennemi dont le nombre et l'audace n'avaient rien de rassurant. N'osant tenter un combat qui eût pu le compromettre et contraint de parlementer, il envoya aeux interprètes auprès des Menceys pour leur porter des paroles de paix ; c'était plus prudent. « Le très magnifique seigneur Bon Diego Garcia de Herrera, vassal d'un plus grand seigneur, leur disait il , ne veut pas usurper vos domaines; il vient seulement en bon voisin contacter avec vous une alliance durable, et vous prier de reconnaître la souveraineté du Roi de Castille , comme il la reconnaît lui-même. A ce message captieux les princes de l'île tinrent conseil, et le résultat de leur délibération fut traduit en ces termes par les truchemens Matheo Alfonzo et Lanzarotte : « Les Menceys de Ténériffe acceptent l'amitié de Diego de Herrera , du Roi de Castille et de tous les Rois du monde. » Après cette déclaration les deux camps fraternisèrent, Herrera embrassa les Menceys, et l'évêque de Rubicon leur donna sa bénédiction. 11 paraît que le seigneur de Fortaventure , escorté de ses nouveaux amis, parcourut deux lieues de pays et prit au sérieux cette promenade militaire , car il fit dresser l'acte de possession.

Telle est en abrégé la relation que les historiens Yiera et Nunez de la Pena font de cet événement. Voici maintenant la teneur du procèsverbal dressé par ordre de Don Diego. C'est la traduction littérale de l'acte énoncé plus haut et dont le texte se trouve reproduit dans mes notes.

« Le 21 juin de l'an i464 comparurent au port du Bufadero , devant le seigneur Don Diego Garcia de Herrera , le grand Roi de Taoro Imobach , le Roi de las Lanzadas, autrement dit de Guimar , et les Rois d'Anaga , d'Abona , de Tacoronte , de Benicod, d'Adeje , de Tegeste et de Daute. Ces neuf princes déclarèrent qu'étant convaincus des titres , droits

et raisons qu'avait le seigneur Don Diego de s'appeler seigneur de toutes les îles Canaries , et surtout du désir qu'il manifestait d'en faire la conquête, ils venaient de leur plein gré lui rendre hommage comme à leur maître , et lui faire cession entière de l'île de Ténériffe , afin qu'il en jouît. Les neuf princes ayant baisé la main du seigneur Herrera en signe d'obéissance, Juan Negrin , le roi d'armes , éleva sa bannière et cria par trois fois à haute et intelligible voix : « Ténériffe pour le Roi de Castille et de Léon , et pour le généreux chevalier Don Diego de Herrera , mon seigneur! » Après cet acte solennel , Don Diego, accompagné des Rois , se mit en marche et fît environ deux lieues vers le haut de l'île , foulant follement la terre avec ses pieds , coupant des branches d'arbres , et changeant quelques pierres de place en signe de possession } sans que personne s'y opposât : ce que certifia le grand Roi Imobach sur son propre serment et au nom de tous ses collègues. Finalement, le seigneur Herrera, comme bon et loyal vassal du Roi de Castille, déclara reconnaître l'autorité souveraine de ce monarque , et ordonna d'en dresser acte pour la garantie de ses droits. Ce qui fut fait et signé par Fernando de Parraga , tabellion de Fortaventure , étant présens les deux truchemens et le roi d'armes , Alvaro Becera et Garcia Vergara , natifs de Séville , Juan de Aviles de San Lucar, Louis Morales de Fortaventure ., Louis Casahas de Lancerolte , Jacomar de l'île de Fer, Anton de Simancas, et l'évêque de Rubicon qui contresigna (i). »

G était ainsi que le seigneur de Fortaventure satisfaisait son ambition et préludait par une vaine parade au drame sanglant de la conquête. Un grand certificat en parchemin fut tout ce qu'il retira de son excur-

(1) Copie du texte original :

« El 21 de juniô de 1464 parecieron ante el senor Don Diego Garcia de Herrera , en el puerto del Bufadero , el gràn Rey de Taoro Imobach , el Rey de las Lanzadas que se llama de Guimar, el Rey de Anaga, el Rey de Abona, el Rey de Tacoronte, el Rey de Benicod, el Rey de Adexe, el Rey de Tegeste, y el Rey de Daute : estos nueve Principes ledixeron, que siendo convencidos de que el era senor de todas las islas Canarias por inuchos titulos , derechos y razones , especialmente por la gana que mostraba de conquistarlas , venian con gusto en obedecerle como a su amo , sometiendo baxo su imperio toda la isla de Tenerife , para que la poaseyese y desfrutase. Los nueve Principes besaron la mano al senor de Herrera en reconocimiento de soberania , y Juan Negrin , rey de armas levanto despues un Pendon , diciendo très veces en vos alta : Tenerife por el Rey de Castilla y de Léon , y por el generoso cahallero Don Diego de Herrera mi senor ! Concluida esta solemne ceremonia , Don Diego, aecompaùado de los Reyes , siguiô cerca de dos léguas la tierra arriba , hollandola con los pies , corlando ramos de arholes y mudando piedras del camino en senales de posesion , sin que nadie le perturbase; y el gran Rey Imobach lo jurô por si, y en nombre de todos. Finalmente , el senor de Herrera déclara , ponia esta nueva posesion baxo la corona de Castilla, como bueno y leal vasallo de aquel monarca, Mandandolo dar por testimonio para conservacion de su derecho. Lo que se hizo y firmo Fernando de Parraga, escribano de Fuertaventura , siendo testigos los dos trujamanes , el rey de armas , Alvaro Becera y Garcia Vergara de Sevilla, Juan de Aviles de San Lucar, Luis Morales de Fuertaventura, Luis de Casanas de Lanzarote , Jacomar del Hierro , Anton de Simancas , y firmola el Obispo de Rubicon. »

( 184 ) sion à Ténériffe. Trente deux ans s'écoulèrent ayant qu'on se rendît maître de l'île : les Guanches n'étaient pas hommes à se livrer sans combats; leur résistance opiniâtre prouva ce que pouvait chez ce peuple l'amour de la patrie uni au courage le plus indomptable, et l'intrépide Alonzo de Lugo , vaincu lui-même à Acentejo , ne parvint à les soumettre qu'en profitant de leur discorde.

Les archives de la Casa-Fuerte renferment encore plusieurs manuscrits importans qu'on nous permit de vérifier. En voici les titres :

Patente royale octroyée le 29 août de l'an 1420 , par le Roi Don Juan II, à Don Alfonso de Gasaos , autrement dit de Las Casas , pour la conquête des îles Canaries.

Plein pouvoir de Leurs Majestés Ferdinand et Isabelle , concédé à PAdelantado Don Alonzo de Lugo pour faire le partage des terres de Ténériffe. Burgos, 6 décembre de l'an 1496.

Généalogie de la maison de Grehenbergen de Hollande , connue aux Canaries sous le nom de Monteverde.

Je ne pousserai pas plus loin cette énumération : les nouveaux détails que je me réserve de donner plus tard ne seront pas sans importance pour l'histoire des îles Fortunées au moyen -âge, histoire fort peu connue et qui mérite de l'être , car elle peut contribuer au bien-être de l'humanité , l'expérience de l'avenir par le passé.

QUINZIÈME MISCELLANÉE.

Page 1