‹ Histoire naturelle des Iles CanariesChapitre 8 sur 52 · DANS LE COMMENCEMENT DU MOIS D'AOUT · texte numérisé non relu

DANS LE COMMENCEMENT DU MOIS D'AOUT

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Asphodelus fistulosus.

— ramosus,

Juncus acutus.

Avena sterilis.

Milium lendigerum.

Asparagus retrofractus ?

Beta maritima.

Suæda fruticosa.

Salsola vermiculata.

Plantago Coronopus.

— argentea. Desf.

Samolus Valerandi.

Salvia Ægyptiaca.

Antirrhinum heterophyllum. Schousb.

Lycium Afrum.

Carduus clavulatus. Link.

Cynara horrida.

Silybum marianum.

Carthamus lanatus.

Kleinia neriüfolia.

Scolymus Hispanicus.

Prenanthes spinosa.

Sonchus divaricatus. Desf.

Crithmum maritimum.

Scandix Pecten.

Bupleurum glaucum.

Glaucium phœniceum. Sm.

Papaver hybridum.

Reseda subulata. Delile. Aizoon Canariense.

Helianthemum Niloticum. Mesembryanthemum nodiflorum. — Canariense. — crystallinum.

Fagonia Cretica. Lotus trigonelloides. Nob.

Arenaria maritima. — sp. Creticæ aff.

Silene inflata. Pistacia Atlantica. Desf.

Tamarix Canariensis. DC. Euphorbia piscatoria.

Cactus Tuna. £

Observation. Cette liste offre une preuve de la ressemblance de la flore de Fortaventure avec celle de Lancerotte ; si on excepte l’Helianthemum Niloticum, le Tamarix Canariensis , le Pistacia Atlantica et quelques autres espèces , les restantes sont communes aux deux îles. La région némorale qui décore si bien la partie occidentale de l'archipel, et dont nous avons retrouvé des traces sur les sommets de Lancerotte, manque entièrement dans les divers districts de Fortaventure que nous avons parcourus. Cette absence provient de ce que les points culminans de cette île atteignent à peine 1,500 pieds de hauteur absolue, et qu’à cette station la température est trop élevée pour les Lauriers , les Bruyères et les autres arbres forestiers. Le Pistacia Atlantica, Desf., et le Phœnix Dactylifera , deux arbres qui appartiennent bien plus à la flore de l'Afrique continentale qu’à celle des Canaries , sont les seuls grands végétaux que nous avons vus dans l’intérieur du pays. Cependant il est probable que plusieurs espèces de la région des bois existent dans la presqu’ile de Handia, où les montagnes sont plus élevées. Nous regrettons encore aujourd’hui que les chaleurs excessives de l'été de 1829 nous aient contraints de partir de Fortaventure sans explorer la partie méridionale de l'ile, contrées tout-à-fait inconnues aux botanistes et peu fréquentées par les habitans. En 1815, M. de Buch et son infortuné compagnon Ch. Smith ne furent pas plus heureux que nous : leurs excursions leur fournirent peu de plantes ;

comme nous, ils visitèrent l’île dans cette saison brûlante où la végétation est amortie par la sé-

cheresse et qu’on pourrait comparer en quelque sorte à nos hivers, car dans les mois de juillet et

d’août les herborisations sont aussi infructueuses à Fortaventure qu’en décembre et janvier dans les

environs de Paris.

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