‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 548 sur 1156 · XV · texte numérisé non relu

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il avait besoin pour voir en eux tous les organes de son Insecte idéal, puisque dans les trompes et les soies des Lépidoptères et des Diptères il retrouve les mandibules, les mâchoires, la langue, les lèvres supérieures et inférieures, et les palpes des Orthoptères, des Coléoptères, des Hyménoptères , des Névroptères , de tous les Insectes broyeurs et masticateurs. M. Brandt a observé très-bien que dans les Iules la réunion particulière des mâchoires et de la lèvre inférieure dans une lame destinée à broyer les aliments, prépare en quelque sorte le passage des Diplopodes rongeurs aux Diplopodes suceurs.

Je l’ai dit , ces considérations sont ingénieuses, et jusqu’à un certain point vraies et utiles ; mais elles deviennent nuisibles quand on traduit, ouplutôtquand on travestit, par elles, les observations, et quand par la trop grande importance qu’on y attache, on les fausse et on les dénature. Comme c’est par des observations sur les organes de la manducation que, suivant nous, l’étude des Myriapodes peut obtenir les progrès les plus solides et les plus certains , j’ai cru devoir m’attacher à bien définir ces organes et à faire disparaître les difficultés, que ceux qui voudront s’adonner à cette étude pourraient trouver à bien comprendre les auteurs qui en ont écrit.

Paris, ce 15 avril 1847.

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