‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 964 sur 1156 · Scolopendrelle notacanthe, ( Scolopendrella notacantha · texte numérisé non relu

Scolopendrelle notacanthe, ( Scolopendrella notacantha

PI. 39 , fig. 7.

Antennes moniliformes, de 20 et quelques articles, deux fois aussi longues que la tête, finement velues ; douze paires de pattes; une petite brosse de chaque côté du dernier segment au devant des filaments antenniformes de l’anus ; dessus des segments biépineux. Longueur 0,002 ou 0,003.

Geoph. junior, P. Gerv., Ann. soc. entom. de France, lre

(i) Scolopendrella, P. Gervais , Comptes rendus de l’Acad. des sciences, j83y. — Id. ; Revue cuv. de M. Guérin , t. II, p. 2^9 — Id. , Ann. sc. nat. , 3e série, t. II, p. 79. — Geophilidæ Scolopendi'Ellinæ, Newport, Trans . linn. soc., t. XIX, p. 276, Scolopendrellidæ, id., ib., p. 3^3.

CHILOPODES.

série , 1836. — ScolopendreUa notacantha, îd ., Atlas de Zoologie, pl. 56, fig. 3. —Id., Ann. sc. nat. 3e série, t. II , p. 79, pi. 5, fig. 15-17.

Des environs de Paris.

Nous avons trouvé plusieurs fois dans le jardin de la maison que nous habitons à Paris et nous avons aussi rencontré dans les bois de Clamart et de Meudon, aux environs de la même ville, le petit Myriapode , long de trois à quatre millimètres, auquel nous avons donné le nom de Scolopendrelle. Il vit à l’ombre des plantes dans la mousse, sous le sable des allées, aux endroits où la terre est un peu humide ou bien sous les feuilles mortes qui recouvrent le sol dans les fourrés. Les localités où vivent Ses Campodées et les Nicoléties, deux genres de Thysanoures dont nous avons fait connaître les caractères dans un autre volume de cet ouvrage, possèdent aussi, dans beaucoup de cas, ce joli petit Myriapode. Les deux premières Scolopendreîles que nous avons trouvées, il y a plus de dix ans, nous avaient d’abord paru être de jeunes Gôophiles, et comme leur étude offrait quelque difficulté il nous fut alors impossible de rien conclure de définitif à leur égard. Mais plus tard en les examinant avec plus de soin, nous avons reconnu que ces prétendus Géophiles acquièrent avec l’àge plus de quatorze articles aux antennes et qu’ils en ont jusqu’à vingt dans Tétât complet. Ces animaux ont aussi à la base de leurs antennes, en arrière de l’insertion du premier article de celles-ci, un petit stemmate ; leur bouche est constituée pour sucer et paraît manquer des forcipules qui forment chez les autres chilopodes des mâchoires auxiliaires; le corps est composé de seize segments sous la tète ; il a douze paires de pattes insérées sur ses 1, 2, 3, A, 6, 8, 10, 11, 13, 14 et 15e segments. Le quinzième anneau porte bilatéralement un petit tubercule surmonté de petits poils en brosse , et le seizième est garni d’appendices antenniformes. Ces caractères paraissent établir une grande affinité entre notre petit animal et les Géophiüdes, mais ils ne permettent pas de le placer dans le même genre que ces Myriapodes.

Les antennes, deux fois aussi longues que la tête , sont moniliformes, à grains ou articles plus serrés et plus cylindriques près la base, plus sphériques au contraire dans la seconde moitié. Leur dernier ar ide est souvent coupé en bouton. Ces antennes, qui ont douze, quinze, vingt, ou même vingt et quelques articles,

GÉOPHILTDES.

suivant l’âge des sujets que l'on étudie, sont garnies de petits poils principalement développés sur leur milieu où ils simulent une sorte de couronne. Les impressions de la lame antéro-supérieure des segments du corps sont plus distinctes que dans les Géophiles et imitent deux petits denticules épineux sur chaque anneau.

M. Newport a recueilli tout récemment en Angleterre un petit Myriapode qu’il vient de faire connaître comme une seconde espèce de Scolopendrelle.

Page 1