‹ Histoire naturelle des insectes, composée d'après Réamur, Geoffroy, Degéer, Roesel, Linné, Fabricius, et les meilleurs ouvrages qui ont paru sur cette partie; rédigée suivant la méthode d'Olivier, et ornée de figures dessinées d'après nature (volume 2)Chapitre 12 sur 83 · IV · texte numérisé non relu

IV

| (cs HISTOIRE NATURELLE

Le Dytiquesillonné, Dytisous sulcatus.

Il a environ huit lignes de long; les antennes sont jaunâtres ; la tête est noire , avec plusieurs taches jaunes, dont une en forme de V sur le milieu; le coïselet est noir, avec tout le bord et une ligne transversale jaune sur le milieu; les élytres sont pointillées d’un gris noirâtre, avec une ligne jaune au bord extérieur ; le dessous du corps e$t noir, avec des points jaunes de chaque scôté de l'abdomen; les cuisses sont jaunes ; les tarses bruns ; les tarses antérieurs du mâle sont en forme de palette”: la femelle diffère du mäle, en ce que ses élytres ont quatre lignes élevées ;: l'intervalle qui se trouve entre chacune est couvert de poils.

Scopoli, Degéer et M. Geoffroy ont eu raison de croire que ces deux individus sont de la même éspèce. M: Fabricius à fait une espèce du mäle,, sous le nom de Cénereus ; et M.-Olivier a suivi cet auteur ; mais le dytique cendré de M. Olivier est le mâle‘du dytique sillonné.

On le trouve dans toute l’Europe, dans les eaux douces : il est commun aux envivons de Paris,

Le Dytique strié, Dytiscus striatus.

Il ést présque aussi long que le précédent, mais il est moins large; Jes antennes sont fauves; la tête est noirâtre, avec sa partié antérieure et la lèvre d’un brun jautre; le corselet estnoitâtre, avecles bords latéraux jaunes; les élytres ont deux rangées de points enfoncés qui forment des stries peu marquées ; elles sont entièrement couvertes de petites lignes transversales très fines et très serrées, qu’on n’aperçoit qu'à l’aide de la loupe; elles sont d’un noir verdâtre, avec le bord extérieur jaune; le dessous du corps est noir; les quatre pates antéfieures sont brunes, les postérieures noïres.

On le trouve dans toute l’Europe : il est commun aux environs de Paris,

Le Dytiquevitré, Dytiscus fenestratus.

G. Colymbète. Lara.

-Ilest un peu moins grand que le précédent, convexe, d’un noir luisant ; les antennes sont brunes; les élytres 6nt chacune deux petites taches ferrugineuses transparentes , l’une vers le milieu, l’autre à l'extrémités on ne les aperçoit que lorsque les élytres ne sont point couchées sur le corps’; tout le dessous du corps est noir; les pates sont brunes.

On le trouve aux environs de Paris : il n'est pas commun.

Le dytique vitré décrit par M. Olivier à diffère de celui-ci, en'ce que la tête a deux points ferrugineux à la base ; le corselet a ses bords ferrugineux , et le dessous du corps est de cette couleur : on le trouve à Hambourg.

Le Dytique bipustulé, Dytiscus bipustulatus.

G. Colymbète. La.

Il a cinq lignes de long ; tout le corps est

DES DYTIQUES, ras d’un noir Juisant, tant en dessus qu’en dessous; les antennes sont ferrugineuses; la tête a deux petits points d’un rouge brun très visibles sur l’insecte vivant, qui quelquefois disparaissent quand il est mort ; les pates sont brunes.

On le trouve dans toute l’Europe : il est commun aux environs de Paris.

Le Dytique noté, Dytiscus notatus. G. Colymbète. Laxr.

Il est de la grandeur du précédent; les antennes sont fauves ; la tête est noirâtre, mélangée de rouge; le corselet est rougeître, avec une tache noire sur le milieu ; les élytres sont d’un brun verdâtre, avec le bord extérieur d’un jaune pâle; le dessous du corps est noir ; les pates sont rougcûtres.

On le trouve en Europe : il est commun aux environs de Paris.

Le Dytique de Hybner, Dytiscus Hybneri.

Il à six lignes de long ; les antennes sont

fauves ; la tête est noire, avec quelques taches ferrugineuses à sa partie supérieure , et la bouche de même couleur ; le corselet est noir, avec les bords latéraux ferrugineux; les élytres ont deux stries peu marquées, formées par des points enfoncés; elles sont de couleur noire, avec les bords latéraux ferrugineux ; le dessous du corps est noir; les pates sont brunes.

On letrouve en Allemagne, dans les eaux douces, et aux environs de Paris.

Le Dytique transversal, Dytiscus transversalis.

Il est de la grandeur du précédent; les antennes sont ferrugineuses; la tête est noïrâtre, avec plusieurs taches ferrugineuses ; et la bouche de même couleur ; le corselet est noir,-avec les côtés et le bord antérieur ferrugineux; les élytres sont noirâtres, avec les bords latéraux ferrugineux et une ligne transversale de méme‘couleur près de la base; le dessous du corps est noir; les pates sont brunes.

Il habite les caux stagnantes de l'Europe :

on le trouve aux environs de Paris.

Le Dytique de Hermann, Dytiseus Hermanni.

G. Hygrobie. Larr.

Il a près de cinq lignes de long ; les antennes sont d’un jaune fauve ; la tête est rougeûtre, avec une tache noïre de chaque côté des yeux; le corselet est pointillé, rougeitre, avec les bords antérieur et postérieur noirs ; lesélytres sont pointillées, rougeûtres , avec une grande tache d’un brun noirâtre sur le milieu ; le dessous du corps est d’un brun rougeâtre; les pates sont fauves.

Il habite l'Europe : on le trouve aux environs de Paris ÿ dans les eaux stagnantes,.

Le Dytique maculé, Dytiscus maculatus.

G. Colymbète. Larr.

Il a environ quatre lignes de long ; les antennes sont fauves ; le devant de la tête

116 HISTOIRE NATURELLE d’un brun ferrugineux, et la partie postérieure noire ; le corselet est fauve, avec le bord postérieur noir; les élytres ont des lignes longitudinales irrégulières jaunes et noires ; le dessous du corps et les pates sont bruns.

On le trouve au nord de l’Europe : il est rare aux environs de Paris.

Le Dytique biponctué, Dytiscus bipunctatus.

G. Colymbète. Larn.

Il est de la grandeur du précédent; les antennes sont pâles; la tête est noire, avecla partie antérieure jaunâtre; le corselet, est jaunâtre , avec deux points noirs sur le milieu; les élytres sont mélangées de noir et de jaunâtre ; le dessous du corps est noir ; les pates sont Jaunâtres.

On le trouve en Europe : il est très commun aux environs de Paris.

Le Dytique raccourci, Dytiscus abbreviatus.

G. Colymbète. Lare.

Il a près de quatre lignes de long; la tête est d’un brun rougeâtre; le corselet est presque noir, avec les bords latéraux rougeñtres; les élytres sont lisses, noires, luisantes, avec une ligne jauné transversale , ondée , interrompue à la base; deux petites taches de même couleur près du milieu, et une à l’extrémité; le dessous du corps est noir; et les pates sont brunes.

On le trouve à Kiell, dans les eaux douces , et aux environs de Paris.

Le Dytique uligineux, Dytiscus uliginosus.

G. Colymbète, Lire.

Il est un peu moins grand que le précédent ; le corps est lisse, noir, luisant; le corselet et les élytres sont couverts de petits points enfoncés, peu marqués, avec leur

bord extérieur ferrugineux ; les antennes et les pates sont ferrugineuses.

Il babite l’Europe : on le trouve aux environs de Paris.

Le Dytique bossu, Dytiscus gibbus.

G. Hydropore. Lan.

Il à deux lignes de long; il est convexe; la tête est ferrügineuse; les yeux sont noirs; le corselet est ferrugineux, avec le bord postérieur noir; les élytres sont noirâtres, avec les bords latéraux ferrugineux ; le dessous du corps et les pates sont ferrugineux.

On le trouve dans toute l’Europe : il est très commun aux environs de Paris. |

Le Dytique plane, Dytiscus planus.

G. Hydropore. Lare.

Il a environ deux lignes de long ; la tête est noire, le corps est d’un jaune päle, lisse , peu luisant ; le dessous du corps est noir; les pates sont ferrugineuses,

On le trouve dans les eaux donces du Danemarck et aux environs*de Paris.

Le Dytique dorsal, Dytiscus dorsalis.

G. Hydropore. Larr.

Il est de la grandeur du précédent ; les.

antennes sont ferrugineuses à la base, noirâtres à l'extrémité; la tête est ferrugineuse ; le corselet est.noir, avec les bords ferrugineux; les élytres sont noires, avec une tache ferrugineuse à la,base, et leur bord extérieur ferrugineux ;.le dessous du corps est noir; les pates sont ferrugineuses.

On le trouve en Allemagne et aux environs de Pamis.

Le Dytique enfoncé, Dytiscus impressus.

G. Haliple. Larr.

Il a environ deux lignes de long; les antennes sont d’un jaune fauve; la. tête est d’un jaune fauve, avec les yeux noirs y le corselet est fauve, plus étroit antérieurement que postérieurement; les élytres sont

d’un brun rougeñtre, avec quelques lignes noires courtes et plusieurs rangées de points enfoncés; tout le dessous du corps et les pates sont rougeâtres.

Cet insecte a deux grandes plaques écailleuses à la partie postérieure de la poitrine , comme en ont lesmäles des cigales, ainsi que M. Geoffroy l’a remarqué; ces deux longués plaques couvrent l’articulation des pates postérieures et la moïtié de leurs cuisses , ce qui gêne les mouvemens de cet insecte ; Aussi il ne peut nager qu'horizontalement, et ne‘peut marcher sur terre.

On le trouve en France, en Allemagne :

il est commun aux environs de Paris.

Le Dytique confluent, Dytiscus confluens.

G. Hydropore. Larr.

Il n’a guère qu’une ligne de long; la tête etle corseletsont rougeâtres; les élytres sont pâles , avec quelques petites lignes longitudinalesnoires ; le dessous du corps est noir ; les pates sont jaunâtres.

,” + F. s Æ DES DYTIQUES. 121

On le trouve en Europe : il est commun aux environs de Paris.

Le Dytique crassicorne, Dytiscus crassicornmis.

G. Motère. Larn.

Il a environ deux lignes de longs les antennes sont ferrugineuses , avec les sept derniers articles un peu renflés; le dernier est terminé en pointe; la tête est ferrugineuse, avec le bord postérieur noir; le corselet et les élytres sont ferrugineux ; on voit sur celles-ci des points enfoncés, peu rapprochés; le dessous du corps et les pates sont d’un brun ferrugineux. |

On le trouve en Allemagne:: il est commun aux environs de Paris.

Le Dytique douze-pustules, Dytiscus duodecim-pustulatus.

G. Hydropore. Lame.

Il a deux lignes de long ; les antennes * sont d’un jaune fauve; la tête est d’un jaune 1V. 11

fauve, avec le bord postérieur noir ; les yeux sont noirs; le corselet est d’un jaune fauve, avec deux taches noires au bord postérieur; les élytres sont noires, avec six taches d’un jaune fauve, et le bord extérieur de la même couleur; le dessous du corps et les pates sont d’un jaune fauve.

Il est rare aux-environs de Paris.

Le Dytique linéé, Dytiscus lineatus.

G. Hydropore. Lars.

Il a une ligne de long ; les antennes sont ferrugineuses ; la tête est ferrugineuse, noirâtre à sa partie postérieure ; le corselet est ferrugineux ; les élytres sont grisâtres , avec le bord extérieur ferrugineux ; elles ont quatre lignes longitudinales blanches sur le milieu; le dessous du corps et les pates sont ferrugineux. ÿ:

On le trouve en Allemagne et aux environs de Paris.

DES DYTIQUES, 123 Le Dytique inégal, Dytiscus inœqualis.

G. Hydropore. Lamn.

Il est de la grandeur du précédent ; les antennes sont ferrugineuses ; la tête est fer rugineuse ; les yeux sont noirs ; le corselet est ferrugineux, avec le bord postérieur noir; les élytres sont finement pointillées, avec le bord extérieur ferrugineux , d’où partent des taches qui s'étendent sur le milicu des élytres; le dessus du corps et Les pates sont ferrugineux.

On le trouve en France, en Suède : il est commun aux environs de Paris, au printemps.

Le Dytiqueoblique, Dytiscus obliquus.

G. Haliple. Lara,

Il a près de deux lignes de longueur ; tout

son corps est ferrugineux, et chacune de

ses élytres est marquée de cinq taches obseures obliques.

‘ré : 4 On le trouve communément aux environs de Paris.

Le Dytique fauve, Dytiscus fulvus.

G. Haliple. Larn.

Il a moins de deux lignes de long; tout son corps ést entièrement ferrugineux ; sombre et pointillé; les élytres sont rayées de

. gros points, et marquées de divers traits noirs distribués sur toute la surface.

On le trouve en Suisse et en France.

DES GYRINS. 125

Page 1