‹ Histoire naturelle des insectes, composée dáprès Réaumur, Georffroy, Degéer, Roesel, Linnée, FabriciusChapitre 30 sur 66 · DES GUÊPES · texte numérisé non relu

DES GUÊPES

nilles en construisant lear coque. Là, ils se changent en nymphes, et restent sous cette forme huit ou neuf jours, au bout desquels les guêpes se débarrassent de leur enveloppe ; dès qu'elles Tout quittée , elles font usage de leurs dents pour se faire un passage en rongeant le couvercle de leur cellule ; après l'avoir détaché , elles le poussent en dehors , et sortent aussitôt La cellule ne reste pas long-temps vacante; dès qu'elle a été abandonnée, une vieille guêpe la nettoie , et la rend propre à recevoir un nouvel OBuf.

Les cellules destinées à recevoir les œufs d'où doivent sortir les ouvrières, ne se trouvent jamais placées parmi celles qui renferment les œufs qui donnent les mAles et les femelles; des gâteaux entiers sont composés de ces premières, qui sont plus petites que les autres.

Mais tout l'édifice des guêpes, qui est un ouvrage de quelques mois, ne doit durer qu'une année; cette habiution si peuplée pendant l'été , est presque déserte pendant l'hiver, et entièrement abandonnée au prin-

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teiii|>s ; le plus çrand nombre de ses tans périt en automne; quelques femdles, destinées à perpétuer l'espèce , passent llii- Ter engourdies , et au printemps suirant , chacune d'elles devient la fondatrice d*une nouvelle république, dont elle est la mère ; alors elles n'ont pas une seule ouvrière à leur disposition ; c'est à elles k creuser, ou à trouver sous terre un trou, à y bâtir des cellules propres à recevoir leurs œufs, et à nourrir les vers qui édosent, jusqu'à ce que quelques uns de ceux auxquels dles ont donné naissance, soient devenus insectes ailés, et puissent les seconder dans leurs travaux. Comme les ouvrières sont les pins utiles, ce sont elles qui naissent les premières ; les miles et les femelles ne paraissent que vers la fin de l'été, et au commencement de l'automne; leur accouplement a lien dans le guêpier même où ils sont nés.

L'occopation des miles dans le guêpier se borne à le nettoyer et à en enlever les corps morts. De même que les miles des abeilles, ils sont privés d'aiguillon; il n'y a qne les mères et les ouvrières qui en soient pour-

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vues : celui des mères est plus long que celui des ouTrières , et la piqûre de ces armes est beaucoup plus forte , et cause une douleur plus vive que celle des abeilles ; la violente cuisson dont elle est suivie , est produite par une liqueur v^éneuse très limpide introduite dans la plaie.

La paix ne règne pas toujours dans les républiques des guêpes; il y a souvent des combats entre les ouvrières, ou entre cellesci et les ni&Ies ; ces derniers , quoique plus grands , sont plus faibles ou plus lâches ; mais les combats y vont rarement à mort.

Enfin , lorsque les premiers froids se font sentir, nos guêpes, de même que les précédentes , de mères si attentives qui aourria* saient avec tant de soins leurs petits , de» viennent des marâtres impitoyables ; elles arrachent de leurs cellules tons les vers qui ne s'y sont pas encore renfermes; les ouvrières et les mâles les portent hors du guêpier ; rien n'est épargné , le massacre est général. Il paraît qu'elles craignent que leurs petits ne puissent supporter le froid et la faim pendant cette saison, où elles vn. a6

Sol HISTOIRE NATURELLE

trouvent à peine une nourriture peu solide; elles finissent elle»-mémes par mourir les unes après les autres y et de cette nombreuse famille , il ne reste au printemps que quelques mères.

Elle habite l'Europe : elle est très com> mune aux environs de Paris.

La Guêpe cartonnière, Fespa chartaria.

Cette espèce a environ cinq lignes de longueur ; elle est noire ; elle a seulement un peu de jaune à la lèvre supérieure y à la base des mandibules y derrière les yeux, à la partie antérieure du corselet, derrière l'écusson et aux bords des cinq premiers an» neaux de l'abdomen ; ses pâtes et ses antennes sont noires.

Elle est très conunune à Cayenne.

Ces guêpes vivent en société, dans un guêpier qu'elles bâtissent sur une petite branche d'arbre à laquelle il tient par une espèce de tuyau placé à sa partie supérieure ; la forme de ces guêpiers est un peu conique ;

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