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neaux couverts de poils rougeâtres. Les ouvrières sont deux fob plus petites que les femelles.
£llc vit en société ; elle construit son nid en terre, ou entre des tas de pierres, et le recouvre de mousse. On trouve ordinairement ces nids dans les prairies : ib contiennent peu d'abeilles.
Elle habite TEurope : elle est commune aux environs de Paris.
L'Abeille cornue, j4pis comuta.
G. MêgachiU. Latr.
Elle est longue de sept lignes , noire ; son abdomen est bronzé, tout couvert de poils fauves : le mâle a des points blancs sur la face antérieure de la tête; les femelles ont, sur cette partie , deux cornes anguleuses , placées au-dessus des mandibules, et renfermant , dans leur intervalle, un enfoncement rebordé en devant, et une petite ligne élevée au milieu.
Cette espèce fait son nid dans la cavité de quelques pierres , ou d'tm mur : elle ne se
DKS ABEILLES. IlI^J
sert pas d'un mortier très dur , parce qu'il lui est inutile , puisque les endroits où elle construit son nid sont à l'abri de la pluie. Elle recouvre de terre les parois de la cavité qu'elle a choisie, et n'y laisse de vide que l'espace nécessaire pour contenir la provi-* sion de pAtée qui doit servir à l'accroissement de la larve qui doit naître de l'œuf qu'elle confie à cette cellule. Comme l'entrée des cavités qu'elle choisit n'est jamais exactement juste de la grandeur de son corps , la mégachile femelle la rétrécit , en attachant de la terre h son bord intérieur, et laisse au milieu un trou bien concave. La pâtée a la consistance de bouillie ; le miel a un goût fort agréable. Chaque cellule étant fournie suffisamment de pâtée, et renfermant un œuf, est fermée avec le môme mortier qui a servi à la construire. L'insecte parfait parait dans les premiers jours du printei^ps. Il est très commun aux environs de
248 HISTOIAE HATUACLLK
L'Abeille bicorne, Apis bicomis.
G. MégachiU. Latb.
Cette espèce est an peu plus petite que la précédente , et moins veine ; le corps est noir, avec le corselet couvert de poils d'un gris jaunâtre , et l'abdomen hérissé de poils fauves, plus obscurs postérieurement^ le diaperon de la femelle a deux cornes tronquées obliquement et extérieurement à leur extrémité , presque unidentées ; son bord extérieur n'est pas relevé; il a, de chaque côté, une échancrure ; son milieu est un peu avancé, et terminé par deux ou trois dentelures. Les poils qui garnissent le devant de la tête du mâle ne sont pas aussi blancs que ceux que cette partie offre dans les individus de même sexe de l'espèce précédente; d'ailleurs, cette espèce diffère de la précédente par les poils du corselet, qui sont d*un gris jaunâtre , et en ce que ceux du bout de l'abdomen sont noirs ou plus obscurs.
Cette espèce est très commune aux envi-
DBS ABEIIXES. a 49
rous de Paris : elle construit son nid dans
les trous du bois, dans les troncs d'arbre,
des planches, etc. Réaumur l'a observée
dans une porte de la cuisine de sa maison
de campagne, à Charenton ; il fat étonné
de son peu de timidité. Cette abeille s'ero*
para d'un troa qui avait servi autrefois à
laisser passer nne grosse vis qui tenait la
serrure : elle y apporta de la terre, dont elle
se servit pour enduire ses parois internes,
pour remplir une partie de sa capacité,
7t pour rétrécir l'entrée du trou, qu'elle
vait trouvée trop grande. Il lui était in-
Iflerent que le battant de cette porte fàt
ivert ou fermé ; le mouvement des dôme»-
^es qui entraient et sortaient ne l'inquié-
t nullement , et elle venait toujours k son
n conmie si elle avait été privée. Quand
eut rempli son trou de pâtée, elle le
la par les deux bouts, après y avoir
>sc ses œufs.
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L'Abeille bleuâtre, Apis cœrulescens.
G. MégachiU. Late.
Elle est longue de quatre lignes, d'un bleu foncé ou violet, avec des poik blandiâtres ; le dessus de l'abdomen est presque nu, avec des raies blanches en partie interrompues; la brosse du ventre est noire et épaisse. Le mâle est d'un vert bronzé , foncé et luisant , avec les poils de la tête et du corselet d'un gris jaunâtre; les autres tirent sur le blanc. L'abdomen est presque globuleux , plus nu et plus luisant ; le bord postérieur de l'avant - dernier anneau est arrondi et entier; l'anus est armé de trois épines assez longues, droites, parallèles, écartées, et presque égales. Cette es|)èce construit son nid avec de la terre et sur les murs exposés au soleil. Degéer trouva plusieurs de ces nids dans les inégalités d'un mur bâti de grosses pierres de granile ; ils avaient la forme de plaques ovales, relevées en bosse, et ayant la couleur de l'argile. En les examinant de prés , il s'aperçut qu'elles
DKS ABEILLKS.
étaient composées de terre et de ensemble, et formant une mass lide, mais qu'on les délachait ai ment avec la pointe d'un couteau , tombaient en poussière pour peu touchAt trop rudement. Ayant o de ces nids au mois de mai , il vit intérieur deux ou trois cellules, chacune d'une coque ovale de soi blanc sale , et qui renfermait une mt pleine de vie et prête à quitter la ces nids avaient été construits Tanne cédeute. Il trouva un autre nid fait même matière dans une couche < d'argile mêlée de chaux, dont on a coi lans le pays, d'enduire les parois de ons de bois ; ce nid renfermait , da rande cavité intérieure, une larv Ues , d'un blanc jaunâtre , ayant le os et court, la tête écailleuse, an armée de deux petites dents à exi ine. Le derrière de cette larve étai indi , et marqué d'un petit trai ransversal que Degéer soupçoni is. Cette larve passa toat l'HIV
%i% H19T01RK HATORRLLE
cctto forme, et ne se transforma en nymphe qu'au commencement de juin de Tannée suivante; celte njrmphe était entièrement d'un blanc de lait ; son corps était court , gros , dodu , avec Tabdomen un peu courbé en dessous ; les antennes et les pâtes étaient arrangées régulièrement sous le corps; les fourreaux des ailes et la trompe étaient très apparens. I<atreille a rencontré souvent le nid de cette mégachile à Meudon et à Montmartre, auK environs de Pans, dans les terrains coupéi à pic
L'Abeille à mid , Apis mdUfica,
Elle est brune 9 couverte de poils d*un gris jaunâtre , plus serrés sur le corselet que sur les autres parties du corps; la femelle est beaaooup plus grande que le mile; son alklomen est plus allongé ; ses ailes sont plus courtes; les yeux du mile sont très grands, et occupent toute bi partie supérieure de la tète. Les ouvrières sont plus petites qœ le Biâlo et la femelle.
Nous trouvons, dans Y EmychitééÊe .
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a54 HISTOIRE NATUEELLE
bleuâtre, avec quelques poils jaunâtres sous rabdomcn.
Cette abeille vit solitaire : la femelle, comme toutes celles qui ne vivent point en société, est seule chargée de la construction du nid, et de pourvoir les petits d'alimens. Ces abeilles font, vers le milieu du printemps, des nids en maçonnerie; elles les placent sur les pierres qui se trouvent à découvert sur les murs et les faces des hàtimens exposés au midi , telles que celles des saillies de fenêtres , des corniches, ou celles qui forment des angles avec le plan du mur. Ces nids sont construits avec une espèce de mortier dont la base est du sable que Tabeille joint .\ un peu terre, en l'humectant avec une liqueur visqueuse qu'elle fait sortir do sa bouche; elle construit de petites masses de ce mortier, qu'elle transporte entre ses mandibules dans l'endroit qu'elle a choisi pour bâtir : cet endroit est quelquefois éloigné de plus de cent pas du lieu où elle prend ses matériaux. Chaque nid est composé de plusieurs cellules semblables, qui ont à peu près la forme d'un dé à cou-