‹ Histoire naturelle des insectes, leurs moeurs, leurs métamorphoses et leur classification, ou Traité élémentaire d'entomologieChapitre 67 sur 152 · DE LA TRIBU DES RAPHIDIENS · texte numérisé non relu

DE LA TRIBU DES RAPHIDIENS

Famille 1. MANTFISPIDES. Pattes antérieures ravisseuses; jes jambes très-renfiées etarmées d’épines; | les tarses pouvant se replier sur la jambe et former une pince préhensile. |

| Genre 1. manTISpA. Z{1ig. |

Fam. 2. RAPHIDIIDES. Pattes antérieures simples. Tête très- |

srande,aplatie.Prothorax cylindrique, | aussi long que l'abdomen. Ce dernier ||

DES

Genre {. RAPHIDIA. Lin.

Fam. 3. SEMBLIDES.

Groupe 1. CORYDALITES.

Genre {. corynauiS. Lalr.

& Gpe. 2. CHAULIODITES.

Genre 1. CHAULIODES. Latr.

Gre. 2. piLAR. Ramb.

Gpe. 3. SEMBLITES.

Genre 1. seMBuis. Fabr

(Sialis, Latr.)

muni d’une tarière saillante chez les temelles.

ex,

Pattes antérieures simples. Tête courte, convexe. Prothorax trèscourt. Abdomen sans tarière saillante.

Mandibules ordinairement plus lougues que la tête et le corselet réunis , étroites, légèrement arquées, plus courtes dans les femelles. Antennes longues, sétacées.

Abdomen terminé chez les mâles par des appendices cornés.

Mandibules peu saillantes Antennes assez courtes, pectinées, au moins dans les mâles.

Antennes à dents de peigne très-serrées.

Antennes à dents de peigne écartées.

Antennes sétacées, simples : Mandibules très-courtes, non saillantes.

La première famille de la tribu des Raphidiens, celle des MANTISPIDES, ne Comprend que le genre Mantispa, dont les espèces, dispersées dans des régions du globe trèséloignées entre elles, sont toutefois peu nombreuses. Les « Mantispes ont une tête large, avec des antennes courtes, un peu moniliformes ; un prothorax allongé et plus étroit | que la tête, des ailes diaphanes à réseau assez lâche; des pattes antérieures ravisseuses, comme celles des Mantiens parmi les Orthoptères : ce qui nous montre ces Névroptères comme éminemment carnassiers. Leurs premiers états ne sont pas connus ; c’est par analogie qu’on à regardé 4 une larve assez semblable à celle des Raphidies, mais plus

large , comme appartenant à une Mantispa. La M. paienne (M. pagana, Fabr.), le type du genre, se trouve en France, principalement dans le midi (pl. 15, fig. 8).

La famille des RAPHIDIIDES n’est pas plus étendue que la précédente. Les Raphidies ressemblent aux Mantispes par les ailes, par la longueur du prothorax, mais leur tête est plus grande , plus aplatie ; leurs pattes antérieures « sont simples, et seulement propres à la marche, comme | les autres ; en outre, l'abdomen des femelles supporte une sorte de longue tarière, un peu recourbée. Les métamorphoses des Raphidies ont été observées par plusieurs entomologistes, Latreille, MM. Percheron, Waterhouse, etc. Les larves vivent, sous les écorces d’arbres , de petits insectes. Elles sont allongées, avecla tête très-large, aplatie, munie de petites antennes, de trois articles. Leur premier anneau thoracique est ecailleux et plus long que les suivants, les anneaux de leur abdomen sont très-pubescents. Elles agitent leur corps en tous sens, comme des serpents. Leurs nymphes ne sont pas enfermées dans des cocons comme celles des Myrméléoniens ; elles ressemblent déjà beaucoup aux insectes parfaits, mais leurs ailes sont appliquées contre les parties latérales du corps. Ces nymphes sont susceptibles de mouvements tres-prononcés ; cependant elles sont inactives, d’après les observations qui méritent le plus de confiance. Le type du genreest la Raphidia ophiopsis, Lin., qu’on trouve en France, aux environs de Paris, mais assez rarement.

Les sEMBLIDES forment une troisième famille parmi les Raphidiens; on les reconnaît facilement à leur thorax, large et plan. Leurs mâchoires offrent deux lobes d’une petitesse extrême ; leurs antennes sont longues, filiformes et composées d’un grand nombre d'articles.

Onrencontre les Semblides dans les endroits marécageux, au bord des eaux.

Nous les divisons en trois groupes, les CORYDALITES, les caauLiopiTEs et lessemBLires. Le premier se compose | du seul genre Corydalis, Le type du genre, dont l’enver- geure des ailes est d'environ douze centimètres , habite la Pensylvanie, la Caroline; les mandibules dans le mâle sont beaucoup plus longues que la tête et le corselet réunis. On ne connaît pas les métamorphoses de cet insecte.

Nous ne sommes pas plus avancés à cet égard pour les CHAULIODITES. Le genre Chauliodes (C4. pectinicornis) se trouve dans le même pays que les Corydalis (1).

Le genre Dilar a été découvert en Andalousie par M. Rambur. ( Voy. Faune de l’ Andalousie.)

Le groupe des SEMBLITES ne renferme que le genre Semblis, dont on a seulement décrit deux espèces européennes ; le type, le Semblis de la boue (S. lutaria, Lin.) (pl. 15, fig. 9), est très-commun dans notre pays.

Les métamorphoses de ces Névropteres ont été bien observées par M. Pictet.

Leurs larves sont aquatiques ; elles ont une tête écailleuse, pourvue d'yeux et d'antennes courtes, de quatre articles, dont le dernier sétiforme ; des mandibules arquées, munies d’une ou deux dents au côté interne. Leur abdomen est pourvu d'organes respiratoires externes, consistant en filets articulés , disposés des deux côtés, au nombre de deux sur chaque anneau. Ces filets, qui représentent ceux que l’on observe chez les Ephémères, sont remarquables par leurs articulations.

Au moment de se métamorphoser en nymphes, ces lar-

(1) Nous ne savons pas si les Nevromus de M. Rambur sont suftisamment distincts des Chauliodes ; leurs antennes sont à peine pectinées.

Ps

ves sortent de l’eau, s'en éloignent quelquefois beaucoup, et vont ordinairement subir leur transformation au pied des arbres, où elles se creusent dans la terre une cavité ovalaire pour s’y loger tant qu’elles demeurent sous la forme de nymphe.

Chez cette dernière, toutes les parties du corps sont très-distinctes, et Les anneaux del’abdomenoffrent chacun un cercle de poils roides.

Lorsque l'insecte parfait sort de la nymphe, il laisse sa dépouille tout à fait intacte.

[1 vit pendant quelques jours; les femelles pondent leurs œufs en plaques sur les plantes aquatiques, les roseaux , ou les pierres.

DEUXIÈME SECTION

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