‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 111 sur 121 · TYCHIUS · texte numérisé non relu

TYCHIUS

(Genw.) Scnoenu. Cuwrcul. Disp, meth., p. 245 (1).

Rostre allongé, plus ou moins grêle, arqué, tantôt régulièrement cylindrique, tantôt atténué en avant; ses serobes commençant près de son tiers antérieur, où un peu en arrière, obliques et atteignant sa base sous les yeux. — Antennes au plus médiocres, peu robustes ; scape épaissi au bout; funicule de 7, plus rarement de 6 articles : 1-2 ailongés, obconiques, celui-là pluslong, les suivants transversaux très-courts, parfois lenticulaires; massue assez forte, ovale ou oblongo-ovale, obtuse au bout, articulée. — Yeux médiocres, arrondis ou brièvement ovales, peu cunvexes ou déprimés. — Prothorax médiocrement convexe, largement arrondi sur les côtés, légèrement bisinué, plus rarement lronqué à sa base, coupé carrément en avant. — Ecusson petit, variable. — Elytres médiocrement convexes, oblongoovales, un peu rétrécies dans leur quart postérieur, conjointement arrondies en arrière et recouvrant le pygidinm. — Pattes médiocres, assez robustes; cuisses en massue, inermes ou dentées en dessous ; jambes droites, brièvement mucronées au bout; tarses médiocres, à articles 1-2 triangulaires, celui-là un peu plus long, 3 pas beaucoup plus large, 4 assez long; ses crochets petits. — 2° segment abdominal un peu plus long que chacun des deux suivants, séparé du 4% par une suture droite ou légèrement anguleuse dans son milieu; saillie intercoxale très-courte, assez large. — Episternums métathoraciques de largeur moyenne. — Corps oblongo-ovale, pubescent.

Les mâles ont un sixième segment abdominal plus où moins apparent et qui manque ou est à peine distinct chez les femelles; leur métathorax présente en outre une sorte de sillon qui se prolonge sur le premier segment de l'abdomen.

Le genre se divise naturellement en deux sections très-inégales, quant au nombre de leurs espèces : les Tycaius proprement dits, qui

(1) Syn. Miccornocus, Schœnh. ibid. p.247; nom changé quelquefois en celui de Micnorrocus (Voyez, par ex. Schaum, Catal. Col. Europ. éd. 1862, p. 95), mais qui, ayant une étymologie régulière (luxxétowyos, parum edens), ne saurait se prêter à ce changement, Schœnherr n’a jamais fait qu'un sousgenre de ces insectes, et je crois, contrairement à l'opinion de Jacquelin-Duval (Gener. d. Col. d'Europ.; Cureul. p. 47) et de M. G. Thomson (Skandinav, Col, IL, p. 143), qu'il a eu raison.

ont sept articles au funicule antennaire et les MiccorroGus qui n’en ont que six. Chez ceux-là, qui sont de beaucoup les plus nombreux, les cuisses sont tantôt dentées (quinquepunctatus, venustus, etc.), tantôt inermes (tomentosus, junceus, meliloti, ete.); chez ceux-ci (cuprifer, picirostris, ete.) elles sont constamment mutiques.

Ces insectes sont moins nombreux que ne l'a pensé Schœænherr (1), car parmi celles qu’il a comprises parmi eux, il y en a beaucoup qui, n'ayant pas la forme des segments abdominaux exposée plus haut, n’appartiennent pas même au groupe actuel (2).

(1) Les espèces par lui décrites (Curcul. VIT, 2, p. 298) s'élèvent à 43, aux= quelles on a, depuis, ajouté les suivantes : Esp. européennes : 7. amplicollis, Aubé, Ann. 3. 1. Soc. entom. 1850, p. 342. — crotaceus, cinnamomeus, au reolus, ( (Mic.) procerulus, De Kiesenwet. ibid. 1851, p.638; Catalogne. — s#rigosus, Reiïche, ibid. 1858, p. 8; Grèce. — cuprinus, conspersus, farinosus, decoratus, rubriceps, trimacula, scabricollis, serobiculatus, Rosenh: Die Thier, Andalus. p.274; Andalousie. — pygmœus, H. Briss. de Barnev. Rev. et Mag. d. Zool. 1860, p. 167; France (Paris). — Esp. de la Russie mér. : 7 intramarginalis (squamosus Schh.), Hochbuth, Bull. Mosc. 1847, I, p. 549 ; Caucase. — obductus, Hochbuth, ibid. 1851,1, p. 94; Arménie. —snetallescens, Hochhuth, ibid. 1859, I, p. 350; Caucase. — Esp. de l'Algérie : P. fuscolineatus, Lucas, Explor. de l’Algér., Entom. p. 448. — Mic. monachus, nigricollis, signaticollis, Tych. molitor, argentatus, fuscipes, melanorhynchus, Chevrol. Rev. et Mag. d. Zool, 1861, p. 300. — Esp. de Madère: T, robustus, albosquamosus, fiirostris, Wollast. Ins. Maderens p. 344. — Esp. asiatiques : T. alboguttatus (squamosus Schh.), L. Redtenb. in Russeg. Reise, E, 2, p. 988; Syrie. — albolineatus, Motsch. Buli. Mosc. 1859, IT, p. 495; Amour. — Esp. indienne : T. fasciatus, Motsch. Étud. entom. Ann. VIE, p. 77; Birmans. — Esp. de l'Australie : T. minutissimus, Bohem. Voy. d. l'Eugéa. Entom. p. 133; Sidney. — Esp. de l'Amérique du Sud : T. alboviltatus, vit ticollis, flavipes, Blanch. in Gay, Hist. d. Chile ; Zool. V, p. 387.

Depuis que ve qui précède est écrit, M. H. Brissout de Barneville a publié (Ann. d. 1. Soc. entom. de France, 1862, p. 765) un travail intéressant sur ces insectes, intitulé : « Méthode dichotomique appliquée aux Tyenivs de France. » Les espèces nouvelles qui suivent y sont décrites : 7. medicaginis, France mér.; albo-vittatus, Paris; curtus, France cu général; femoralis, bicolor, France mér.; elegantulus, Paris; funicularis, r'ufipennis, curvirostris, longicoilis, pumilus, France mér.; Mic, pyrenœus, Cauterets.

(2) M. Jekel (The Journ. of Entom, I, p. 270) a, le promier, signalé qu'il n’y a que les espèces de la Stirps 1 &e Schœnherr, quelques-unes (trivialis, auricollis, tibialis), de sa Stirps Il et tous ses MiccornoGus qui aient le 28 sogs ment abdominal enveloppant les côtés du 3e, et que, dès-lors, ce sont les seules qui doivent rester dans le genre. Chez les autres espèces, le segment en question est simplement anguleux à ses extrémités. Ce savant entomologiste établit sur ces dernières trois genres au sujet desquels je n’ai rien à dire, faute de matériaux suffisants, et dont voici les caractères.

Pacuvryemus. Ecusson médiocre; jambes postérieures anguleuses ou dilatées au côté interne et mucrouées à leur extrémité ; corps rovèlu d'écailles plus où moins grandes (?). Les espèces se divisenten deux sections, selon que les cuisses

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Tous sont petits, et à part un très-petit nombre (par ex. quinquepunctatus) qui sont ornés de couleurs métalliques, n’ont qu’une livrée très-modeste. I1 paraît y en avoir sur une grande partie du globe, surtout dans l'hémisphère boréal, mais leur distribution géographique ne pourra être exactement établie que lorsque le genre aura été épuré.

SIBYNES.

Scnoenu. Curcul. Disp. meth., p. 247 (1).

Genre extrêmement voisin des Tycarus, dont le funicule antennaire n’a que six articles, c’est-à-dire des Mrccorrocus, et n’en différant que par les élytres qui sont isolément arrondies en arrière et laissent, au moins en partie, le pygidium à découvert.

Schœnherr en décrit également un grand nombre (2), mais il y aura lieu de voir, comme pour les Tycaius, s’il n’y à pas parmi elles des exceptions à la structure des segments abdomiaaux propres au groupe actuel. Jusqu'ici leur distribution géographique paraît moins étendue que celle du genre précédent et se borne à l’Europe, l'Asie et l'Afrique.

sont dentées (aæmatocephalus, elongatus, strumarius, Schœænh., etc.) ou mutiques (sparsutus Ol., obesus, perniz, anchora, squalilus, maculatus, squamifer, sublineatus, Schœnh., etc.). — Esp. nouv. : ?.leucoloma, Lucasii, Algérie; latus, Corfou; Jekel, loc. cit. p. 272.

Banyryemius. Ecusson indistinct; jambes postérieures plus ou moins élargies un dehors (non en dedans) et inermes à leur extrémité ; funicule des antennes à articles 1 très-allongé, 3-7 très-courts, subégaux; prothorax très-ample; corps brièvement ovale, poli, revêtu de petites écailles. Le type est : T. hordei, Brullé, Expéd. d. Morée; Entom. p. 246. M. Jekel Ini donne pour synonyme: T. squamosus Schh., alboguttatus L. Redtenb. et intramarginalis Hochhuth,

Srvracorvcutus. Ecusson et jumbes des Banyrxcnius; funicule des antennes à articles { médiocre, 2-4 chconiques, graduellement plus courts, 5-7 arrondis; prothorax subovale; élytres ovales; corps de même forme ou oblong, revêtu d’écailles piliformes et couchées. Mype : T. scabricollis Rosenh. loc. cit.

M. Jekel pense que ces deux derniers genres ont des rapports avec les Ta- Nyruynenus, les Tracuopes et les SrxPHLUS, opinion que je ne saurais partager. Dans la méthode que je suis, tous trois doivent être placés parmi les Elleschides.

(1) Syn. Sipxnia, Germar, Ins. Spec. nov. p. 289.

(2) Cureul. VIL, 2, p. 316. [Len mentionne 29, la plupart propres à l'Afrique australe et dont 13 (canus, viscariæ, fugaæ, etc.) se trouvent en Europe. — Aj. : S. parallelus, Kiesenwet. Ann. d. 1. Soc. entom. 1851, p. 642; Sicile. — Silenes, Ed. Perris, ibid. 1855; Bullet. p. LXXVIII. — gallicolus, Giraud, Verhandi. d. Zocl.-Bot. in Wien, XI, 1861, p. 491; Autriche. — cretaceus, H. Bris. de Barnev. Rev. et Mag. d. Zool. 1860, p. 168; France (Paris). — sublineatus, harmonicus, Chevrol. ibid. p. 457; Algérie.

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