TRIBU VI
BRACHYCÉRIDES.
Scrobes rostrales linéaires, arquées, confluentes en arrière sous le rostre. — Antennes imparfaitement coudées, robustes; scape court; funieule de 7 articles : le 12° de la massue très-grand, les suivants extrèmement courts, spongieux et plus ou moins confondus ensemble. — Yeux très-déprimés, grands, transversaux et acuminés inférieurement. — Prothorax plus ou moins lobé au niveau des yeux et échancré sur son bord antéro-inférieur. — Corbeilles des jambes postérieures forte= ment caverneuses ; tarses linéaires, non spongieux en dessous, leur 3 article pas plus large que les précédents, non bilobé ; leurs crochets grands et libres. — Métasternum très-court. — Corps aptère.
À ces caractères il faut encore en ajouter un autre, emprunté aux Mmandibules. Dans tous les genres de la Légion actuelle, sans autre exception qu’un très-pelit nombre de TANYMECUS, ces organes sont Simplement en tenailles. Ici ils sont saillants, voütés, déclives ou sub= horizontaux, amincis et tranchants sur leur bord antérieur, enfin denticulés sur leur bord interne. C’est exactement la forme qu'ils affectent dans les premiers groupes de la Légion suivante.
La Tribu ne comprend que le genre Bracaycenus. Ses analogies se portent dans deux directions différentes. D’une part, il se rattache de Près aux Microcerus, que Schœnherr lui avait associés, par ses an-
(1) P. togatus Schh., du Brésil; sandidus Fab., de Cayenne; Schœnh, Curoul, L, p. 647, et V, p. 745. — Schœnherr a beaucoup varié sur la place du Senre. Après l'avoir (Cure. Disp. meth, loc. cit.) d'abord placé entre les Ha- DROPUS et les Eusrazes, puis (Curcul. 1, p. 647) à la suite des PLaryomus et des Oxiences, il à fini (ibid. V, p. 745) par le comprendre dans sa division des
nlimides, à laquelle il appartieut sans aucun doute.
tennes (1), ses scrobes rostrales et la structure de ses tarses. Maïs d’autre part, des rapports encore plus intimes et basés sur la forme des yeux, l'existence de lobes oculaires au prothorax, les mandibules, les tarses, etc., existent entre lui et les Byrsopsides. Il y a parmi ces derniers des espèces (notamment les HoprirorrAcnELUSs) que les antennes, les parties de la bouche et leur excavation prosternale mises de côté, on ne saurait distinguer de ses propres espèces. Son analogie avec les Dinomorphides est encore plus étroite. C’est par conséquent dans le voisinage de ces deux groupes qu'il doit être classé, et comme ils sont placés en tête de la Légion suivante, il doit terminer la série des Curculionides adélognathes à prothorax lobé et yeux très-grands et transversaux.
Les Bracaycerus sont exclusivement propres à l’ancien continent. Jusqu'ici on n’a trouvé dans le nouveau aucune forme qui puisse leur être associée.