‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 31 sur 121 · BRACHYCERUS · texte numérisé non relu

BRACHYCERUS

Ouiv. Encycl. snélh.; Ins. V, p. 181.

Rostre plus long que la tête et très-souvent séparé d’elle par un sillon anguleux, penché, très-robuste, légèrement arqué, plus ou moins élargi en avant, anguleux, très-souvent difforme, presque enlier au bout. — Antennes médianes, hispides; scape très-robuste, en massue et n’atteignant pas les yeux ; funicule à articles cylindriques, serrés, grossissant peu à peu, serrés : 4 en général un peu plus long que les suivants, — Yeux entourés d’une sorte de bourrelet complet ou non, souvent surmontés d’une orbite eu forme de crête verticale. — Prothorax transversal, médioerement convexe et inégal en dessus, anguleux ou épineux sur les côtés, tronqué à sa base, lars gement saillant en avant ; ses lobes oculaires très-variables, assez sous vent presque obsolètes (2). — Ecusson nul. — Elytres amples, tantôt subglobuleuses ou ovales, avec les épaules arrondies, tantôt médiocres ment convexes, subquadrangulaires et débordant le prothorax, avec

(1) Ces organes sont complètement semblables à ceux des Mrcrocenus, sice n’est que les derniers articles de la massue sont plus courts et ne présentent que rarement des traces de séparation. Quand ces traces existent, on Woit qu'ils sout au nombre de trois, ce qui porte à quatre le nombre de ceux de la massue. Le furicule en ayant sept, les antennes so composent en réalité de douze articles, comme celles des Microcerus.

(2) A peine en voit-on un léger vestige dans plus de la moitié des espèces; notamment parmi les plus grandes; ils se développent peu à peu et finissent par devenir très-saillants chez les petites de forme globuleuse, telles que le gemmalus, le cavifrons et espèces voisines. Une du Sénégal (granulatus, Dej: Cat. éd. 3, p. 268), que je ne parviens pas à découvrir dans Schœnhetr, est surtout remarquable à cet égard. Ces lobes sont énormes chez elle et absolu= ment pareils à ceux des Byrsopsides.

us;

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les épaules très-obtuses. — Pattes robustes ; hanches intermédiaires contiguës ; cuisses peu à peu en massue ; jambes droites, anguleuses à leur extrémité externe ; leur angle interne prolongé en une saillie crochue, en général échancrée au bout; tarses subeylindriques ou prismatiques, plus ou moins canaliculés en dessous, avec les angles terminaux de leurs trois 497% articles épineux ou ciliés ; le 4° trèslong, grossissant graduellement ; crochets grands. — Les trois segments intermédiaires de l'abdomen subégaux, séparés du 1° par une suture droite (1); saillie intercoxale médiocrement large, tronquée en avant. — Corps épais, à téguments solides, plus ou moins inégal, écailleux ou non.

L'un des plus grands genres et en même temps le plus polymorphe de la Famille. Dans son état actuel, il comprend des espèces tès-dissemblables sous le rapport de la forme générale et de la seulpture des téguments. Cette dernière, comme chez les Pimeria de la famille des Ténébrivnides, paraît être très-sujette à se modifier sous l'influence des localités, et plus d’une espèce, établie sur elle, devra sans aucun doute ètre supprimée (2). Les plus grandes du genre {apterus, obesus, globosus, etc.) n’ont que peu de rivales, sous le rapport de la taille, parmi les Curculionides, et les plus petites sont de grandeur moyenne ou un peu au-dessous. Quoique toutes soient éminemment épigées, on les trouve aussi quelquefois, à ce qu’il paraît, sur les végétaux (3).

Le plus grand nombre de ces insectes habitent l'Afrique australe ; les autres appartiennent, pour la plupart, à la faune méditerranéenne.

(1) On trouve çà et là quelques exceptions à ce caractère, principalement parmi les petites espèces; le 2° segment est beaucoup plus loug que chacun des deux suivants, et séparé du {er par une suture anguleuse. Parmi les grandes, elles paraissent plus rares; le cornutus Linné peut en être cité comme un sxemple.

(2) Schœnherr (Cureul. V, p. 605, note 1) l’a reconnu lui-même. Le genre à, par conséquent, besoin d’une révision générale et approfondie qui conduira peut-être aussi à le diviser en plusieurs. Parmi les espèces qui devront en être exclues, j'en signalerai une petite de la Turquie asiatique, connue dans les collections sous le nom de porcellus Kindermann, et que je ne trouve décrite nulle part. À un prosternum profondément canaliculé, pour la réception du rostre äu répos, elle réunit une saillie intercoxale extrèmement large, et un 2e segment abdominal beaucoup plus long que les deux suivants, et séparé du {er par une suture anguleuse. Sans ses antennes et ses mächoires recouvertes par le Menton, elle appartiendrait aux Byrsopsides.

(3) On dit que, parmi les espèces méditerranéennes, l’undatus dévore les feuilles de l'Arum arisarum ; le barbarus, celles de la Scylla meridionalis, au centre dosquelles, près de la racine, on en trouve ordinairement plusieurs indi- Yidus réunis ; enfin, que l’aigirus vit sur un lys de grande taille (Pancratium ps qui croit sur les bords de la mer. Voyez Westwood, An Introd. 8 c,, 1 P. 346,

À l’est, les limites du genre paraissent être la Perse (1), et au nor les bords de Ja Manche ; une espèce a été, en effet, récemment décon. verte en Bretagne. Les espèces mentionnées par Schœnherr ne s'4]8vent pas à moins de 171 (2), y compris quelques-unes qu'il n’avait pu reconnaitre dans les auteurs.

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