LÉGION II
CURCULIONIDES PHANÉROGNATHES,.
Menton laissant en entier les mâchoires à découvert. — Sous-menton le plus souvent muni d’un pédoncule plus ou moins saillant.— Rostre de forme très-variable, ainsi que ses scrobes.
Cette Légion est beaucoup plus riche en espèces que la précédente, et d’un classement infiniment plus difficile. Elle comprend, en effet, tous les Orthocères de Schœnherr, dont les mâchoires sont détouvertes, ceux de ses Brachyrhynques qui sont dans le même cas, étlà totalité de ses Mécorhynques. On se trouve par conséquent ici en pré sence de la même difficulté qu’au point de départ de la classification de la Famille; en d’autres termes, à défaut des antennes et du rostre que je n'ai pas cru devoir admettre comme bases de cette classifica= tion, il s’agit de trouver un ou plusieurs caractères qui remplacent efficacement ceux empruntés à ces organes. L'absence où la présence de lobes oculaires au prothorax, la forme des yeux, celle des sexobés
(1) Je doute beaucoup que le B. hystrix (cornutus O1), que Schœnhern {Cureul. I, p. 399), sur l'autorité d'Olivier, indique comme habitant les Indes orientales, soit originaire de celte partie du globe; on sait combien les indica= tions relatives à l’habitat, sont faulives dans les anciens auteurs, — Germar (Lion. entom. HI, p.209) a décrit un Brachycerus australis, de Australie; on le trouvera plus loin, sous le nom générique de Amonenonuinus, dans la tribu des Amyctérides.
(2) Schœnherr (Curcul. V, p. 606) a divisé le genre en sections basées exclusivement sur la forme du prothorax et la sculpture des élytres. M. Imhoff (Gener, Cureul. fase. 12) à proposé un autre arrangement duns lequel la forme des jambes antérieures et celle des tarscs jouent le premier rôle,
Aux espèces décrites par Schænherr, aj.: Esp. européennes : B: ovalus, Brullé, Expéd. d. Morée; Entom. p. 235; Grèce. — Pradieri, L. Fairm. Ann: d, 1. Soc. entom. Sér. 3, IV, p. 536; France (presqu’ile de Quiberon et ile d’Houat). — Esp. asiatiques : B. argillaceus, orbipennis, ornatus, nodulosus, Reïche et De Saulcy, Ann. d, 1, Soc. entom. Sér. 3, V, p. 654; Syrie. — insis gnis, L: Miller, Wien. entom. Monatschr. V, p. 206, ile de Rhodes. — Esp: africaines : B. riguus, Erichs, in Wagners Reise, ILf, p. 185; Algérie. — sent tuberculatus, soutellaris, tetanicus, Lucas, Explor, d. V'Algér.; Entom, p.411 — annulatus, congestus, erosus, Gerstæck, Monatsber. d. Berlin. Acad. 1850, p. 83; Mozambique.
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rostrales, qui ont servi pour l’arrangement des Adélognathes, ne sont ici absolument d'aucun secours.
Il existe une particularité dont Schœnherr a fait usage pour une partie de ses Mécorhynques, à savoir, la non-contiguité des hanches antérieures, et l’on sait qu’il a établi sur elle’‘sa division des Apostasimérides, qui est un des plus vastes groupes de la Famille; maïs ce caractère ne se borne pas à ces insectes, il persiste jusqu’à la fin des Mécorhynques. Or, un caractère qui se retrouve ainsi chez près de la moitié des espèces d’une Famille aussi immense que celle-ci, acquiert par cela seul une grande importance. Celui-ci a de plus cet avantage d’être d’une observation extrêmement facile, et de ne donner jamais lieu à la plus légère incertitude. Tout bien examiné, et malgré quelques exceptions inévitables dans une pareille multitude d'espèces, je me suis décidé à le prendre pour point de départ. La Légion actuelle se divise donc, comme la précédente, en deux Cohortes.
La première, celle des Synmérines, comprend les espèces dont les hanches antérieures sont contiguës.
La seconde, celle des AposrasimÉéripes , les espèces chez qui elles sont plus ou moins distantes.