COHORTE I
CURCULIONIDES PHANÉROGNATHES SYNMÉRIDES.
Hanches antérieures contiguës, très-rarement et alors toujours faiblement séparées; dans ce cas le prosternum jamais canaliculé entre elles.
Les exceptions à la contiguité de ces hanches sont très-peu nombreuses, et le plus souvent (par ex. Arerpus, PLINTHUS, ANCHONUS, Payropius) elles n’existent que chez quelques espèces de genres qui sont d’ailleurs, sous ce rapport, à l’état normal. En outre de la simplicité constante du prosternum entre les hanches en question, un assez grand nombre de caractères, les uns positifs, les autres uégatifs, et qui s’observent plus ou moins fréquemment chez les Apostasimérides, sont absents ou excessivement rares ici.
Sans parler du rostre, qui, chez les Apostasimérides, est toujours arrondi et en général très-allongé, jamais, chez les Synmérides, le pédoncule du sous-menton n’égale en longueur l’échancrure de ce dernier. Aucun d’entre eux n’a les mandibules pourvues de ces saillies qui se déjettent en dehors, et dont il à été question dans les généralités de la Famille. Sauf dans un seul de leurs genres (Diomor- PHUS), la massue de leurs antennes n’a pas son premier article seul bien développé, tandis que les autres sont lrès-courts, spongieux et
confondus ensemble. Le nombre des articles du funicule de ces organes est presque toujours de sept ou six, comme chez les Adélognathes, Enfin, jamais ici les épisternums et les épimères métathoraciques ne prennent ces dimensions considérables, dont les Apostasimérides présentent plusieurs exemples.
Parmi tous les groupes des Curculionides, il n’y en a pas dont Var rangement systématique soit plus difficile que celui-ci. C'est ici, en effet, qu'a lieu la rencontre des Brachyrhynques avec les Mécorhynques, et leur passage insensible des uns aux autres, non pas Sun un seul, mais sur un grand nombre de points. Quelques caractères que j'ai dit précédemment (1) avoir été employés pour la première fois par M. G. Thomson, sont ici d’un grand secours pour sortir de cette diff: culté. Ils partagent la Cohorte en deux Phalanges auxquelles il m'a paru inutile d'imposer des noms, et qui, bien que difficiles à définir en peu de mots, peuvent cependant se reconnaître aux deux carac* tères suivants :
Pygidium toujours recouvert par les élytres; crochets des tarses libres ou soudés, jamais appendiculés. Lt
— découvert ou, à défaut, les crochets des tarses appendiculés: MI: