PHALANGE IT
Pygidium recouvert par les élytres. — Crochets des tarses libres où soudés, jamais appendiculés (2). — Epimères mésothoraciques non ascendantes, invisibles d’en haut. — Segments intermédiaires de l'abdomen n'ayant presque jamais leurs angles prolongés en arrière:
Cette Phalange comprend tout le reste des Brachyrhynques de Schœnherr, les deux tiers environ de ses Erirhinides et quelques-uns de ses Orthocères.
Si l’on embrasse d’un coup-d’œil l’ensemble de ces insectes, onn6 tarde pas à remarquer qu’au point de vue de leurs habitudes ils se partagent en deux catégories sujettes à très-peu d’exceptions. Les uns sont épigés et ont le facies et la livrée propres aux insectes quivivent exclusivement sur le sol ; les autres, au contraire, fréquentent les égétaux et ne se trouvent qu'accidentellement à terre. Ces différences de mœurs se traduisent, dans l’organisation, par des modifications correspondantes dans la structure du métasternum et celle des paraz pleures méso- et métathoraciques (3).
(1) Voyez les Généralités de la Famille, p, 12.
(2) Les Iruxcenus ont à la fois ces crochets libres et munis d’une petite dent en dessous. Cette forme, d’une rareté excessive dans la Famille, n'a rien de commun avec les crochets appendiculés.
(3) 11 est probable qu'il existe des différences analogues entre Les larves de
5 ln et
CURCULIONIDES PHANÉROGNATHES. 289
Ces deux catégories ne peuvent pas être rigoureusement tranchées : muis elles le sont beaucoup plus que celles des Brachyrhynques et des Mécorhynques, et ont du moins cet avantage sur ces dernières, qu’elles sont en harmonie avec les mœurs des espèces. 11 est en outre essentiel de remarquer que, sous le rapport du rostre, elles ne font pas suite l’une à l’autre, mais sont parallèles. Chacune d'elles, en effet, débute par des espèces brévirostres et se termine par des longirostres. Seulement, dans la première, les Brévirostres sont en grande majorité, tandis que c’est l'inverse dans la seconde. Les modifications inseusibles que subit le rostre font également que plusieurs des tribus qui les composent comprennent à la fois des Brachyrhynques et des Mécorhynques de Schœænherr.
Les deux caractères suivants suffisent, dans l'immense majorité des cas, pour faire reconnaître à laquelle de ces deux sections appartiennent les espèces.
Métasternum très-court ; épisternums métathoraciques étroits. AS — plus ou moins allongé; épisternums métalhoraciques au moins médiocrement larges. B.