‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 35 sur 121 · SECTION A · texte numérisé non relu

SECTION A

Métasternum très-court; épisternums métathoraciques étroits, parfois linéaires, souvent convexes au côté interne. — Epimères du mésothorax beaucoup plus petites que ses épisternums, très-aiguës en avant, et laissant ces derniers entrer plus ou moins en contact avec les pipleures des élytres, — Crochets des tarses libres (1). — Corps toujours aptère.

Les rares exceptions que subissent ces caractères seront signalées à mesure qu'elles se présenteront. Plusieurs d’entre eux, notamment la brièveté du métasternum, se reproduisent parfois dans la section suivante, mais presque toujours associés à d’autres particularités qui

éclairent sur la place que doivent occuper les espèces qui les possèdent (2). k

ces deux catégories. Malheureusement on ne connait, parmi les espèces épigées, que celles de quelques Molytides, des genres Meceus, PLinruus et ANCHONUS. Elles vivent toutes, soit dans le bois à moitié décomposé, soit dans le bois mvrt, Où à la base des racines des plantes. Les larves connues des espèces épiphytes Présentent, au contraire, une très-grande variété daus leurs mœurs, et la plupart attaquent es tiges, les feuilles, les fleurs, etc., en un mot, les parties les Plus succuientes des végétaux.

(1) Dans toute la section, il n’y a que deux genres (ELassonx, Myonumus) qui Les aient soudés.

Un assez grand nombre de GLeonus, par exemple, ont le métasternum

Surt; mais leurs crochets des tarses soudés, leurs épisteraums métathoraciques

Coléoptares. Tome VI. 19

Les cinq premières des dix Tribus qui constituent cette section ne contiennent que des espèces qui, à une ou deux exceptions près, sont éminemment brévirostres. À partir de la sixième, celle des Rhyparosomides, le rostre commence à s’arrondir et à devenir moins robuste. Cette dégradation va sans cesse en s’augmentant dans les Tribus suivantes, et la dernière ne renferme plus que des genres empruntés aux Mécorhynques de Schœænherr; mais ces genres sont en très-petit nombre, et c’est chez plusieurs d’entre eux seulement que les serabes ros= trales commencent à une distance notable du sommet du rostre. Dans le reste de la section, elles sont complètes, ou très-peu s’en faut, on avant.

1. Sous-menton sans pédoncule. Jambes inermes, très-rarementetalors brièvement mucronées à leur extrémité. a Antennes de 8 art. apparents; le premier de la massue seul développé, les autres courts, spougieux et confondus ensemble. DiINOMORPHIDES: aa — de {1 ou 12 art. ; leur massue normale, b Tarses linéaires, hispides ou ciliés en dessous, à art. 3 très-souvent non bilobé.

Mâchoires grêles, bien distinctes du menton. BynRSoPsipEs: — épaisses, contiguës au menton, et paraissant former avec lui une plaque simple. AMYCTÉRIDES, bb Tarses plus ou moins larges, spongieux ou villeux en dessous, à art. 3 bilobé. SOMATODIDES:

If. Sous-menton muni d’un pédoneule.

€ Art.2 des tarses de longueur et largeur normales. d Jambes inermes ou très-brièvement mucronées au bout, e Mandibules minces, déclives, tranchantesen avant, Corbeilles des jambes postérieurescaverneuses. HiPPoRHINIDES: — = ouvertes RuiPAROSOMIDES:

ee Mandibules en tenailles, rarement en pinces. CYLINDRORHINIDES: dd Jambes onguiculées à leur extrémité.

Yeux transversaux, très-allonugés et acuminés

inférieurement. LirniNines.

— ovales ou oblongs. Mozymbes.

ce Art. 2 des tarses plus court et plus étroit que 1 et 3, 1 dilaté. TANYRHYNCHIDES.

en général larges, et surtout les rapportsintimes de ces insectes avec les LixUS, montrent qu'ils appartiennent à la section suivante. Du reste, j'ai dit plus haut que les deux sections n'étaient pas nettement séparées,

PLAT Fe

DINOMORPHIDES. 291

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