I. Canal prothoracique limité en arrière par les hanches
antérieures.
Hanches intermédiaires contiguës. BYyRSOPSIDES VRAIS, — — séparées. RHYTIRHINIDES.
Il. Canal prothoracique limité en arrière par une pièce triangulaire et horizontale. T'HÉCESTERNIDES:
Groupe I. Byrsopsides vrais,
Canal prothoracique très-profond, limité en arrière par les hanches antérieures. — Funicule des antennes de sept articles. — Hanches intermédiaires contiguës. — Mandibules déclives, tranchantes surleur bord inférieur ; l’interne coupé carrément.
C’est à ces insectes que s'applique spécialement ce que j'ai dit plus haut de l’intime analogie qui existe entre les Byrsopsides en général et les Brachycérides. Il suffirait de recouvrir leurs mâchoires par le menton et de modifier leurs antennes pour les faire rentrer parmi es
(1) Cette définition en exclut les genres Euraces, Aucarminus, ÉRIREDUS, Psepnorax (Prenorrecrus Schh.), que Schæœnherr y & compris, les EuMECOPs de M. Hochhuth, et les Ecunosoma de M. Wollaston. Si on l’entendail commê l'a fait Schœnherr, c’est-à-dire qu’on admit des exceptions aux {rois caractères indiqués dans le texte, on ne pourrait guère se dispenser d’y comprendre un cerlain nowbre de genres actuellement disséminés duns d’autres Groupes; tels que Onconmnus Schœnh., Tracuopgma Blanch., Dionornacuezus Stierls, etc:
BYRSOPSIDES VRAIS. 295
derniers. Ce n’est pas un des moindres défauts de la classification de Schænherr, que d’avoir fortement séparé des insectes aussi voisins.
Le groupe est propre à l'Afrique et ne comprend que les deux genres suivants :
1. Prothorax épineux sur les côtés : Hoplitotrachelus. JL — inerme Byrsops.
HOPLITOTRACHELUS.
Scnoenn. Mantis. sec. Curcul. p. 47.
Tête concave; rostre un peu plus long qu’elle, légèrement arqué et élargi au bout, anguleux, inégal en dessus, tronqué en avant, avec une petite dépression demi-cireulaire ; scrobes très-profondes, brusquement arquées et un peu prolongées sous le rostre. — Antennes antérieures, très-courtes et robustes ; scape en massue au bout, n’alteignant pas les yeux ; funicule à articles 4 un peu allongé, subcylindrique, 2 plus court, 3-7 très-courts, fortement transversaux, subperfoliés, graduellement plus larges ; massue assez forte, brièvement ovale, acuminée, articulée. — Yeux surmontés d’une orbite en forme de crête, tès-grands, acuminés inférieurement. — Prothorax subtransversal, plan en dessus, fortement arrondi et épineux sur les côtés, tronqué à sa base, muni en avant d’une saillie calleuse et échancrée. — Elytres ovales, subparallèles, peu convexes, verticalement déclives en avière, pas plus larges que le prothorax et légèrement échancrées à leur base, avec les épaules nulles. — Pattes robustes; cuisses sublinéaires; jambes droites, brièvement mucronées au bout ; tarses courts, suboylindriques, plans et ciliés en dessous, à articles 3 fortement échancré, 4 très-robuste, presque aussi long que 4-3 réunis; ses crochets grands. — 2° segment abdominal presque aussi long que les deux suivants pris ensemble, séparé du 1* par une suture anguleuse ; saillie intercoxale médiocrement large, un peu rétrécie et tronquée en avant. — Mésosternum plan, en triangle aigu. — Corps oblong, épais, trèsinégal, revêtu d'une sorte d’enduit.
Le genre a pour type une espèce inédite de Natal, que Schœnherr nomme spinifer, et qui est assez répandue dans les collections depuis quelques années. C’est un grand insecte, parfois d’un gris brunâtre uniforme, mais qui est ordinairement orné d’une grande tache commune d’un blanc jaunâtre, au sommet de la déclivité des élytres, avec les épipleures de ces dernières variées de blanc. Son prothorax ést
œblé de fossettes arrondies, profondes, et tubereuleux sur les côtés. Ses élytres sont couvertes d’une sorte de réseau formé par des fossettes larges et irrégulières ; elles présentent, en outre, chacune deux ranges de tubercules aigus : l’une latérale, l’autre médiane; celle-ci est souvent incomplète.
Par son /ucies, ce bel insecte tient plus de certains BrACAYCERUS que des Byrsors qui suivent. Il diffère génériquement de ces derniers, outre son prothorax épineux, par ses antennes, ses tarses, ses SOgments abdominaux intermédiaires et son mésosternum.
BYRSOPS.
Scnoënx. Curcul., II, p. 408 (1).
Tête concave sur le front; rostre un peu plus long qu’elle, épais, quadrangulaire, parallèle, médiocrement inégal en dessus, largement et faiblement échancré au bout, avec ses angles un peu saillants et redressés. — Antennes courtes, assez grêles ; scape fortement dilaté à son sommet, atteignant à peine les yeux; funicule à articles 1-2 allông6s, subégaux, 3-7 très-courts, très-serrés, submoniliformes ou transversaux ; massue grande, ovalaire, articulée. — Yeux des HorriromnA- CHELUS. — Prothorax transversal ou non, plus où moins rétréci, avec un sillon circulaire en avant, peu convexe et inégal en dessus, arrofidi ou presque droit sur les côtés, tronqné à sa base, largement avanté au milieu de son bord antérieur ; ses lobes oculaires très-saillants. = Elytres en carré long, parallèles ou un peu élargies en arrière, comme tronquées en arrière, plus larges que le prothorax et coupées carrés ment à leur base, avec les épaules arrondies ou calleuses. — Pattes médiocrement robustes; cuisses sublinéaires; jambes arrondies; les quatre antérieures ayant leur angle apical externe un peu lobé, etlinterne brièvement mucroné ; tarses assez longs, cylindriques, hispides, à articles 3 entier, 4 très-grand, ainsi que ses crochets. — Les trois segments intermédiaires de l'abdomen courts et subégaux; saillie intercoxale large et tronquée en avant. — Mésosternum convexe, tuberculeux.— Corps épais, parallélogrammique, tuberculeux en dessus, revêtu d’une sorte d’enduit.
Toutes les espèces sont grises ou blanchätres, livrée que relèvent parfois, sur les élytres, quelques lignes longitudinales d’un noir plus où moins profond. Ces organes présentent, le plus souvent, des rangées régulières de tubercules, qui sont sujettes à disparaître en avant, Ces insectes sont au moins de taille moyenne et propres à l’Afrique (2):
GROUPE II. Rhytirhinides,
Canal prothoracique remplacé (Syvrnocus excepté) par une ExCaVation plus ou moins superficielle, parfois peu distincte, limitée en ar-
(1) Syn. Cryprors, Schœnh, Curcul. Disp. meth. p. 65; olim.; nom em ployé antérieurement par Leach, pour des Myriapodes, — Bracuycenus Wiez dem., Thupb.
(2) Schœnherr (Cureul. VI, 2, p. 390) en décrit 22 espèces (ampleæicollis; Thunbergii, retusus, suturalis, elc.); depuis, aucune n’a été publiée.
RHYTIRHINIDES. 297
rière par les hanches antérieures. — Funicule des antennes de sept ou six articles. — Hanches intermédiaires séparées. — Mandibules de longueur et de forme variables (1).
La séparation des hanches intermédiaires constitue le caractère es-
sentiel et même, rigoureusement parlant, unique, qui distingue ce
| groupe du précédent. En faisant abstraction des Synraocus, il y en a
| un autre tout aussi important : le peu de profondeur du canal pro-
thoracique.
Des huit genres qui suivent, quatre sont exclusivement propres à
l'Afrique australe ; les autres, sauf un (Borsorocæres), ont des représentants en Europe.
T. Canal prothoracique très-profond : Synthocus. I. ee plus ou moins superficiel.
a Mésosternum étroit.
b Eiytres carrées, planes, tronquées en arrière : Spartecerus. bb — oblongues ou ovales, plus ou moins convexes. © Funicule antennaire à art. 7 annexé ou contigu à la massue. d Antennes grèles, art. 1 du funicule très-long. Rostre plus élevé que le front, sillonné : Hypocolobus. — au niveau du — lisse: Borborocætes.
. dd Antennes robustes; art. 1 du funicule court : Minyops. ocFunicule antennaire à art. 7 distinct de la massue. Prothorax plan, arrondi ou anguleux sur les côtés : Rhylirhinus. — cylindrique ou subeyliadrique : Gronops.
aa Mésosternum fortement transversal; corps globoso-ovale : Plastologus.
Genre incertæ sedis : Perieges.
SYNTHOCUS.
Scnoenu. Curcul., V1, 2, p. 408.
Tête concave ou non sur le front ; rostre plus étroit qu’elle, de lon- Bueur variable, plus ou moins arqué et épais, subparallèle, largement Sinué ou tronqué en avant; serobes étroites, profondes, brusquement arquées, et dépassant le niveau inférieur des yeux. — Antennes très- Courtes, peu robustes ; scape brusquement noueux au bout, n’atteinant pas les yeux ; funicule de 7 articles : 1-2 allongés, celui-là plus
(1) Tout en conservant leur peu d'épaisseur ordinaire, elles sont fréquemment sujettes à devenir horizontales et à prendre une ou deux dents sur leur bord inlerne, plus souvent encore à devenir très-courtes. Ces modifications ayaut lieu dans Jes espèces d’un même genre, il en résulte que ces organes n’ont plus ici la mème importance que chez les Byrsopsides vrais, et il n’en sera pas fait mention dans les formules génériques.
gros, 3-7 très-courts et très-serrés ; massue brièvement ovalaire, assez grosse, articulée. — Yeux en triangle curviligue, acuminés inférieurement, surmontés (par ex. fruncatus) ou non d’orbites en forme de crêtes. — Prothorax de forme variable, toujours brusquement vétréci en avant et plus ou moins saillant au milieu de son bord antérieur, profondément canaliculé en dessous. — Elytres notablement plus larges que le prothorax à leur base, avec leurs épaules obliquement tronquées ou arrondies, du reste de forme très-variable. — Pattes courtes, très-robustes ; cuisses et jambes linéaires; l’angle apical interne de celles-ci terminé par une courte épine; tarses médiocres, plus ow moins déprimés, hispides, plans et ciliés en dessous; leur 3° article faiblement échancré, le 4° grand, ses crochets médiocres. — Les trois segments intermédiaires de l'abdomen égaux entre eux et séparés du 4e par une suture rectiligne; saillie intercoxale extrêmement large, tronquée en avant. — Mésosternum tuberculeux. — Corps de forme variable, écailleux, parfois (Reichet) glabre.
Ce genre est le seul du groupe actuel qui présente un canal protho= racique très-profond, et, par suite, il fait le passage avec le groupe précédent. C’est en même temps, de tous les Byrsopsides, celui dont les espèces sont le moins homogènes sous le rapport du facies, ce qui vient principalement des modifications que subissent les élytres: En effet, ces organes sont tantôt (truncatus) régulièrement carrés et plans, tantôt (spinulosus) ovalaireset convexes, ou enfin (Reïchei) brièvement triangulaires. La sculpture des téguments et la livrée ne varient pas moins.
Il n’y a encore de décrites que les cinq espèces (4) publiées par Schœnherr, mais les collections en contiennent un assez grand nombre, parmi lesquelles il y en a de fort singulières. Les plus grands de ces insectes sont un peu au-dessus de la taille moyenne.
SPARTECERUS, Sonoexu. Curcul., II, p. 421 (2).
Tète inégale; rostre court, très-épais et très-inégal en dessus, quas drangulaire, un peu arqué, déclive au bout, avec son bord antérieur sinué daus son milieu et un peu redressé, surtout aux angles ; scrobes profondes, étroites, obliques et un peu élargies en arrière. — An-
(1) S. fruncalus, Reichei, Hopei, deformis, spinulosus, SchϾnh. loc: cit.
(2) Syn. Granrveus, De Casteln, Hist. nat. d, Col. I, p. 323. M. de Castelnau a substitué ce nom à celui de Schænberr, qu’il écrit à tort SparTocERUS, ENSÈ basant sur ce que précédemment (Mag. d. Zool., Ins, 1833; Essai d'une classif. d. Hémipt. p. 42) il avait fondé un genre SrarrocerA parmi les Hémiplères: Si la faible différence qui existe entre les deux noms ne parait pas suffisante pour les conserver tous deux, celui de Cyanepeus devra ètre adopté.
Le. >] 3 LC
RHYTIRHINIDES. 299
tennes courtes, assez robustes; scape grossissant peu à peu, ou brusquement dilaté au bout, n'atteignant pas les yeux; funicule de 7 (1) articles : 1-2 allongés, obconiques (4 parfois pyriforme), 3-7 graduellement plus larges, transversaux, très-serrés, 7 contigu à la massue; celle-ci ovalaire, subcompacte. — Yeux médiocres, ovalaires, transversaux, acuminés inférieurement, surmontés d’une orbite. —Prothorax transversal, dilaté et arrondi sur les côtés, tronqué à sa base, sail- Jantau milieu de son bord antérieur, fortement échancré sur son bord antéro-inférieur, avec le prosternum largement et faiblement excavé ; ses lobes oculaires très-saillants. — Ecusson nul ou distinct, dans ce dernier cas très-petit et triangulaire. — Elytres beaucoup plus larges que le prothorax, carrées, planes en dessus, comme tronquées et rétuses en arrière, obliquement coupées et anguleuses aux épaules. — Pattes courtes et robustes; cuisses grossissant peu à peu; jambes linéaires, comprimées, obliquement tronquées et très-brièvement mucronées au bout ; tarses courts, assez robustes, faiblement canaliculés en dessous, à articles 3 subéchancré, 4 assez long; crochets médivcres. — 2 segment abdominal beaucoup plus grand que les deux suivants réunis, séparé du 1° par une saillie anguleuse, — Saillie intercoxale assez large, tronquée en avant. — Mésosternum tuberculeux antérieurement. — Corps assez épais, inégal, revêtu d’une sorte d’enduit.
Ce genre se compose d’un petit nombre d'espèces (2) propres à l’Afrique australe, auxquelles la forme carrée de leurs élytres donne un facies particulier qui ne se retrouve que chez quelques SYNTHOCUS. La plupart de celles qui ont été publiées sont de taille moyenne; il y en a de très-petites dans les collections.
HYPOCOLOBUS.
Scnoenx. Curcul., VI, 2, p. 442.
Tôte lisse, plus ou moins convexe; rostre un peu plus long qu'elle, arqué, très-robuste, parallèle, anguleux, plus élevé que le front, et, en général, brusquement distinct de lui, plurisillonné en dessus ; scrobes
(1) Schœnherr semble ne lui attribuer que six articles; j'en vois sept, mais dont le dernier étant aussi large, ou peu s’en faut, que la massue, n’est pas très-facile à distinguer.
(2) S. cbesus, fœdus, angulatus, Schænh. Gureul. VI, 2, p. 439, — Aj. : & quadratus, Gerstæck. Monatsber. d. Berlin. Acad. 1859, p. 84; Mozam-
Ïque,
Il existe en Californie un genre voisin de celui-ci, mais qui en diffère par Son prothorax trouqué en avant et dont les lobes oculaires sont plus faibles, ses larses, dont le 3e article est plus fortement échancré, et son mésosternum non tuberculeux. Je dois à M. J. L. Le Conte la connaissance de l’espèce inédite qui le constitue et qui est, avec les TuecesTernus, le seul représentant connu des Byrsopsides dans l'Amérique du Nord,
profondes, graduellement évasées en arrière, obliques et atteignant les yeux. — Antennes très-courtes ; scape assez robuste, fortement | renflé au bout; funicule de 6 articles : 1 aussi long que les cinq suivants réunis, et assez épais (1), 2-6 fortement transversaux, très-sernés, 6 contigu à la massue ; celle-ci assez faible, ovale, acuminée. — Veux médiocres, oblongo-ovales, acuminés inférieurement. — Prothorax transversal ou non, médiocrement convexe, rétréci en arrière, arrondi sur les côtés, puis brièvement rétréci en avant, tronqué à sa base, plus ou moins saillant sur son bord antérieur, fortement sillonné et fovéolé en dessus; ses lobes oculaires très-saillants. — Elytres ovales, subpas rallèles, assez convexes, s’arrondissant et subverticalement déclives en arrière, plus larges que le prothorax à leur base, avec les épaules tantôt calleuses ou anguleuses, tantôt arrondies. — Pattes et segments abdominaux des SparreceRus. — Mésosternum non tuberculeux. = Corps oblong, densément écailleux.
Par suite de la forme de leur prothorax et de leurs élytres, ces in= sectes ont un facies particulier qui les fait aisément reconnaître. La sculpture des dernières consiste en côtes régulières, alternativement plus saillantes, ou en rangées de petits tubercules, dont les intervalles sont occupés par des points enfoncés ou des fossettes. La plupart, sur un fond jaunâtre ou varié de blanc et de gris foncé, sont ornés, sur chaque élytre, d’une bande oblique et submédiane, d’une nuance plus claire et plus ou moins apparente. Toutes les espèces sont propres l'Afrique australe (2).
BORBOROCOLTES, Sonognu. Curcul., VI, 2, p.437.
Tète excavée sur le front, munie d’un petit tubercule conique aus dessus de chaque œil; rostre un peu plus long et plus étroit qu'elle, assez robuste, arqué, anguleux, plan etun peu inégal en dessus, muni d’une petite carène transversale près de son extrémité, celle-ci subats rondie ; serobes profondes, obliques, évasées en arrière et atteignant les yeux. — Antennes submédianes, courtes, peu robustes ; scape gr0$» sissant peu à peu, atteignant les yeux; funicule de six articles : 1 re
(1) Schœnberr, qui a divisé le genre en deux sections, a fondé la seconde sur cinq espèces (saæosus, fictus, fallaz, cœsus, anaglypticus) chez lesquelles les deux premiers articles du funicule sont tous deux allongés et égaux: Je n’en connais aucune, mais, d’après la description qu’il en donne, elles mé semblent différer sensiblement des autres espèces. Schœuherr lui-même énfait la remarque pour l’une d’elles, le fallax. |
(2) AbStraction faite de celies mentionnées dans la note précédente, Schœnherr en décrit 15 qu’il divise en deux sections : A. Rostre corniculé où réfiéchi à son extrémité ; A. variegatus, unicornis, corniculatus, etc.; B. Rostrè subarrondi et mutique au bout : H. tutulus, denticollis, scoparius, elc.
RAYTIRHINIDES, 304
Jativement très-allongé, en massue, 2 de moitié plus court, ohconique, 3-6 très-courts, très-serrés, graduellement plus larges, 6 contigu à la massue ; celle-ci oblongo-ovale, acuminée, articulée, — Yeux assez grands, oblongo-ovales. — Prothorax transversal, légèrement rétréei en arrière, un peu arrondi sur les côtés en avant, peu convexe et pluri-impressionné en dessus, tronqué à sa base, avec les angles de celle-ci arrondis, saillant au milieu de son bord antérieur, médiocrement excavé en dessous; ses lobes oculaires saillants et arrondis. — Elytres médiocrement allongées, assez convexes, parallèles, arrondies et déelives en arrière, un peu plus larges que le prothorax et légèrement échancrées en arc à leur base, avec les épaules arrondies. — Pattes courtes, assez robustes; cuisses en massue; jambes droites; leurs corbeilles faiblement caverneuses; tarses courts, ciliés en dessous, à article 3 échancré; crochets grèies et assez longs. — 2° segment abdominal guère plus long que les deux suivants réunis, séparé du 1° par une suture anguleuse; saillie intercoxale large, tronquée en avant. — Mésosternum très-étroit, formant en avant un tubercule globuleux. — Corps oblong, revêtu d'un enduit écailleux.
Genre établi sur un insecte (ènœqualis Schh.) de la Perse occidentale, de taille médiocre, avec l’enduit qui le recouvre, en entier d’un gris jaunètre uniforme; ses élytres présentent des sillons réguliers, dont lesintervalles sont alternativement plus convexes ; un sillon longitunal, flanqué de chaque côté de deux dépressions irrégulières, occupe le prothorax. Les caractères génériques de cet insecte sont très-voisins de ceux des Hypocozogus, et son fucies se rapproche également du leur.
MINYOPS.
ScuoEnx, Curcul. Disp. meth., p. 163 (1).
Rostre un peu plus étroit et du double plus long que la tête, médiocrement robuste, un peu arqué, parallèle, subarrondi aux angles, plan et caréné ou non en dessus, tronqué au bout; scrobes profondes, obliques, arrivant sous les yeux et réunies par un sillon transversal. — Antennes antérieures, assez courtes, robustes; scape graduellement épaissi, atteignant à peine les yeux; funicule de 7 articles : 1 légèrement allongé, obconique, 2-6 très-courts, transversaux, 7 plus large, tontigu à la massue ; celle-ci grosse, ovale, obtuse, articulée, — Yeux oblongo-uvales, transversaux. — Prothorax transversal, médiocrement Convexe, légèrement arrondi sur ses côtés antérieurs et à sa base, brusquement et très-brièvement rétréci en avant; ses lobes oculaires médiocres, largement arrondis; prosternum faiblement cancave. — Elytres brièvement ovales, s’arrondissant pour former leur déclivité
(1) Syn, Mereus, Dej, Cat. éd, 1, p. 88. — Micnops, Steven, Mus. Mosq. LL, D: 93, — Lipanus Oliv.
postérieure, à peine plus larges que le prothorax et largement échan:
crées en arc à leur base. — Pattes assez courtes ; cuisses en massug;
jambes droites, plus ou moins sinuées à leur base interne, assez for"
tement muecronées au bout; tarses médiocres, linéaires, hispides en dessous, à articles 3 non bilobé, excavé en dessus, 4 aussi long que les précédents réunis ; ses crochets grands. — 2° segment abdominal à peine aussi long que les deux suivants réunis, séparé du 19° par ung suture arquée ; saillie intercoxale large, tronquée en avant. — Curps ovale, inégal, faiblement pubescent.
En dernier lieu, Schænherr a placé ce genre dans sa division des Cléonides ; mais la forme de ses mandibules, les corbeilles dees jambes postérieures, qui sont caverneuses, la structure de ses tarseset l'extrème brièveté de son métasternum prouvent, sans réplique, quil appartient aux Byrsopsides, au même titre que les Gronops et Jes PrasroLocus, qu'on trouvera plus bas, et dont Schœnherr avait également fait des Cléonides. Ses antennes seules sont très-différentes de celles des autres Byrsopsides, et ressemblent complètement, saufla brièveté de leur massue, à celles des CLronus et genres voisins; mais ce caractère isolé ne peut l'emporter sur ceux qui précèdent.
Le facies des Mnyurs est en harmonie avec la place que je leur assigne; ils sont éminemment épigés, et on les trouve souvent recous verts d'un enduit terreux qui permet difficilement d'apprécier la soulps ture de leurs téguments. Ceux-ci sont plus ou moins rugueux, etes élytres présentent des stries peu profondes, dont les intervalles sont, en général, alternativement plus saillants et irrégulièrement tuberous leux. Le genre est peu nombreux, et ses espèces sont répandues depuis les régions voisines de la mer Caspienne jusque dans le nord de l'Afrique (1).
RAYTIRHINUS.
Scnoënu. Curcul. Disp. meth., p. 162.
Tête plus ou moins concave sur le front; rostre assez long, médiocrement épais, arqué, quadrangulaire , plan et lisse, ou sillonné en dessus, muni au devant de chaque œil d’un petit tubercule conique; rarement nul (2); scrobes profondes, subrectilignes ou ui peu flexueuses, atteignant les yeux. — Antennes médiocres, grêles;stape atteignant les yeux, grossissant peu à peu; funicule de 7 articles:
(i) Aux sept (carinatus, variolosus, serobiculatus, ete.) connues de Schœnherr (Gureul. VE, 2, p. 87), aj. : M. Chaudoirii, Hochh. Bull. Mosc, 1847, I, p. 488; Arménie. — rudis, Ménétr. Ins. rec. p. Lehm. part, 2,p: 43, pl: 5 f. 11; Turcoménie.
(2) Schœnherr (los. cit.), après avoir indiqué exactement la position de ces tubercules, a dit plus tard, par suite sans doute d’un lapsus calami, qu'ils étaient situés sous le rostre, en avant des yeux.
REYTIRHINIDES. 303
{ allongé, parfois (par ex. inœqualis) très-grand, en massue au bout, 2 plus court, de mème forme, 3-6 lenticulaires ou submoniliformes, 7 plus épais, contigu à la massue; celle-ci faible, oblongo -ovale. — Yeux assez grands, oblongo -ovales. — Prothorax de forme variable, mais jupais cylindrique, transversal où non, plus ou moins plan et inégal en dessus, en général arrondi ou anguleux sur les côtés, avec son bord antérieur saillant ou non, tronqué à sa base, largement excavé en dessous ; ses lobes oculaires très-saillants.— Ecusson très-petit, quand il existe (1). — Elytres pas beaucoup plus larges que le prothorax, oblongues, subparallèles, peu convexes ou planes, arrondies ou coupées obliquement aux épaules, brusquement déclives en arrière, et tuberculeuses au sommet de la déclivité, — Pattes médiocres; cuisses en massue; jambes droites, avec leur angle interne un peu saillant; corbeilles à peine caverneuses; tarses médiocres, peu robustes, ciliés partout; leur 3° article en général échancré, le 4° assez long ; ses crochets médiocres. —2° segment abdominal plus grand que les deux suivants isolés, séparé du 1% par une suture arquée ; saillie intercoxale large, tronquée en avant. — Mésosternum plus ou moins convexe. — Corps médiocrement épais, très inégal, revêtu d’un enduit squammeux.
Genre assez riche en espèces (2) et répandu depuis l'Afrique austale jusque dans le midi de l’Europe. Les espèces du premier de ces pays (emcisus, inœqualis, setiger, etc.) sont beaucoup plus grandes, plus robustes et revètues de téguments plus äpres que celles de la Faune méditerranéenne, et leur livrée est, en général, d’un gris uniforme. Ces dernières, dont l’impressicollis Schh. est le type, sont, pour la plupart, d’un jaune varié de brunâtre, et munies de côtes régulières sur les élytres.
(1) J'en trouve un dans toutes les espèces que j'ai sous les yeux, sauf chez l'inwqualis; son existence avait dejà été signalée chez les petites espèces d’Espague, par M. Rosenhauer (Die Thiere Andalus. p. 254. Il est partout difficile à découvrir, étant couvert d’écailles, Schœnherr le refuse à ces insectes.
(2) Aux 20 décrites par Schœnberr (Cureul. VI, 2, p. 422), aj. : Esp. afri- Caines : R. variegatus (nec Motsch.), huwmilis (annulipes var.), annulipes, imrpressicollis, horridus, Lucas, Explor. del’Algér. ; Entom. p. 428; Algérie. — Esp. européennes : R. variegatus, Motsch. Bull. Moscou, 1849, Il, p. 139; Es- Pagne, — angusticollis, subfasciatus, longulus, parvus, Rosenh. Die Thier. Andalus. p. 254; même pays. — horridus (nec Lucas), atticus, Reiche et De Sauley, Ann, d. 1, Soc. entom. Sér. 3, V, p. 684; Grèce; le premier de ces noms étant déjà employé, a été changé plus tard par ses auteurs en celui de doformis, loc. cit. VI, p. 60, — lœsürostris, L, Fairm. ibid. Sér. 3, VU, p.278; Corse. — Esp, de la Russie mér.: R, gibbus, Kolenati, Bull. Mosc. 1858, IL, p. 85 (an potius Bonponocogres?).
GRONOPS.
Scnoënn, Curcul. Disp. meth., p. 157.
Tête plus ou moins impressionnée sur le front; rostre assez long, légèrement arqué, épais, quadrangulaire, parallèle, plan et parfois sillonné en dessus, tronqué au bout ; scrobes flexueuses, obliques et aboutissant sous les yeux. — Antennes courtes, médiocrement robustes ; scape grossissant peu à peu et atteignant les yeux ; funicule de 7 articles : 1 allongé, obconique, 2-7 de mème forme, très-courts, très-serrés, graduellement plus épais, 7 contigu à la massue ; celle-ci grande, ovalaire. — Yeux transversaux, rétrécis inférieurement, — Prothorax cylindrique ou un peu dilaté et arrondi sur les côtés'en avant, bisinué à sa base, légèrement saillant sur son bord antérieur, impressionné en dessous. — Ecusson très-petit. — Elytres plus larges que le prothorax, oblongues, parallèles ou légèrement ovales, con* jointement échancrées à leur base, avec les épaules anguleuses où arrondies, brusquement déclives en arrière , et calleuses au sommet de la déclivité. — Pattes courtes; cuisses robustes, en massue ; jambes droites, leurs corbeilles terminales, ouvertes ; tarses médiocres, grêles, cylindriques, ciliés partout ; leur 3° article entier, le 4° médiocre, ainsi que ses crochets. — 2° segment abdominal au moins aussi long'que les deux suivants réunis, séparé du 1° par une suture arquée. — Mésosternum très-étrait, lamelliforme, anguleux en avant, — Corps oblong, inégal en dessus, revêtu d’un enduit écailleux.
Schœnherr a placé ce genre parmi ses Cléonides, d’où il a été retiré par Jacquelin-Duval (1), qui l’a reporté, avec raison, dans les Byrsop= sides, dont il a tous les caractères essentiels, y compris l’excavation prosternale , qui est aussi distincte que chez les REYTIRHINUS, et que Schœænherr a passée sous silence. Il a pour type un petit insecte (2) répandu dans toutes les parties de l’Europe, où il ne paraît être com mun nulle part. Ses autres espèces, en petit nombre, sont disséminées depuis la Sibérie jusque dans l'Afrique australe (3). Les plus grandes sont à peine de taille moyenne.
(1) Gener. d. Col. d’Europ.; Curcul. p. 30.
(2) Curc. lunatus, Fab. Syst. EL. I, p. 524. Pour sa synonymie, qui est assez compliquée, voyez Schœænh. Cureul. II, p. 253, et VI, 2, p. 135.
(3) G. inæqualis, Sibérie or.; sulcatus, Russie mér. ; proletarius, punoli= rostris, squalidus, du Cap; Schæph. loc. cit, VI, 2, p. 135. — Aj.: G. fastiar tus, Küster, Die Kæf. Europ. XXII, 60; Espagne mér, — uctuosus, Chevrol: Rev, et Mag. d. Zool, 1861, p. 120; Algérie.
REYTIRHINIDES. 30%
PLASTOLOGUS.
Scnoenn. Curcul., VI, 2, p. 139.
Tête convexe; rostre plus long et plus étroit qu’elle, robuste, arqué, anguleux, plan et bi-sillonné en dessus, un peu déclive et tron-
é au bout ; serobes étroites, assez profondes, arquées et atteignant le bord inférieur des yeux. — Antennes courtes, peu robustes; scape en massue au bout, atteignant les yeux; funicule de 7 articles : 4 renfé au bout, presque aussi long que les six suivants réunis; veux-ci transversaux et très-serrés ; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Yeux grands, ovales, acuminés inférieurement, — Prothorax transversal, convexe, presque droit sur les côtés, fortement arrondi en arc à sa base, tronqué en avant, avec ses lobes oculaires très-saillants et arrondis, fortement échancré et un peu concave en dessous. — Elytres très-brièvement ovales et très-convexes, un peu plus larges que le prothorax et fortement échancrées en are à leur base, avec les épaules arrondies. — Pattes courtes et très-robustes ; cuisses fortement en massue, ua peu arquées ; jambes droites; tarses tès-courts, étroits, un peu déprimés, finement villeux en dessous, leur 3° article bilobé ; crochets médiocres. — 2° segment abdominal plus long que les deux suivants réunis, séparé du 1% par une suture droite presque obsolète; saillie intercoxale très-large, tronquée en ayant, — Métasternum excessivement court. — Mésosternum fortement transversal et plan. — Corps globoso-ovale, inégal et écailleux.
L'unique espèce (cos{atus Schh.) du genre est un petit insecte de la Caflrerie, ressemblant beaucoup, au premier abord, à un Cronus, même sous le rapport de ses couleurs, qui consistent en bandes et en taches brunâtres sur un fond d’un jaune sale. Son prothorax, outre un large sillon médian, est creusé de quatre grandes et profondes fossettes, et ses élytres ont quelques côtes saïllantes entre lesquelles sont des doubles rangées de points enfoncés.
Un des caractères les plus remarquables de cet insecte, et qui a été négligé par Schœnherr, est la largeur de son mésosternum, qui lui est propre parmi tous les Byrsopsides.
Note.
C’est probablement parmi les genres qui précèdent que doit être placé le suivant, qui m'est inconnu (1).
(1 Schœnherr (Cureul. VE, 2, p. 421) rapporte également aux Byrsopsides le Senre Bnorneus de Stephens (N1. of Brit. Entom. IV, p. 152), qu'il n'avait pas Yu en nature. Mais comme Stephens lui assigne des tarses larges et robustes, il ne peut rentrer dans la Tribu actuelle.
Coléoptéres. Tome VI. 20
PERIEGES.
Scnoeng, Curcul., VI, 2, p. 419.
Tête convexe; rostre plus court et un peu plus étroit qu’elle, épais, droit; scrobes profondes, linéaires, subtransversales. — Antennes mé dianes, médiocres, assez grôles; scape en massue au bout, atteignant les yeux; funicule à articles 1-2 peu allongés, turbinés, 3-7 plus courts, subturbinés, égaux; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée, — Yeux assez grands, déprimés, subarrondis (?). — Prothorax un peu plus long que sa largeur moyenne, un peu rétréci et légèrement saillant en avant, médiocrement convexe, profondément échancré sur son bord antéro-inférieur, avec le prosternum largement et &istinctement excavé; ses lobes oculaires médiocres. — Ecusson nul. — Elytres ovales, convexes, régulièrement arrondies sur les côtés, pas plus larges que le prothorax et échancrées à leur base, avec les épaules arrondies. — Pattes assez longues; cuisses médiocrement en massue; jambes droites ; tarses grèles, non spongieux en dessous, à article 4 allongé; ses crochets arqués, divariqués. — Corps ovale, dur, évailleux.
L’unique espèce (bardus Schh.) du genre est un insecte du Caucase, que Schœnherr dit ressembler beaucoup au Sérophosomus Coryli.
GRouPE II, Thécesternides.
Canal prothoracique très-profond , limité en arrière par une pièce triangulaire s'appuyant sur les hanches antérieures (1). — Funicule des antennes de 7 articles. — Hanches intermédiaires séparées: — Mandibules épaisses, en tenailles, dentées au côté interne.
Outre la structure insolite du canal prothoracique, ces insectes s'é loïgnent considérablement des autres Byrsopsides par leur rostre et par leur facies, qui se rapproche de celui de quelques Cryptorhynchides (par ex. Pseupomus). Néanmoins, je ne doute pas qu'on ne doive les comprendre dans la Tribu actuelle, dont ils ne sont qu'une forme aberrante. Ils ne constituent jusqu'ici que le genre suivant, qui est exclusivement propre à l'Amérique du Nord.
(1) Ce canal diffère essentiellement de celui des autres Byrsopsides, des Cryp= torhynchides et de tous les Cureulionides qui en possèdent un. Chez ces ders niers, son fond est formé par le prostérnum qui à été plus ou moins enfoncé sur Ja ligne médiane, Ici, au contraire, lorsqu'on soulève la tête, l'œil plonge dans l’intérieur de la cavité générale du prothorax et découvre les organes qu’elle contient. C’est par conséquent le prosternum qui a été profondément échancré jusqu’à peu de distance des hanches antérieures et dont il ne reste plus que la pièce triangulaire mentionnée dans le texte. On obtiendrait quel que chose de complètement semblable, si, chez un Elatéride où un Buprestidez par exemple, où faisait subir au prosternum une opération de ce genre.
THÉCESTERNIDES. 307
THECESTERNUS. Say, Descr. of Curcul. of N. Amer., p. 8 (1).
Tète plane et marquée d’un court sillon longitudinal sur le front ; rostre continu avec elle, très-court, assez épais, subparallèle ou cunéiforme, auguleux, plan en dessus, tronqué à son extrémité; ses scrobes presque perpendiculaires à son axe. — Antennes très-courtes, peu robustes ; scape épaissi au bout, atteignant à peine les yeux ; funicule à articles 1-2 plus longs que les autres, ohconiques, celui-là plus gros; 3-1transversaux, très-serrés ; rnassue ovalaire, compacte. — Yeux médiocres, oblongo-ovales. — Prothorax transversal ou non, assez conyexe, arrondi ou presque droit sur les côtés en arrière, tronqué à sa base, plus ou moins rétréci en avant, avec son bord antérieur un peu saillant et largement arrondi; ses lobes oculaires médiocres, arrondis. — Elytres ovalaires, convexes, un peu rétrécies et déclives en arrière, tronquées ou faiblement échancrées en avant, avec leurs angles homéraux plus ou moins saillants et embrassant la base du prothorax, — Pattes médiocres, peu robustes; cuisses et jambes un peu comprimées; celles-là grossissant peu à peu, celles-ci tronquées au bout; corbeilles ouvertes; tarses courts, subcylindriques, hispides, leur 3° article entier, le 4e assez long ; ses crochets grêles et médiocres.— 2 segment abdominal aussi grand que les deux suivants réunis, séparé du 1° par une suture anguleuse; saillie intercoxale large, anguleuse en avant. — Mésosternum étroit. — Corps ovalaire ou oblongoovale, glabre à l’œil nu.
Les plus grands de ces insectes sont de taille médiocre; tous sont d’un noir profond mat et présentent une sculpture semblable. La tête est finement ponctuée, le prothorax l’est plus fortement et en même temps rugueux; les élytres sont munies de quelques côtes peu saillantes, dont les intervalles sont occupés par des fossettes très-serrées eten partie confluentes; de très-petits poils redressés, distants et à peine visibles à l'œil nu, revôtent les téguments. La saillie des angles huméraux, qui constitue l’un des principaux caractères du genre, est variable selon les espèces; elle est surtout très-prononcée chez l’Aumeralis, type du genre.
Cette espèce, publiée par Say, a été pendant longtemps la seule tonnue; mais dans ces dernières années, M. J. L. Le Conte en a décrit six autres (2) découvertes par lui dans les déserts que parcourent
(1) Syn. Lurnopus (Germar), Schœnh. Cureul, IE, p. 420; nom publié en 1834 et postérieur de trois ans à celui que Say a imposé au genre, en l’accom- Pagnant d’une exposition très-détaillée des caractères de ce dernier. — Bna- CUXCERUS, Say, Journ. of the Acad. of Philad, V, p. 254; olim.
(2) L. rectus, affinis, rudis, erosus, longior, morbilosus, J. L. Le Conte, Procced. of the Acad. of Philad, VILLE, p, 18.
la Rivière-Plate et l’Arkansas. Ce savant entomologiste dit que ces insectes se trouvent sous la fiente desséchée des Bisons, et qu’ils sont parfois très-abondants, ce qui n'empêche pas qu’ils soient d’une rareté extrème dans les collections européennes.