‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 39 sur 121 · TRIBU X · texte numérisé non relu

TRIBU X

SOMATODIDES.

Sous-menton sans pédoneule. — Mandibules saillantes, déelives, tranchantes en avant; leur bord interne coupé carrément. — Rostre à peine plus long que large, extrômement robuste, parallèle ; ses scrobes supérieures en avant; scape des antennes atteignant au moins le bord postérieur des yeux; leur funieule de sept articles. — Prothorax sans lobes oculaires ou n’en ayant que de très-petlits. —Jambes iermes à leur extrémité; tarses plus ou moins larges, spongieux en dessous; leur 3e artiele pas plus large que le 2°, — 2° segment abdominal plus long que chacun des deux suivants, séparé du 1° par une suture arquée.

Petit groupe intermédiaire entre les Amyctérides vrais et les Hipporhinides qui suivent. A un rostre qui ne diffère en rien d’essentiel

de celui des premiers, il réunit tous les caractères essentiels des se. conds. Des trois genres suivants qui le composent, le premier est de PAustralie; les deux autres sont propres à l'Afrique australe. Schœnherr avait placé le second parmi ses Pachyrhynchides; le premier et le troisième étaient pour lui des Cyclomides.

LI Prothorax muni de lobes oculaires : Pothynorhynchus.

Ï. — sans —— Corbeilles des jambes postér, caverneuses : Oncylotrachelus. —— ouvertes : Somatodes.

BOTHYNORHYNCHUS.

(Genman) Senoenu. Curcul., VIL 1, p. 86.

Menton et mâchoires enfouis dans la cavité buccale; mandibules rejoignant presque le sous-menton. — Rostre formant un angle obtus avec la tête, et de la même longueur qu’elle, robuste, parallèle, angu- Jeux, plan et finement sillonné en dessus, entier au bout, avec üne dépression triangulaire et lisse; serobes très-courtes, profondes, assez étroites, un peu arquées, s’arrêtant à une grande distance des yeux. — Antennes submédianes, assez courtes et assez robustes; SCape gros- Sissant peu à peu, atteignant le bord postérieur des yeux; funiculeà articles obconiques : 1-2 un peu allongés, égaux, 3-1 courts, subégaux; massue petite, oblongo-ovale, articulée. — Yeux petits, subarrondis, déprimés. — Prothorax transversal, subeylindrique, très-largement lobé à sa base, le lobe arrondi, sinué de chaque côté en avant, et pourvu de lobes oculaires petits, triangulaires et assez aigus. — Ecusson petit, triangulaire. — Elytres oblongues, subparallèles jusqu'un peu au-delà de leur milieu, puis fortement rétrécies et prolongées à leur extrémité. — Pattes assez longues; cuisses en massue; jambes droites; corbeilles ouvertes; tarses de longueur moyenne, médiocrement larges, parallèles; leur 4° article long ; ses crochets médiocres. — 2° segment abdominal presque aussi long que les deux suivants réunis, presque confondu avec le 4® et séparé de lui par une suture très-fine et très-fortement arquée; saillie intercoxale trèslarge et tronquée en avant. — Corps oblong, écailleux et hispide.

Schænherr a bien reconnu les affinités de ce genre en le plaçant immédiatement à la suite des Auycrenus. L'espèce unique (lascivus Schh.) de l'Australie qui le compose, ressemble assez, de prime-abord, au Brachyderes incanus, auquel Schœnherr l’a comparée. Elle est d’un gris terreux uniforme, régulièrement et assez fortement sillonnée sur les élytres; les intervalles entre les sillons sont assez convexes et pot tent chacun deux rangées de petits cils.

SOMATODIDES. 32

ONCYLOTRACHELUS.

Senoëna. Cureul., VIX, 1, p. 86 (1).

Rostre à peine aussi long et un peu plus étroit que a tête, très-robuste, parallèle, anguleux, plan et un peu concave en dessus, obliquement tronqué et entier au bout; scrobes assez profondes en avant, un peu arquées, évasées en arrière et atteignant les yeux. — Antennes antérieures, médiocres, assez robustes; scape grossissant peu à peu, atteignant Je prothorax; funicule à articles obconiques : 4-2 allongés, subégaux, 3-7 beaucoup plus courts, égaux, 7 contigu à la massue; celle-ci ovale, articulée. — Yeux assez grands, arrondis, un peu saillants, — Prothorax transversal, déprimé sur le disque, un peu arrondi sur les côtés, brusquement rétréci et tronqué en avant coupé carrément à sa base, — Ecusson nul. — Elytres imparfaitement contiguës au prothorax, convexes, brièvement ovales, faiblement échancrées à leur base, avec les épaules arrondies. — Pattes assez courtes, assez robustes; cuisses en massue ; jambes droites; corbeïlles cayerneuses; tarses assez longs, médiocrement larges, à 32 article fendu jusqu’à sa base, 4 long, renflé au bout; crochets assez grands. — ?° segment abdominal aussi long que les deux suivants réunis, séparé du 1% par une suture flexueuse ; saillie intercoxale large, tronquée en avant. — Corps brièvement ovale, glabre.

Le genre a pour type un insecte (aciculaticollis Schh.) du Cap, de taille médiocre, d’un noir profond , peu brillant, couvert sur le prothorax de simies flexueuses très-serrées, confluentes, et dont les élytres présentent des côtes régulières, peu saillantes, granuleuses, séparées par de larges intervalles ayant chacun une rangée de tubercules plus ou moins serrés (2).

SOMATODES.

Souoevu. Curcul., NV, p.800 (3).

Rostre plus court que la tête, presque aussi épais que long, séparé dù front par un sillon anguleux, arrondi aux angles, un peu convexe

(1) Schœnherr a écrit Oceycornacuezus, construction vicieusé qui à été corfigée par Erichson in Agass. Nomenclat. Zoo!.; Col. p. 113.

(2) M. Juke] m’en a communiqué une très-grande espèce inédite du même Pays, de forme un peu plus allongée, sculptée d'une manière analogue sur les élytres, mais dont le prothorax est couvert de callosités sur le disque et de tu= bércules arrondis sur ses bords. Ses yeux, au lieu d’être arrondis, sont également ohlongs et transversaux ; quoique ce dernier caractère ait uneassez grande Imporlance, je ne crois pas qu'il sullise ici pour que cet insecte conslitue un genre à part.

(3) Syn. PLacopenes, Waterb. Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IL, p. 183.

Coléoptéres. Tome VI. 21

et sillonné en dessus, entier et muni d’une petite plaque triangulaire au bout; serobes supérieures et profondes en avant, arquées , superficielles et évasées en arrière, aboutissant au milieu des yeux. — Antennes subterminales, médiocres, peu robustes ; scape grossissant peu à peu, dépassant le bord postérieur des yeux; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, subégaux, 3-7 décroissant peu à peu; massue oblongo-ovale, acuminée, articulée. — Yeux très-allongés, atténués inférieurement, transversaux, peu convexes. — Prothorax transversal, plan en dessus, régulièrement arrondi sur les côtés, tronqué à sa base, légèrement sinué au milieu de son bord antérieur, largement échancré sur son bord antéro-inférieur. — Elytres allongées, subparallèles, pou convexes sur le disque , arrondies et déclives en arrière, un peu plus larges que le prothorax et légèrement échancrées en arc à leur base, aveo les épaules coupées obliquement. — Pattes assez longues et robustes; cuisses en massue; jambes denticulées en dedans, les antérieures presque droites; corbeilles ouvertes; tarses courts et larges, leur 4° article médiocre, ainsi que ses crochets. — 2° segment abdominal un peu plus long que chacun des deux suivants, séparé du 4% par une suture faiblement arquée ; saillie intercoxale médiocre: ment large, subitronquée en avant. — Corps oblong, inégal, revêtu de poils squammiformes peu denses.

Schænherr a placé ce genre parmi ses Pachyrhynchides, mais en signalant son analogie avec les Amycrerus, non loin desquels il au rait dû le placer. L'espèce typique (misumenus Schh.) est un grand insecte du Cap, d’un noir sale, couvert de tubercules arrondis sur le prothorax, et présentant sur chaque élytre trois côtes tuberculeuses, dont l’interne, qui est entière, se termine au sommet de la déclivité des élytres, par un tubercule conique. Un autre, moins grand, se voit sous chaque épaule.

IL y a dans le même pays une autre espèce un peu plus grande; sur laquelle M. Waterhouse a fondé son genre PLACODERES, qui n6 me parait pas suffisamment distinet de celui-ci, comme lui-même semble le reconnaitre. Elle re diffère, en effet, du misumenus que par son prothorax obtusément anguleux sur les côtés, et ses élytres oblon= gues, arrondies aux épaules et sans tubercules au sommet de leur déclivité. Le prothorax est également couvert de tubercules ; mais les élytres sont simplement sillonnées, avec les intervalles entre les sillons un peu convexes et tubereuleux. La pubescence fauve qui revêt ses organes forme un réseau irrégulier. M. Waterhouse a nomméwet insecte P. variegatus.

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