Corps pubescent : Sferiphus
IT. — écailleux.
Scape des antennes empiétant à peine sur les yeux : Pantopœus. —— atteignant presque le prothorax : Perperus.
STERIPAUS.
Enious. Archiv, 1842, I, p. 190.
Rostre assez long, peu robuste, cylindrique, aplani, légèrement élargi et tronqué à son extrémité; scrobes peu profondes, subévanes:
(1) Schœnherr leur assigne un petit éperon terminal que je ne parviens pas à déconvrir chez le Bartelsii, la seule espèce que j'aie à ma disposition: Le bord interne de la troncature de ces organes se prolonge, surtout aux postérieurs, en une large saillie qui, vue de profil, simule une épine, Peut-être estce cela qui a induit Schœnherr en erreur,
(2) M. Faldermanni, de la Mongolie ; Bartelsii, de Turcoménie; Motschouls= kii, de l'Altaï, Schœænb. loc, cit. p. 338.
(3) Les mâchoires, surtout chez les Penrenus, sont peu visibles, el, d'après cela, ces insectes pourraient être placés dans la Tribu des Eremnides, à laquelle
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centes en arrière et atteignant à peine les yeux. — Antennes subterminales, médiocres, grèles ; scape renflé au bout, atteignant les yeux; funicule à articles 1 allongé, obconique, 2 de même forme, de moitié plus court, 3-7 moniliformes, grossissant peu à peu; massue assez forte, ovale, articulée. — Yeux assez grands, ovales, acuminés inférieurement. — Prothorax aussi long que large, très-régulièrement arrondi sur les côtés, un peu déprimé en dessus, tronqué à sa base et en avant, avec ses lobes oculaires peu saillants et largement arrondis, échancré en dessous. — Ecusson en triangle curviligne. — Elytres oblongues, parallèles dans les deux tiers de leur longueur, obliquement déclives et largement arrondies en arrière, à peine plus larges que le prothorax et échancrées en arc à leur base, avoc les épaules obtuses. — Pattes médiocres; cuisses robustes, fortement en massue ; jambes droites, brièvement mucronées au bout; tarses assez étroits, pubescents et villeux en dessous, à articles 1-2 subégaux, 4 long; crochets médiocres. — 2° segment abdominal aussi long que les deux suivants réunis, séparé du 4 par une suture anguleuse ; saillie intercoxale assez large, subanguleuse en avant. — Corps oblong, aptère, revêtu d’une fine pubescence caduque.
Erichson a regardé ce genre comme voisin des Puinraus, et en particulier de ceux de forme allongée, mais il est évident qu’il appartient au groupe actuel. Il ne comprend qu’une espèce (solidus Er.) de la Tasmanie, de taille médiocre, d'un noir assez brillant, criblée de points enfoncés confluents sur le prothorax, avec des rangées de points enfoncés plus gros, mais superficiels, sur les élytres; ces ranges sont séparées par des côtes peu saillantes.
PANTOPOEUS.
Scnoenx. Curcul., VIE, 1, p. 252.
Rostre du double plus long et notablement plus étroit que la tête, médiocrement robuste, légèrement arqué, un peu élargi à son extrémité, arrondi aux angles, muni en dessus d’une fine carène dilatée au hout en une plaque triangulaire lisse; serobes peu profondes, rectilignes, obliques, évanescentes avant les yeux. — Antennes antérieures, médiocrement longues, assez robustes; scape grossissant peu à peu, empiétant un peu sur les yeux; funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, celui-là plus gros et un peu plus long, 3-7 moniliformes; massue cblongo-ovale, à peine articulée. — Yeux assez &rands, oblongo-ovales. — Prothorax peu convexe, aussi long que
ils se rattachent par l’imperfection de leurs scrobes rostrales et leur prothorax Pourvu de lobes oculaires. Mais je leur trouve des rapports si étroits avec les Cylindrorhinides vrais, que je n'ai pas cru devoir les en éloigner. C’est un de ces GS ambigus comme il en existe partout.
large, régulièrement arrondi sur les côtés, tronqué à ses deux extrémités; ses lobes oculaires très-faibles, largement arrondis. — Ecusson: à peine distinct. — Elytres oblongo-ovales, médiocrement convexes, atténuées dans leur tiers postérieur, à peine plus larges que le prothorax et légèrement échancrées en arc à leur base. — Pattes assez longues, peu robustes; cuisses en massue; jambes antérieures un peu arquées et très-brièvement mucronées à leur extrémité; tarses médiocres, spongieux en dessous, à articles 3 beaucoup plus large que 1-2, 4 grêle; ses crochets assez longs, — 2° segment ahdominal sensiblement plus long que les deux suivants réunis, séparé du 4 par une suture fortement arquée dans son milieu; saillie intercoxale assez large, un peu arrondie en avant, — Corps oblongo-ovale, densément écailleux.
Schænherr avait classé ce genre dans ses Cyclomides. Il ne comprend qu’une assez petite espèce (cervinus) de l’Australie, variée de blanc sur un fond d’un brun fauve.
PERPERUS.
Scnoexu. Curcul., VI, 1, p. 262 (1).
Rostre presque du double plus long et notablement plus étroit que la tête, médiocrement robuste, légèrement arqué, parallèle, un peu épaissi à son extrémité, plus ou moins arrondi aux angles, prèsque plan ou légèrement convexe en dessus et triangulairement échancré au bout; scrobes profondes en avant, plus ou moins superficielles en arrière (2), flexueuses, n’atteignant pas les yeux. — Antennes antérieures, longues, grôles; scape en massue au bout, dépassant le bord postérieur des yeux; funicule à articles obconiques : 1-2 allongés, celui-là plus court, 3-7 décroissant peu à peu ou subégaux; massue assez forte, oblongo-ovale, acuminée et articulée. — Yeux grands, ovales, transversaux. — Prothorax subtransversal, subeylindrique, légèrement arrondi sur les côtés, tronqué à sa base; ses lobes ooulaires faibles, larges et arrondis. — Ecusson très-petit, triangulaire (3) ou nul. — Elytres convexes, ovalaires, verticalement déclives en ars rière et acuminées à leur extrémité, pas plus larges que le prothorax et assez fortement échancrées en arc à leur base, avec les épaules
(1) Syn. Norsrones, Erichs. Archiv, 1842, I, p. 192,
(2) Dans les trois espèces décrites par Schœnherr, ces sillons ne sontréellez ment profonds que sur une faible étendue en avant, et si saperficiels dans lo reste de leur longueur, que Schœnherr, pour être conséquent, aurait dù placer ces insectes parmi ses Cyclomides, et non dans ses Ciéonides, comme il l'a fait.
(3) Schæmberr le refuse à tort à ces insectes d’une manière générale : il y en a un très-petit, mais distinct, chez le P. innocuus; il manque chez le P.insularis.
éd
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nulles. — Pattes médiocres; cuisses en massue; jambes antérieures un peu arquées au bout; tarses médiocres, assez étroits, spongieux en dessous. — 2° segment abdominal aussi long que les deux suivants réunis, séparé du 4° par une suture faiblement arquée; saillie intercoxale large, tronquée en avant. — Corps ovalaire ou oblongo-ovale, densément écailleux.
insectes voisins, pour la forme, des Azopaus. Is ont, à peu de chose près, le système de coleration de ces derniers, leur livrée étant grise ou brune et marquetée de petites taches peu apparentes, où (insularis) relevée par une bande blanche latérale. Schœnherr en a décrit trois espèces (1).
Sauf une forme plus allongée et des pattes un peu plus longues, je ne puis découvrir aucune différence générique appréciable entre ces insectes et celui de la Tasmanie (/anguidus), sur lequel Erichson a fondé son genre Normropes (2). Le mäle, le seul sexe que j'aie sous les yeux, ressemble d’une manière frappante, pour la forme, au Perperus insularis, mais il est de moitié plus grand. Il est de taille moyenne et uniformément revêtu d’écailles jäunâtres à reflets opalins et cuivreux. Selon Erichson, la femelle, que je n’ai pas vue, est beaucoup plus massive et ressemble, sous ce rapport, à l’Otiorhynchus ligustici d'Europe.