I. Yeux ovales ou oblongs, transversaux
a Antennes subterminales : Alophus.
aa — antérieures ou submédianes.
b Pattes de longueur médiocre.
e Rostre pius long que la tête.
d Funicule antennaire de 7 articles, e Prothorax subdéprimé, trapéziforme : Cepurus. ee — convexe, non — Scape des antennes dépassant le bord postérieur des yeux : Lepidophorus.
Scape des antennes ne dépassant pas le bord postérieur des yeux : Hypera.
dd Funicule antennaire de 6 articles : Limobius. ec Rostre à peine aussi long que la tête : Cephalalges. bb Pattes très-lorgues; tarses larges : Eurychirus. 11. Yeux arrondis : Coniatus.
ALOPHUS, SCHOEN4, Curcul. Disp. meth., p. 166.
Rostre du double plus long que la tête, médiocrement robuste, lésèrement arqué, parallèle, un peu élargi au bout, subanguleux, plan et finement canaliculé en dessus ; scrobes obliques, atteignant le hord inférieur des yeux. — Antennes subterminales, médiocres, assez grèles ; Stape renflé au bout, ne dépassant pas le bord antérieur des yeux ; funicule à articles 1-2 allongés, noueux au bout, subégaux, 3-7 courts, subturbinés où moniliformes; massue oblongue, articulée. — Yeux grands, oblongo-ovales, subdéprimés, transversaux. — Prothorax transversal, subeylinôrique, arrondi sur les côtés en avant, tronqué à sa base, échancré sur son bord antéro-inférieur; ses lobes oculaires faibles, largement arrondis. — Ecusson en triangle curviligne, parfois (par ex. triguttatus) presque nul. — Elytres régulièrement ovales ou oblongo-ovales, atténuées en arrière, à peine plus larges que le prothorax et tronquées où échanerées à leur base, avec les épaules ar- Tondies, — Pattes médiocres; cuisses en massue; jambes droites, inermes au bout; tarses assez longs et assez étroits, à article 4 médiocre; ses crochets assez grands. — 2° segment abdominal au moins aussi long que 3-4 réunis, séparé du 1% par une suture arquée; saillie intercoxale assez large, tronquée en avant. — Episiemmums métatholätiques assez étroits. — Épimères du mésothorax médiocres; saillie
398 CURGULIONIDES.
mésosternale en triangle aigu, inclinée en arrière. — Corps oblongoovale, finement écailleux ou pubescent,.
A l'exception d’une espèce (Zeucon Schh.) de Sibérie, qui est assez grande et plus allongée que les autres, ces insectes sont de taille médiocre. Leur livrée d’un gris uniforme, souvent variée de brun où de ferrugineux, est ornée, chez la plupart, d’un petit nombre de taches ou de bandes blanchâtres. Tous ont les élytres finement striées, avec les intervalles entre les stries plans ou peu s’en faut.
On en connaît près d’une vingtaine d’espèces répandues en Europe, en Asie, dans le nord de l'Afrique et dans l'Amérique du Nord (4). L'espèce typique (friguttatus) n’est pas rare en Europe.
CEPURUS.
Sonoenn. Curoul., Il, p. 347.
Rostre un peu plus long que la tête, assez robuste, vertical, légèrement élargi au bout, arrondi aux angles, à peine convexe en dessus; scrobes assez profondes, graduellement élargies en arrière, obliques et n’aticignant pas tout-à-fait les yeux. — Antennes médiocres, robustes; scape grossissant peu à peu, atteignant les yeux; funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, celui-ci le plus long, 3-1 transversaux, subturbinés, 7 subcontigu à la masse ; celle-ci oblongoovale, acuminée, articulée. — Yeux grands, déprimés, oblongs, transversaux, étroitement séparés en dessus. — Prothorax transversal, peu convexe, fortement rétréci en avant, avec ses côtés antérieurs rabattus, droit sur les côtés dans sa moitié postérieure, avec ses angles postérieurs rectangulaires et aigus, à peine bisinué à sa base, tronqué en aant, largement échancré sur son bord antéro-inférieur.—Ecusson en triangle curviligne. — Elytres médiocrement allongées, assez convexes, parallèles, largement arrondies en arrière, un peu plus larges que le prothorax et très-faiblement échancrées à leur base, avec les épaules arrondies. — Pattes courtes; cuisses en massue; jambes droites, très-brièvement mucronées à leur extrémité; tarses larges, à article 4 long; ses crochets robustes, fortement arqués. — 2° segment abdominal aussi long que 3-4 réunis, séparé du 1® par une suture
(1) Schœnherr (Cureul. VI, 2 p. 204) en mentionne 10 espèces. Aj. : Esp européennes : À, singuluris, Jacquel-Duv, Gener, d. Col. d'Eur,; Gureul., p. 21; France mér.— Esp. asiatiques : À, armeniacus, Hochh. Bull, Mose. 1847, I, p. 486. — linsatus, Gebler, ibid. 1859, II, p. 344; Songarie ? — gibbulosus, Motsch. ibid, 1E, p. 495; Mongolie. — albonotatus, Motsch. in Schrenck, Rois: im Amur-Lande, IE, 2, p. 166; même vays. — Esp. de l'Amérique du Nord& A. seriatus, Maunerh. Bull. Mosc. 1853, n° 3, p. 245; Amér. russe. — didy= mus, 3. L. Le Conte, Procecd. of the Acad. of Philad. VIL, p. 20; Orégon. — constrictus, 3. L. Le Conte, Rep. on à raïlr. to the Pacif, Oc. IX ; Append- 1, p. 26; même pays.
Pr
HYPÉRIDES. 399
arquéo; saillie intercoxale médiocrement large, arrondie en avant. — Métathorax médiocrement long; ses épisternums larges. — Epimères mésothoraciques grandes; saillie mésosternale triangulaire, inclinée en arrière. — Prosternum muni d’un petit tubercule en arrière des hanches autérieures. — Corps oblong, finement et densément, écailleux.
Le Curc. torridus d'Olivier (1), insecte commun au Sénégal et ayant un peu, comme le dit Schænherr, le facies d’un Mycrenus, constitue à lui seul jusqu'ici ce,genre. Il est de taille moyenne et uniformément revêtu en dessus d’écailles blanchâtres, brunes et grises sur lesquelles se détache, au sommet de la déclivité postérieure des élytres, une bande grise, transversale, entière, un peu arquée et plus ou moins bordée de noir en avant.
Cot insecte est, génériquement parlant et abstraction faite de sa forme générale, extrêmement voisin des grandes espèces d'Hypera (nigropunctatus, rubrovittatus) propres à Madagascar (2).
LEPIDOPHORUS.
Kiney, Fuun, Bor.-Amer., p. 201 (3).
| Rostre un peu plus long et un peu plus étroit que la tête, assez | robuste, subparallèle, arrondi aux angles; ses serobes complètes en | avant, assez profondes, linéaires, faiblement arquées et s’arrêtant brusquement à une grande distance des yeux. — Antennes antérieures, médiocres, assez robustes; scape grossissant peu à peu, dépassant le bord postérieur des yeux; funicule à articles 4 notablement plus gros et plus long que les suivants, obconique, 2 de même forme, de moitié plus court, 3-7 très-courts, transversaux, submoniliformes; massue assez forte, ovale, acuminée, artioulée. — Yeux médiocres, ovales, transversaux. — Prothorax aussi long que large, convexe, un peu rétréci et rectiligne en arrière, un peu arrondi sur les côtés en avant, arrondi à sa base, légèrement échancré sur son bord antéro-inférieur et muni de très-faibles lobes oculaires. — Ecusson très-petit. — Elytres régulièrement ovales, assez convexes, un peu plus larges que le prothorax et faiblement échancrées à leur base,
(1) Entom. V, 83, p. 347, pl. 8, f.91 ab; Schœnh. Cureul. IE, p. 348.
(2) Ces deux espèces possèdent également un petit tubercule en arrière des hanches antérieures; leur prothorax est également trapéziforme, mais convexe, ët elles ont un vestige d’éperon au sommet de leurs jambes. Si elles n’avaient Pas la saillie mésosterrale verticale, renflée en avant à son extrémité, et le 7e ärlicle du funicule antennaire libre, elles devraient, malgré leur forme con- Yexe et largement naviculaire, rentrer dans le genre actuel.
(3) 1 y avait antérieurement, parmi les Diptères, un genre Lerrpornona créé deux ans avant celui-ci par M. Westwood (Philosoph. Journ, Ann. 1835),
400 CURCGULIONIDES.
avec les épaules obtuses. — Le surplus comme chez les Hypgna qui suivent. :
Les seuls caractères qui séparent ce genre du suivant sont la forms plus robuste du rostre, le scape des antennes dépassant los yeux en arrière et leur massue plus courte et plus forte. Kirby le regardait comme extrèmement voisin des Barynorus, et Schœænherr ({), qui ne l'a pas connu en nature, l’a placé parmi ses Cléonides.
L'espèce (lineatocollis) sur laquelle Kirby l’a fondé, a complètement le jacies, l'écaillure et la livrée des Hypzra. Elle ressemble surtout à l'A. maculosa d'Europe, mais est de moitié plus petite. Son habitat s'étend depuis le Canada jusque dans l'Amérique russe.
HYPERA.
GErMar, Magas, IV, p. 325 (2).
Rostre un peu plus long et de moitié plus étroit que la tète, a plus médiocrement robuste, cylindrique, rarement (par ex. punctuti) obtusément anguleux; serobes complètes en avant, assez profondes, obliques et atteignant ou non les yeux. — Antennes antérieures, peu robustes; scape épaissi au bout, atteignant le bord antérieur des yeux; funicule à articles 1-2 allongés, obconiques, égaux ou subégaux, 3% très-courts, de forme variable; massue oblongo-ovale, acuminée, anti= culée.— Yeux plus ou moins grands, oblongo-ovales, parfoisrapprochés et même contigus en dessus. — Prothorax transversal, tantôt régulièrement arrondi sur les côtés, tantôt seulement en avant et rétréci en arrière, légèrement arrondi en arc à sa base; tronqué en avant et plus ou moins échancré sur son bord antéro-inférieur ; ses lobes oculaires souvent distincts, mais très-faibles, parfois nuls. — Écusson petit, Va riable. — Elytres en général assez convexes, ovales ou oblungo= ovales , débordant un peu le prothorax et échancrées en arc à leur
‘base, avec les épaules obliquement arrondies. — Pattes au plus médiocres; cuisses en massue; jambes droites ou faiblement arquées, inermes au bout; tarses plus ou moins larges, à article 4 assez long, ainsi que ses crochets; ceux-ci robustes. — 2° segment abdominal plus court que les deux suivants réunis, séparé du 4° par une sus ture arquée ; saillie intercoxale assez large , arrondie ou tronquée en avant.— Corps ovale au oblongo-ovale, finement écailleux et pubescent, souvent en outre hispide.
(1) Cureul. VI, 2, p. 256.
(2) Syn. Puvroxonus, Schænh, Cureul, Disp. meth. p. 175; nom pustérieur de ciuq aus à celui imposé au genre par Germar, et adopté à tort par la press que totalité desertomologistes, Germar ayant donné très en détail les caraclères de son genre Hyr£ra, Schœnherr est inexeusable d'avoir changé ce noms = Conarus, Gory in Guérin-Ménev. Mog. d. Zool.; Ins. 1834, pl. 120, — Cuzo= noruoLus, Dej. Cat, éd. 3, p. 286.
ge. ue
HYPÉRIDRS. * 401
Genre nombreux et l’un de ceux qui dfribupgnt le plus à rendre impossible la définition des Brachyrhyques ét des Mécorhynques de Schœnherr (1). En effet, dans son état actuel, à côté d’espèces (2) qui ont le rostre assez rohuste, pubescent, avec ses scrobes complètes en avant, il en contient d’autres (3) qui l'ont grêle, filiforme, en totalité ou en partie glabre, avec ses scrobes commençant à une distance plus ou moins notable de son sommet, d’où résulte une différence correspondante dans l’insertion des antenues. La formule que je donne du genre est empruntée exclusivement aux espèces de la preière de ces catégories; celles de la seconde me paraissent devoir ètre reportées dans la tribu des Erirhinides (4).
Un certain nombre de ces insectes, surtout parmi les espèces exoti- | ques, ont les yeux très-développés et même parfois (par ex. Schup- | pelti, du Brésil) presque contigus sur le front, mais il y à, à cet égard, | tous les passages. C’est sur deux superbes espèces de Madagascar (nigropunctatus, rubrovittatus), de grande taille, de forme largement naviculaire, et placées par Gory dans les CoxtaATUS, que Dejean avait fondé son genre CuroroPnoLus, qui à été réuni, avec raison, par Schænherr, à celui-ci.
Les Hyp£ra sont répandues sur la majeure partie du globe, mais il y en à pou dans les régions intertropicales, et la plupart sont propres
(1) Germar, en créant lo genre, avait déjà dit (loc. cit. p. 337) de lui : « Curculionites longirostres mire cum brevirostribus conjungit. » Récemment, M. L, Redtenbacher (Faun. Austr.; Die Kaæf. ed. 2, p. 727) a signalé l’affinité d’un grand nombre de ses espèces avec les Sigynes et les Tycmus.
(2) Ce sont les plus nombreuses, etla punclata, lune des plus grandes d'Europe, peut en être citée comme le type, Chez les petites (par ex. SUSPICiosus, maoulosus, rumicis, variabilis, polygoni, meles, etc.), le rostre s’affaiblit nalürellement, mais ses scrobes s'étendent toujours jusqu’à son extrémité,
(3) Telles que, par ex., polluæ, arundinis, Kunzei, nigrirostris, ete., d'Europe. Parmi les exotiques, je citerai surtout la distigma de Colombie (Schœnh. Cureul. VI, 2, p. 344), espèce de la taille de la punctata, dont les scrobes ne fommencent qu'au tiers antérieur du rostre, qui est grêle et filiforme. A propos d'une autre de l'Algérie occidentale, l'armillata, Schœnherr lui-même (loc. cit, D: 345) fait observer qu’elle est étrangère au genre et se rapproche des Erirhiüides. 11 a eu le tort de passer sous silence ces modifications dans la définition qu'il a donnée du genre, et de ne les signaler que très-exceptionnellement dans la description des espèces.
(4) Je remarque, dans un certain nombre d'espèces, appartenant toutes à la Première de ces catégories (par ex. nigropunctata, rubrovittata, punctata, Maculosa, etc.), que la saillie mésostornale, au lieu d’être étroite et inclinée en ürrière, est assez large, verticale et renflée antérieurement. On verra quel parti 0h pourra tirer de ce caractère qui n’a pas encore été signalé, [1 y a aussi des différences sensibles dans ia largeur des épisternums du métathorax et la grandeur des épimères mésolhoraciques. Mais, dans la grande majorité des cas, les Prémiers sont étroits et les secondes ussoz petites.
402 * CURGULIONIDES.
aux parties froides et tempérées de l’ancien continent. Sauf quelquesunes dont la taille est moyenne, elles sont petites, et en général leur livrée est modeste. On les trouve sur diverses espèces de plantes et quelquefois à terre (1).
LIMOBIUS, Senognu. Mantis. sec. Curcul., p. 44.
Ce sont des Hyper dont le funicule des antennes ne se compose que de six articles : 4 obconique, plus gros et plus long que 2, celui ci beaucoup plus court, noueux au bout, 3-6 très-courts, transyers saux, serrés, grossissant peu à peu.
Rien n'indique que l’article qui manque se soit ajouté à la massues Le rostre est assez robuste et ses scrobes commencent à quelque distance de son extrémité. Les yeux sont de grosseur ordinaire,
Le genre se compose en ce moment de trois espèces qui sont de très-petite taille et ont la livrée habituelle des Hypera. Schœnherr avait, dans l’origine, compris deux d’entre elles parmi ces derniè= res (2).
(1) Schœnherr (Curcul. VI, 2, p. 341) en décrit ex visu 80 espèces eton mentionne 12 autres qu’il n'avait pas vues. Parmi ces dernières, dix sontoitées d’après Stephens, I. of Brit. Entom. IV, p. 95; voyez à ce sujet la révision des Hyrena de l'Angleterre, par M. Wulton, Ann. and Mag. of nat, Hist: Sers 2,1,p. 296.
Aj. : Esp. européennes : H. vidua, Comol. de Coleopt. Prov. Novocom: p: 32. — P. variegatus, aurolineatus, Brullié, Expéd. d. Morée; Entom. p. 241; Grèce. — H. aurifluu, ligrina, Wall, Reis. n, Span. IL, p. 78; Espagne mére — P, maculatus (intermedius Schh.), W. Reëtenb. Quæd. Gen. et SpecUols Arch. Austr. p. 19; Autriche. — P. suturalis, plagiatus, L. Redtenb, Fauns Austr. ed. 2, p. 727 ct 730; même pays. — P. baltealus (variabilis Nar)) Chevrol. Rev. zool. 1840, p. 16; Portugal. — P. obtusus, Rosenh. Die Thiers Andal. p. 252; Espagne mér. — P. globosus, L. Fairm. Ann. d. 1, Soc: cts tom. 1858, p. 879; France or. et mér. — P. nigrovelutinus, L. Fairm. ibid, 1859, p. 56, Pyrénées; maculipennis, ibid. p. 279; Corse. — P. variegatus (fasciculatus Herbst), Bach, Kæfer-faun. d. Nord. u.-Mitteldeutschl, IL, p. 254 ; Provinces rhénanes. — P. monticola, Bach, Siettin. entom. Zeit: p: 244; Thuringe, — Esp. de l'Algérie : P, liliputanus, Lucas, Explor. de J'Algér.; Entom. p. 427. — P. carinirostris, Chavrol. Rev. et Mag. d. Zool. 1860, p: 133; scapularis, p.449. — Esp. de l'ile de Madère : H. lunala, Wollast. Ins: Maderens. p. 398. — Esp. asiatiques : P. subsulcatus, laticollis, Hochh. Bull. Mosc. 1847, I, p. 491; Caucase. — P. subdepressus, tibialis, Hochh. ibid: 1850, L, p. 42; Sibérie. — P. pictus, L. Redtenb. in Rüsseg. Reise; p« 998; tle de Chypre. — P. cypris, Reiche et De Sauley, Ann. d. 1 Soc: entom: 1859, p. 679; mème pays. — P. steppensis, Motseh. Bullet. d. l'Acud. d. St- Pétersb. IL, 1860, p. 312; Songarie, — P. puncticauda, mongolicus, Motsch, in Schrenck, Reis. im Aœur-Lande, I, 2, p. 164; Mongolie.
(2) Il a fondé le genre sur le Phylonomus dissimilis Herbst (Schœnh. Curs eul. Il, p. 392; Hyp. fumipes, Curtis, Ann. of nat. Hist. V, p. 280), sans s'a-
HYPÉRIDES. 403
CEPHALALGES.
SCHOENI, Curcul., VL, 1, p. 467 (1).
Rosire un peu plus long et de moitié plus étroit que la tête, assez robuste, un peu arqué, parallèle, arrondi aux angles, faiblement convexe en dessus, tronqué au bout; scrobes complètes en avant, médiocrement profondes, linéaires, arquées et atteignant le bord inférieur des yeux. — Antennes médianes , courtes, peu robustes; scape arrivant au bord antérieur des yeux; funicule à articles obconiques : 1-2 un peu allongés, égaux, 3-7 très-courts ; Massue assez forte, ovale,
| articulée. — Veux très-grands, transversaux, subcontigus en dessus, | — Prothorax transversal, droit sur les côtés en arrière, arrondi en avant, rétréci dans son tiers antérieur, arrondi à sa base, à peine échancré en dessous; ses lobes oculaires nuls. — Ecusson très-petit, Wangulaire. — Elytres peu convexes, ovales, un peu plus larges que Je prothorax et légèrement échanerées en arc à leur base, avec les épaules obtuses. — Pattes courtes, assez robustes; cuisses en massue ; jambes droites, inermes au bout; tarses des HypEra. — Segments abdominaux et métasternum comme chez ces dernières. — Episteraums métathoraciques larges ; épimères du mésothorax assez grandes, — Corps ovale, densément écailleux.
Genre extrêmement voisin des Hypera, quoique Schænherr l'en ait séparé par un intervalle immense (2). Il ne diffère de celles dont le rostre est assez robuste et qui ont les yeux subcontigus supérieurement, que par le rostre un peu plus court et les antennes moins longues. Les deux espèces connues, l’une (murinus) de Haïty, l'autre (cubæ) de Cuba, sont petites, et, au premier aspect, ressemblent assez à des Bnucrus.
percevoir que son P, mivtus (ibid. p. 380) devait également y entrer; ces deux espèces sont européennes, — Aj. : L. globicollis, Reiche et De Sauley, Aun, d. 1. Soc, entom. 1857, p. 680; Grèce.
(1) Syn. Puyronomus ? Guérin-Ménev. Revue zool. 1838, p. 281.
() 1 l'a placé dans sa division des Brachydérides, tandis que les Hyrkna figurent parmi 1es Molytides. Gependant il n'avait pas méconnu complètement lé affinités de ces insectes avec ces dernières ; mais il signale comme caractères différentiels que leurs yeux sont rapprochés en dessus et que leurs anten- MS ne sont pas situées au sommet du rostre; deux raisons singulières, car Plusieurs Hyrena ont les yeux contigus, et jamais leurs antennes ne sont ter- Minales, Schœnherr a aussi exagéré la longueur du rostre de ces insectes, en disant qu'il est du double plus long que la tête.
EURYCHIRUS.
Ware. Trans. of the entom. Soc. Ser. 2, IL, p. 182,
Rostre un peu plus long et de mnitié plus étroit que la tète, assez robuste, faiblement arqué, un peu épaissi au bout, arrondi aux angles, muni de sillons latéraux, finement caréné en dessus, déclive au bout; serobes profondes, arquées, obliques, arrivant au bord inférieur des yeux. — Antennes antérieures, médiocres, assez robustes; scape renflé au bout, atteignant les yeux ; funicule à articles 4-2 obconiques, allongés, égaux, 3-7 courts, turbinés; massue oblongo-ovale, artioulée. — Yeux grands, oblongo-ovales, transversaux, médiocrement séparés en dessus. — Prothorax transversal, convexe, fortement et bnièvement rétréci en avant, arrondi sur les côtés, tronqué à sa basecten avant, sans échanorure en dessous. — Ecusson en triangle rectiligne. — Elytres assez courtes, planes en avant, déclives dans leur moitié postérieure, notablement plus larges que le prothorax et échancrées en arc à leur base, avec les épaules prolongées extérieurement en une tubérosité oblongue. — Pattes longues; cuisses fortement en massue, grèles à leur base; jambes inermes, les antérieures un peu arquées au bout; tarses médiocres, très-larges, surtout les antérieurs, leur 4e article robuste et long, ainsi que ses crochets. — 2° segment abdominal à peine aussi long que les deux suivants réunis, séparé dus par une suture arquéo ; saillie intercoxale large, tronquée en avant: — Métasternum assez long."— Episternums métathoraciques larges; épimères du mésothorax assez grandes. — Corps convexe, écailleux, ailé.
Ainsi que le dit M. Waterhouse, ce genre est voisin des HypEra et n’en diffère même essentiellement que par la structure des pattes et la sculpture des élytres. Les autres caractères ressemblent de très-près à ceux des grandes espèces de ce dernier genre; le rostre, notamment, est fait comme celui de l'Hyp. punctata d'Eurvpe. L'insecte de l'Australie (bifuberculatus) sur lequel le genre à été créé est d'assez grande taille, uniformément revètu d’écailles d’un gris verdätre, CbSes élytres sont munies chacune, au sommet de leur déclivité, d’un tubercule obtus et comprimé, L’exemplaire que M. Waterhouse à eu l'obligeance de me communiquer, paraît être un mäle, etil est probable que la femelle a les pattes moins longues et les tarses moMms larges,
CONIATUS.
(Genwar) Scnoenu. Curcul. Disp. melh., p. 176. Rostre de moitié environ plus long et sensiblement plus étroit que
la tête, assez robuste, légèrement arqué, parallèle, subanguleux et caréné en dessus; scrobes superficielles, subrectilignes, graduellement
ITHYCÉRIDES. 405
élargies dès leur base et évanescentes en arrière. — Antennes antérieures, parfois (par ex. chrysochlorus) sabmédianes, médiocres, peu robustes ; cape grossissant peu à peu, atteignant ou peu s’en faut les yeux; funicule à articles 1-2 allongés, celui-là plus gros et plus long, 3-7 très-courts, subobconiques, serrés, grossissant peu à peu; massue faible, allongée, oblongo-ovale, articulée. — Yeux assez grands, arrondis et légèrement convexes. — Prothorax transversal, assez convexe, arrondi sur les côtés, faiblement bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs en général un peu relevés, tronqué en avant. — Ecusson triangulaire. — Elytres assez convexes, oblongues, subcalleuses sur leur déclivité postérieure, un peu plus larges que le prothorax et légèrement échancrées en arc à leur base, avec les épaules tès-obtusément anguleuses. — Pattes assez longues; cuisses en massue; jambes presque droites, les quatre antérieures à peine visiblement mucronées à leur extrémité; tarses assez longs et assez étroits, à & article long; crochets médiocres. — 2° segment abdominal à peine plus grand que 3-4 réunis, séparé du premier par une suture anguleuse; saillie intercoxale assez large, tronquée en avant. — Métasternum assez long. — Episternums métathoraciques assez étroits; épimères du mésothorax médiocres. — Corps oblong, finement écailleux, ailé.
Ces insectes, voisins des Hypera par leur facies, s'en distinguent par la forme de leurs serobes rostrales, leurs yeux arrondis et leur prothorax tronqué en avant. Ils sont petits, mais rivalisent avec les plus brillants Coléoptères par la richesse de leur livrée, qui consiste en bandes ou taches d’un rouge cuivreux éclatant, blanches ou noires, sur un fond d’un beau vert métallique. On en connaît huit espèces (1) propres à l’Europe méridionale, aux parties voisines de l’Asie et au nord de l'Afrique. Elles paraissent fréquenter de préférence les Tamarises.