TRIBU XXI
ITHYCÉRIDES.
Sous-menton muni d’un court pédoncule. — Mâchoires robustes ; mandibules courtes, épaisses, en tenailles. — Rostre médiocre, robuste, arrondi aux angles, entier au bout; ses scrobes n’atteignant pas tout-à-fait la commissure de la bouche, très-courtes, obliques. — Antennes antérieures, courtes, droites ; leur scape court, leur funicule
(1) C. tamarisci, repandus , splendidus Fab., d'Europe ; caspicus, Schh., dù la Russie mér.; suavis Schh., d'Itulie ; Schœub. Curcul. VE, 2, p.388. — Aj.:0, chrysochlorus, Lucas, Ann. d. !. Soc. entom. 1848; Bullet. p, XVIII; Algérie et France mér. (Landes), — Mimonti, Boïeldieu, ibid. 1859, p. 474; Grèce, — triangulifer, Chevrol. Rev. et Mag, de Zool. 1860, p. 495; Algérie,
de 7 articles. — Yeux distants du prothorax, arrondis. — Prothorax sans lohes oculaires. — Un écusson. — Jambes antérieures brièvement mucronées au bout, les autres inermes ; les corbeiïlles des postérieures ouvertes; tarses assez larges; leurs crochets libres, munis en dessous d’une petite dent. — Abdomen composé de six segments. — Méathorax assez long. — Corps oblong, pubescent.
Cet ensemble de caractères ne se rencontre que dans le genre Irry= Cerus, que Schænherr a placé dans son ordre des Gonatocères, par suite de la forme de ses antennes. Si l’on met de côté cette particularité, sur la valeur de laquelle je me suis expliqué dans les généralités de la Famille, il ne reste plus qu’un Curculionide phanérognathe synméride qui, d’après la longueur de son métathorax, appartient à section actuelle (1).
Aucun des auteurs assez nombreux qui en ont parlé n’a fait mention de la dent dont sont munis les crochets des tarses ni de la structure insolite de l’abdomen, qui compte un segment de plus que de coutume (2). Ce segment additionnel est très-developpé et surpasse mème, sous ce rapport, chacun des deux quiie précèdent.
ITHYCERUS.
(Dazm.) Seuoenn. Curcul. Disp. melh. p. 55 (3).
Rostre un peu plus long et aussi large que la tête à sa!base, robuste, graduellement élargi en avant, arrondi aux angles, rugueux et caréné en dessus, légèrement trisioué au bout. — Antennes assez robustes ; scape court, en massue; funicule à articles 2 un peu plus long que 1, 3-7 graduellement plus courts et plus épais ; massue ovale, acu= minée, articulée. — Yeux assez grands et assez saillants. — Prothorax plus long que large, cylindrique, légèrement arrondi sur les côtés, tronqué à sa base, cbliquement coupé en avant. — Ecusson assez grand, en triangle curviligne. — Elytres peu convexes, allongées, parallèles dans plus des trois quarts de leur longueur, rétrécies et com-
(1) Deux auteurs l'ont déjà retiré des Orthocères. L'un d'eux, M. Imhof (Vers. ein. Einfübr. in d. Stud. d. Coleopt. p. 223), l'a placé immédiatement à la suite des Sirones; l’autre, M. Jekel (Ins. Saunders.; Col. JE, p. 157), s'est contenté de dire, d’une manière générale, qu’il devait rentrer parmi les Gonas tocères brachyrhynques.
(2) Schœnherr, dans sa formule du genre qu’il a donnée deux fois, a insèré ces mots : « Pygidinm nudum »; mais, comme il ajoute : « minutum », ilest évident qu'il n’a pas compté les segments abdominaux et qu'il a voulu sels lement parler de la très-petite portion du dernier qui est visible en dessus, mais chez le mâle seulement. Du moins, chez quatre exemplaires femelles que j'ai sous les yeux, elle est complètement recouverte par les élytres.
(3) Syn. Pacuynavneuus, Kirby, Faun. Bor.-Amer. p. 209. — RuyNOHITES Herbst.
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primées en arrière, notablement plus larges que le prothorax et rectilignes à leur base, avec leurs épaules obtuses. — Pattes longues; cuisses en massue, jambes droites ; tarses assez longs et assez larges, spongieux en dessous; leurs crochets médiocres. — 2° segment abdominal à peine plus long que chacun des trois suivants, séparé du 4e par une suture faiblement angu'euse; saillie intercoxale médiocrement large, ogivale. — Corps oblong, pubescent.
On n’en connait qu’une espèce (1) d’assez grande taille et répandue dans les parties boréales et moyennes des Etats-Unis, mais où elle paraît fort rare partout. Elle est d’un gris foncé uniforme et ornée, sur les élytres, de lignes blanches longitudinales interrompues par des points noirs,